le bon pain est livré
La communication à la baguette de Martine Vassal
Dans les rues, sur les réseaux sociaux et jusque dans les boulangeries, le conseil départemental a lancé ces derniers mois d'importantes campagnes de communication. Une stratégie qui dit bien le besoin d'exister pour le département ... et sa présidente.
Commentaires
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Le “déficit de notoriété” d’un(e) président(e) de Conseil départemental, est-ce vraiment un problème ? On lui demande de gérer avec rigueur et compétence l’institution qui lui est (provisoirement) confiée et l’argent public dont celle-ci est dotée. Inutile, pour cela, d’avoir de la notoriété.
Il est vrai que Jean-Nono était très connu. Mais peut-être pas pour de bonnes raisons.
Les dépenses de communication de ces élus qui gèrent leur ambition et leur carrière, au moment où l’on sabre dans les budgets d’aide sociale et de soutien aux acteurs culturels, sont à réduire de 90 %, et pas seulement de 25 % : un bilan de mandat à la fin de chaque année, ça devrait suffire pour confronter promesses et réalisations.
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Je précise que je mets en cause les dépenses faites sur fonds publics au profit de la communication individuelle des élus. Que ceux-ci utilisent leur patrimoine personnel pour financer la publicité sur leur nom ne me gênerait pas. En revanche, un peu de pudeur dans l’utilisation de l’argent des impôts ne peut pas nuire.
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Le Conseil Général nous coûte très cher en impôts, et je n’apprécie vraiment pas qu’une partie de mes impôts serve à imprimer la réclame de madame Vassal Mart(ch)ine, qui plus est quand j’achète une baguette de pain, je préfère que l’argent soit utilisé pour les missions propres au Conseil Général, par ex faire qu’il y ait à disposition des collégiens et de personnel du papier non imprimé dans les toilettes du Collège Belle de Mai.
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Je me suis demandé en achetant ma baguette si le Conseil départemental subventionnait les boulangeries ou les minoteries… Il semblerait que la publicité soit plutôt tournée vers un intérêt très personnel.
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La notoriété, Madame Vassal, elle se gagne dans la durée, une action efficace et de l’innovation.
La seule innovation est pour l’instant de la régression sociale avec suppression de la carte RTM pour les bénéficiaires du RSA, la fin de la prime de noël, la fin d’Ordina 13…et maintenant la baisse des subventions de 20% qui va fragiliser de nombreuses associations culturelles, sportives et autres, donc de nombreux emplois.
Alors, ce gaspillage en communication est choquant pour quelqu’un qui voudrait tourner la page Guérini et n’oublie pas de rappeler que si les finances du Conseil Départemental baissent, c’est la faute au Gouvernement.
L’article de Marsactu ne dit pas combien coûte cette campagne de promotion Vassalienne…et si les boulangers en tirent un quelconque bénéfice.
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Bonjour,
ainsi qu’il est précisé en fin d’article, il est malheureusement difficile de chiffrer une telle campagne, dans la mesure où le cabinet de Martine Vassal ne le communique pas. Autrement on ne peut s’en tenir qu’à des suppositions ou des calculs au doigt mouillé…
Concernant les boulangers, de nombreuses régies de publicités proposent ces prestations et font le lien avec les fournisseurs des boulangers, lesquels ne perçoivent, semble-t-il, pas d’avantage particulier pour opérer cette diffusion.
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Je suis pleinement d’accord avec Electeur du 8è pour souhaiter que nos présidents de conseils régional, départemental et métropolitain, comme les maires des communes, nous fassent le point de leurs actions tous les ans, ou au moins à mi-mandat, comme c’est déjà pratiqué ici ou là. Un certain nombre de collectivités prévoient d’ailleurs une interruption de séance avent le vote du budget pour que le public puisse s’exprimer. Il s’agit là d’exercices formateurs pour faire avancer la démocratie. Plutôt le dialogue et l’écoute qu’un vote extrême aux échéances électorales.
Maintenant réduire de 90 % le budget de communication comme tu le proposes, n’est-ce pas une façon de faire une suggestion qui aurait du mal à être reprise ? Le réduire de 30 % serait déjà pas mal.
On pourrait aussi demander aux communicants de ne pas se limiter à faire descendre la bonne parole de haut en bas, de mener aussi des enquêtes au sein de la population pour faire partager à tous ce que le plus souvent on n’écoute pas. Une autre source des votes extrêmes.
Je me demande aussi si le tableau à charge brossé ici de la nouvelle présidente, de sa publicité ou de sa communication, correspondra à la réalité de son mandat ? J’espère que non. On aurait pu se poser ces questions à propos d’Eugène Caselli, qui a été le champion toutes catégories du culte de la personnalité, tout au long de son mandat à MPM et particulièrement juste avant l’ouverture de la campagne officielle pour les élections municipales de Marseille. Mais les services de communication ont forcément une certaine capacité d’influence et pas mal de gourmandise. Ce sont évidemment aussi des emplois.
J’avais trouvé étonnant que le métro soit devenu un support de communication aussi massif pour le Conseil régional et MPM. Si quelqu’un a une explication ?
Comme je ne veux pas me borner à critiquer, je voudrais faire une suggestion qui porte sur le bulletin d’information « Accents de Provence » (la référence à la Provence est antérieure à l’arrivée de Martine Vassal, peut-être une idée des communicants du département).
Cela me fait mal au cœur de voir ce mensuel en papier glacé trainer autour des poubelles de ma rue, tellement on nous impose cette publication. Personnellement j’en reçois un par la poste et un autre qui m’est mis dans la boite aux lettres avec l’habituel paquet de publicités qui passe aussitôt à la poubelle. Alors que les journaux que je lis et l’information disponible sur internet, dont le site du CG13, me permettent de m’en passer. Pourquoi ne pas mettre dans 3 numéros successifs un bulletin d’abonnement gratuit, pour que ne reçoivent ensuite « Accents de Provence » que ceux qui en auront manifesté explicitement le souhait ? On ferait une énorme économie de papier inutilement imprimé, financé et perdu. On peut faire la même réflexion pour la région qui nous arrose de tout ce qu’elle peut, mais dont le site internet n’est pas une merveille de pédagogie, de communication et de mise à jour. Ainsi que pour les mensuels d’information qu’éditent les villes : demander de s’abonner au lieu de gaspiller des forêts entières de papier.
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Certes, une réduction de 90 % du budget de communication peut apparaître comme une suggestion un peu extrême. Je ne suis pas sûr pour autant que ce soit plus extrême que la suppression d’aides sociales ou de subventions culturelles dont certains, dans la population, ont besoin pour simplement survivre.
Ce qui me paraît discutable dans la communication du Conseil départemental, comme d’ailleurs dans celle de MPM sous Caselli – tu fais bien de rappeler cet exemple aussi -, c’est cette façon qu’ont les président(e)s de ces institutions de se mettre en avant et de faire de la pub pour eux(elles) mêmes autant voire plus que pour l’institution qu’ils(elles) président.
Or le(la) président(e) d’une collectivité n’est qu’un primus inter pares : c’est une équipe qui a été élue pour diriger. Si l’un(e) de ses membres tient à afficher son nom partout, qu’il(elle) le fasse avec son propre fric, pas avec celui des contribuables. Je rappelle que les impôts ont été créés pour subvenir aux dépenses d’intérêt général, et je ne vois pas en quoi la notoriété de Mme Vassal est d’intérêt général.
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Les com de Vauzelle au CR, de Caselli à MPM, de Guérini puis Vassal au CG étaient, sont outrancières. Dans une période ou le niveau de vie baisse et les impôts augmentent, cela ne peut plus passer auprès des habitants et citoyens. Il y a déjà une ambition des egos et la nécessité pour une collectivité de rappeler son existence pour justifier son maintien en place. Enfin, comme pour l’Etat (Hollande en est la caricature), on sent poindre aussi un passage de l’action politique à la gesticulation verbale, par manque de financements, d’ambition juridique ou de possibilité juridique.
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Mm Vassal a quand même bien tort “d’envier” la notoriété de guérini, notoriété qui ne lui a pas épargné le goût amer d’un déculottée électorale (il faudra lui faire un dessein.). Nous sommes toujours visiblement dans “le temps où l’on pouvait dépenser sans compter”, mais pour certaines choses seulement, et les associations, primes de noël ou aides aux transports, pour les bénéficiaires de minima sociaux, n’entrent pas dans la liste. Votre communicant, comme habituellement, enfonce des portes ouvertes… Disons, pour faire court, que les citoyens ont le sentiment (bien fondé) d’un énorme gaspillage, sont d’ores et déjà affecté d’une overdose majeure, et aimeraient bien qu’on cesse de les prendre pour une cible, préférant être pris pour …des citoyens ! Ils l’expriment d’ailleurs régulièrement, lors de dominicales soirées mais, Vassal pas plus que guérini ni leurs conseillés et affidés n’entendent rien à ces messages, qui devront donc être criés plus fort, à la prochaine occase.
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Voilà que la Provence fait du Marsactu ! Voici un article critique sur ce que nous ont coûté les cérémonies des vœux de nos chers élus : http://www.laprovence.com/article/actualites/3780406/voeux-a-marseille-petits-fours-grosse-addition.html
130 000 € pour la région, 25 000 pour le département, 75 000 pour la ville de Marseille, puis 15 à 32 000 dans les circonscriptions de Marseille (le maxi pour Valérie Boyer dans le 11-12è, qui passe son temps à manier le râteau, entre petits fours et grandes causes, comme les Arméniens ou la femme emprisonnée pour avoir trucidé son mari violent).
Je remarque quand même que le budget de Martine Vassal a été plutôt réduit, alors qu’elle est critiquée ici pour communiquer à l’excès sur le département et sa personne. Inversement, Estrosi qui a dû régaler le PS et le personnel de la région (du monde !) souvent PS aussi (il va en avoir besoin pour contenir le FN). L’organisation de cette reconnaissance du ventre nous aura coûté 130 000 €.
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