Marseille va-t-elle faire une overdose de shopping ?

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le 12 Déc 2013
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Une pluie de mètres carrés sur tout le territoire. 100 000 ? 200 000 m2 ? On perd le compte tant les présentations de projets se succèdent avec noms d'enseignes prestigieuses égrenées en mantra du succès et images d'architectes illustrant un monde parfait en vue d'oiseau. L'ouverture des Terrasses du port (44 600 m2), les 3 et 4 mai 2014, sonnera le démarrage de cette averse de centres commerciaux. Avant cela, le Centre Bourse aura inauguré sa nouvelle peau et ses surfaces légèrement élargies (5000 m2), puis viendront – si tout va bien – Bleu Capelette (24 500 m2), le projet du Prado au Stade Vélodrome (20 000 m2), l'extension de Grand Littoral, celle de la Valentine, le projet mixte d'Immochan à Saint-Loup lié à la livraison du Boulevard urbain sud…

"Il s'agit avant tout de projets, précise Sandra Chalinet, la directrice des Terrasses du port quand on évoque l'accumulation qui vient. Certains n'en sont qu'à la présentation à la presse, d'autres sont plus avancés. En tout cas, ce qui est certain, c'est que les Terrasses ouvrent en mai". Elle pointe au passage que certains projets sont encore sous le coup d'un recours (le Prado) ou pas encore en chantier (Bleu Capelette), et d'autres n'ont pas atteint le stade du permis de construire (le Tivoli park de Xavier Giocanti sous Grand Littoral ou l'extension de la Valentine).

"Tout cela se tempère par la loi de l'offre et de la demande, il y a un échelonnement naturel des projets dans le temps", finit-elle par lâcher. Même son de cloche rassurant du côté de Bleu Capelette où on annonce une commercialisation bouclée à plus de 50% et un début des travaux fin janvier. "Si on fait la somme de tous ces m2 de commerces qui arrivent en tir groupé, cela fait un peu masse, reconnaît Antoine Nougarède, de Sifer/Icade, promoteur du projet. Mais, en pourcentage de l'ensemble des surfaces commerciales, ce n'est rien. Dans le commerce, plus il y en a, mieux ça marche".

Le jeu de go des cannibales

Pourtant, dans cette course à l'échalote enclenchée par les promoteurs, les Cassandre prédisent déjà un risque de mortalité. Entendez par là que certains projets ne dépasseront jamais le stade de l'image de synthèse, voire pire deviendront des friches commerciales, galeries vides aux cellules éteintes, très difficiles à transformer en logements ou en bureaux. Certes les responsables politiques mettent en avant le nécessaire rattrapage entre Marseille et son immédiate périphérie, permettant de rapatrier l'argent que les Marseillais dépensent ailleurs. Mais ce phénomène ne se limite pas au territoire de la métropole. En effet, depuis le début des années 2000, le nombre de m2 commerciaux ne cesse de croître à l'échelon de l'hexagone, sans être corrélé à l'augmentation, plus lente, du pouvoir d'achat. 

Pour certains observateurs dont Pascal Madry, le directeur de l'institut pour la ville et le commerce, ce mécanisme – détaché du réel – s'apparente à une bulle spéculative qui s'appuie notamment sur un niveau de rentabilité des investissements supérieur à celui des bureaux ou des logements. Les banques accordent donc volontiers des prêts aux promoteurs qui se lancent dans la surface commerciale, quitte à revendre au bout de quelques années. "Hammerson n'est pas dans ce calcul, défend Sandra Chalinet. Ils continuent de gérer une fois le projet lancé". L'autre maillon de la chaîne, les enseignes, multiplient les points de vente pour être en position de force vis-à-vis de la concurrence et des fournisseurs.

Face à cette stratégie de jeu de go, les collectivités locales sont censées jouer le rôle de garde-fou et tâcher d'éviter une cannibalisation des centres commerciaux entre eux. Récemment, la communauté urbaine a adopté le document d'aménagement commercial (Dac), l'un des grands documents stratégiques dépendant du schéma de cohérence territorial (Scot) qui harmonise l'implantation des commerces au-delà de 1000 m2. "C'est un document qui canalise et qui protège", formule Pascal Marchand, directeur général adjoint de MPM. Et sur le risque de trop-plein, le haut fonctionnaire ne cède pas aux sirènes mythologiques.

L'hypothèse la plus favorable d'augmentation de la demande commerciale table sur une augmentation de 8% pour l'hypothèse la plus haute contre 3% pour la plus basse. A partir des projets de centres commerciaux déjà arrêtés, nous arrivons à une situation dans laquelle ces derniers ne vont pas se cannibaliser. Mais on consomme notre potentiel de développement jusqu'en 2020. En clair, cela sature.

Du côté de la chambre de commerce, on balance également entre fierté et prudence. Vice-président en charge du territoire marseillais Jean-Luc Blanc se félicite de cet indice d'attractivité : "S'il y a des promoteurs qui arrivent, c'est que Marseille intéresse et qu'ils pensent qu'ils peuvent y faire du business. Derrière, cela crée du flux et de l'emploi. Dans un territoire où 14% des entreprises sont défaillantes, c'est un signe positif. Mais si nous ne sommes pas vigilants cela peut détruire des emplois au lieu d'en créer. En Espagne, ils ont dû faire face à de nombreuses défaillances".

"Déficit d'offre shopping"

Dans un jeu à sommes nulles, la directrice des Terrasses du port utilise le même argument de l'attractivité pour justifier l'éclosion de centres commerciaux. "Chaque année, Marseille gagne des habitants, accueille plus de touristes et notamment de croisiéristes, se réjouit Sandra Chalinet. Or, la ville souffre d'un déficit d'offre shopping par rapport aux grandes villes de la même taille". Elle-même table sur 30% de touristes parmi ses clients contre 70% de gens du cru, "mais nous n'avons pas détaillé s'ils étaient Marseillais ou d'ailleurs". Pourtant dans la boîte à outils des promoteurs, la définition de la zone de chalandise de chaque centre permet d'éviter à ces derniers de se marcher sur les pieds.

Dans son diagnostic, le Dac évoque très clairement cette situation de saturation : "Un nombre important (6 en incluant les sites non positionnés sur Marseille Provence Métropole) de pôles régionaux, dont les zones de chalandise, y compris en zone secondaire, se chevauchent fortement". Ce chevauchement des zones de chalandise est parfaitement illustré par une série de documents utilisé par Pascal Madry lors d'une présentation devant la Fédération nationale des agences d'urbanisme (FNAU) en janvier dernier. Le directeur de l'Institut pour la ville et le commerce a consacré une partie de son propos à la situation marseillaise.

Les tableaux qu'il présente démontrent très clairement que les territoires de Bleu Capelette et du futur centre du Prado se recoupent largement et empiètent sur le centre commercial de Bonneveine. Quant aux zones dites isochrones (les clients potentiels qui sont à 15 minutes en voiture), elles se superposent pour l'ensemble des centres commerciaux en extension ou à venir.

centres commerciaux

Zones isochrones à 15 minutes des centres commerciaux. Sources : fond de carte Toner, tracés institut pour la ville et le commerce

"Encore une fois, plus il y a d'offre mieux c'est, formule Antoine Nougarède. La plupart des centres commerciaux qui doivent sortir ont la ville entière comme zone de chalandise. Chacun se construira sa clientèle. Pour notre part, on bénéficiera de l'effet d'attraction des cinémas car Marseille a un vrai déficit en la matière. Mais si le centre Bourse ou la Valentine sont un peu plus vides la semaine de notre ouverture, cela devrait s'équilibrer très vite".

"Ma grand-mère faisait les courses autour de chez elle"

Le promoteur de la Capelette est moins câlin avec le projet du centre commercial du Prado. "C'est plus près mais je ne sais pas ni quand ni comment ce projet sortira. Ils ont un recours devant le conseil d'état qui devrait déboucher en juin. Mais, si le projet du Prado finit par se faire, c'est le centre commercial de Bonneveine qui devrait souffrir le plus de sa concurrence". Quant à Sandra Chalinet, elle mise sur une évolution des comportements, faisant une distinction entre les pratiques quotidiennes et le shopping de loisirs : "Ma grand-mère faisait toutes ses courses autour de chez elle. Ce n'est plus vrai. Les gens n'ont pas le même comportement d'achat en semaine et en week-end. Dans notre partie "premium", nous proposons aux gens des boutiques qu'ils ne trouveront pas ailleurs. Par exemple, le Printemps des Terrasses n'aura pas la même offre que celui de la Valentine. En plus nous proposons une promenade avec vue sur mer"

La directrice des Terrasses développe le même argumentaire rassurant par rapport aux commerces du centre-ville dont le nouveau centre commercial sera "la nouvelle locomotive". En appui, elle déroule la longue liste des actions mises en place pour accompagner le lancement des Terrasses : signature de charte, prise en charge du salaire d'une animatrice pour le compte de l'association Marseille centre, financement d'un guides des incontournables… "Le mécénat du feu d'artifice du 31 décembre, ce n'est pas pour nous, c'est pour le centre-ville", ose-t-elle. En charge de la compétence commerce, la Ville avance la nécessité d'étirer le centre-ville de la Joliette jusqu'à la Capelette. Or, cela n'évitera pas forcément les dégâts collatéraux pour les commerces du centre, réputés plus fragiles. Or,  face à ce risque, les politiques mises en oeuvre tablent sur l'accompagnement plutôt que dans l'action plus volontariste. Souvent citée, la préemption de magasins vacants qui permettrait de mieux contrôler leur réaffectation ne dépasse jamais le stade de la promesse. 

"En finir avec la logique d'open bar"

"Il faut être vigilant, poursuit Jean-Luc Blanc pour la CCI-MP. Ce qui fait l'attractivité d'une ville, c'est la qualité des commerces de centre-ville. Il faut donc accompagner ces ouvertures de grandes surfaces d'un travail sur les commerces du centre-ville pour éviter qu'il ne devienne un no man's land". Il en appelle à "du sang-neuf" dans les commerces de l'hyper-centre en modifiant les pratiques : "Il y a encore trop peu de souplesse dans les heures d'ouverture. Certains commerces ferment le lundi et entre midi et deux. Ils doivent faire des efforts pour améliorer l'accueil et l'amplitude horaire". L'élu consulaire a dans le viseur la faiblesse du nombre de commerces ouverts le dimanche en centre-ville "alors qu'on a la chance de pouvoir le faire. Il faut poursuivre notre travail d'évangélisation sur le travail le dimanche, en disant bien aux commerçants qu'il s'agit aussi pour eux de se remettre en question".

Dernière source d'inquiétude et non des moindres : l'absence de coordination des projets sur l'ensemble du territoire métropolitain. Marseille met en avant la nécessité d'accroître son activité notamment en coeur de ville, les communes voisines développent la même stratégie et les zones commerciales situées en périphérie réagissent à leur tour. Résultat, les projets pleuvent partout : Plan-de-Campagne, Aubagne, Vitrolles, Miramas, Istres, toutes ces communes ont un projet d'extension ou de nouvelle implantation. "Il faut en finir avec la logique de l'open bar, formule Pascal Marchand de MPM. Notre document d'aménagement se limite au territoire de la communauté urbaine. Or, il y a une nécessité d'approche globale sur cette question".

Ce sujet brûlant est sur la table de la mission métropole. Détaché de la chambre de commerce pour renforcer l'équipe du Préfet Théry sur les questions de rayonnement économique, Nicolas Frachon a ce délicat dossier sur son bureau. Sur ce thème-là comme sur tant d'autres, il va falloir passer en douceur de la concurrence à la coopération.

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Commentaires

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  1. Anonyme Anonyme

    Et ça donne quoi au niveau des taxes? Est ce que les communes peuvent se faire concurrence?

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  2. Flutio Flutio

    Blasphème !
    Je suis pas croyant mais dire : « Il faut poursuivre notre travail d’évangélisation sur le travail le dimanche » ca vous conduit tout droit en enfer non ?

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  3. Anonyme Anonyme

    Avant de promouvoir le travail du dimanche, il faudrait juste que certains commerçants comprennent qu’il y a un problème si leur magasin est ouvert quand les clients travaillent et fermé quand ils sont disponibles.

    Il y a beaucoup trop de magasins qui se contentent d’ouvrir de 9 h à 12 h et de 14 h à 19 h : quand les clients sont-ils censés y venir ? La journée continue a été inventée au XXème siècle dans de nombreuses autres grandes villes…

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  4. Toine Toine

    On voit bien ici et de nouveau la nécessité de mettre en place une métropole pour renforcer les politiques de développement du territoire à l’échelle métropolitaine et arrêter le « chacun chez soi pour soi ».

    Quant on voit qu’Aix est prête à lancer des travaux d’une aréna alors que Marseille la planifie depuis plusieurs années… on se dit qu’il y a tellement d’argent gâché sur ce territoire!

    Quant à l’agrandissement de la zone commerciale de la Valentine, comment peut-on ne serait ce que l’envisager! Les axes sont saturés matin comme soir!! Nos élus font vraiment n’importe quoi! On a besoin de plus de bureaux là bas mais certainement pas plus de magasins.

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  5. Bod66 Bod66

    Du grand n’importe quoi, tous ces centres commerciaux me donnent la nausée. En plus le Marseillais ( surtout issus des milieux populaires) s’y promène mais achète peu.
    La chute va être dure mais la droite dira que c’est la faute de la gauche et vice versa.
    Jean claude pour sa part ne dira rien car il sera mort …

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  6. Ava Ava

    Moi ce que je ne comprends pas c est comment ces centres vont se demarquer les uns des autres
    Encore des h&m et des zara? Mais on en a deja partout! En revanche aucun uniqlo, aucun newlook, topshop ou urban outfitters annonce… Ca n a pas de sens.

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  7. Raphaël MICHEL Raphaël MICHEL

    Merci pour cet article très documenté.
    J’avais eu l’occasion de faire remarquer à Pierre lors d’un colloque que ce sujet très problématique n’avait pas encore était traité par Marsactu. C’est chose faîte.
    Peut être faudrait il aussi mettre cette question en corrélation avec la disparition des commerces dans les noyaux villageois, notamment les commerces de confections, les parfumeries, les maroquineries….qui contribuaient fortement à leur attractivité. Avec leur lente disparition c’est toute l’âme de Marseille qui s’en va et nous laisse face à des blocs de béton qui en plus privatisent la vue mer! C’est bien triste. A quand un article sur les rideaux baissés à la Capelette, Saint Pierre, Saint Henri,Saint Marcel…

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  8. JL41 JL41

    Très bon dossier sur le commerce à Marseille, à la suite un éclairage complémentaire. Etonnant comme tous les interlocuteurs de Benoît Gilles se sont voulus rassurants.
    Tout cela n’est pas très maîtrisé. De Foruminvest à Hammerson et après des négociations successives, le projet initial des Terrasses du Port est passé au double de la surface prévue. Les commerçants du centre de Marseille n’ont pratiquement pas bougé, pour imposer une limitation aux Terrasses ou évoluer eux-mêmes en adaptant leurs horaires et en ouvrant le dimanche. Les zones isochrones de la carte ne veulent rien dire. Ce sont les parkings qui feront la différence pour drainer la clientèle. Et certains atouts, comme la possibilité de s’installer aux terrasses des cafés et dans les restaurants avec vue sur la mer. Les Terrasses seront sans nul doute favorisées, pas étonnant que ses promoteurs aient fait ce qu’il fallait pour en doubler la surface. Le centre de gravité commercial et des fréquentations de la ville va se déplacer du Vieux Port et de la Canebière, vers la place de la Joliette et les quartiers portuaires, où les emplois de bureau se sont développés. A moins que ne se développe un profil bicéphale ou tricéphale, entre « vieux centre », avec la Canebière et la Chambre de Commerce, et deux zones d’expansion, l’une vers le Fort St-Jean et le Mucem, l’autre vers les quartiers portuaires, le J1, le Silo et les nouveaux aménagements d’Euroméditerranée.
    Cet accroissement subit et conséquent des surfaces commerciales dans Marseille constitue aussi un pari, même s’il est involontaire : s’il réussit, ce sera parce que les Aixois viendront aux Terrasses du Port, et avec eux bien d’autres habitants de la périphérie de Marseille, alors que jusqu’ici, c’étaient certains Marseillais qui aimaient aller flâner à Aix à leurs heures de liberté pour faire leurs achats. Seule une inversion de ce type évitera à Marseille l’échec d’une sur-offre. Mais tous les Marseillais qui achètent dans les grandes surface périphériques parce qu’elles sont sur leur parcours domicile travail, ne changeront pas forcément ces habitudes très fonctionnelles.
    Il y a de l’argent qui a besoin de se placer, dont celui destiné à payer nos retraites. Plus que l’industrie, le commerce est une activité à marge. Les investisseurs et les banques orientent donc cet argent vers les centres commerciaux. Les choses sont-elles maîtrisées ? Que se passerait-il si le nombre des acheteurs et notre pouvoir d’achat n’étaient pas à la hauteur ? Les promoteurs aussi nous diront que la concurrence a du bon, mais faut-il autant d’offre pour que nous en ayons les bénéfices ? Et cette armature commerciale, au final, c’est quand même nous qui la payons dans nos achats.
    Comme il y a une pression à l’installation de tous ces centres commerciaux, qui acceptent généralement de payer le foncier au prix le plus élevé, les élus n’ont qu’à ouvrir les bras et parler des emplois créés, en omettant de parler en terme de solde (avec ceux perdus ailleurs). Une politique économique plus volontariste, plus intelligente, pour développer aussi des emplois industriels ou tertiaires, c’est beaucoup plus difficile. Cela c’est pour les programmes électoraux.
    Ce primat donné au commerce est aussi une façon de détruire nos emplois industriels. Vendre, on peut toujours, il suffit de faire venir les produits de là où ils sont le moins cher. Et en plus on marge, alors que dans l’industrie on court en permanence de grands risques et c’est très difficile de faire des bénéfices en France.

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  9. GM GM

    c’est très bien tout ça !!
    mais le pouvoir d’achat des Marseillais suivra t-il ?

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  10. Julijo Julijo

    Pour l’attractivité d’une ville, moi je propose les trottoirs larges et propres, les parkings faciles ou/et les TC pratiques, le sourire des gens, les beaux bâtiments….la mer…les théâtres….se sentir en sécurité…sérieusement, les commerces en presque dernier…..
    Alors, pléthore de magasins…mais pas forcément de choix ! Les « low coast » dirons nous, ont des produits étonnement similaires…fabriqués au même endroit (vers l’Est ?)
    Alors l’offre est alléchante ; personnellement, avec deux pantalons, trois pulls(par ex.)….renouvelés chaque année on passe à peu près l’hiver, je dépenserais moins peut être, je les jetterais plus vite au vu de leur qualité, mais je ne crois pas que j’en achèterais 15…..même à 9 euros le jean !!

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  11. Anonyme Anonyme

    Et plus concrètement pour les Marseillais, à part leur demander de dépenser l’argent qu’ils n’ont pas? un episcine digne de ce nom par exemple? Ah non, c’est un lux que Marseille ne peut pas se permettre, les hôtels de luxes qui ne se remplissent pas, les immeubles de bureaux, les centres commerciaux qui écrasent le reste, ça, ça va…

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  12. Philippe Philippe

    Rhoôôô c’est beau ces cartes isochrones, ça se superpose sans fin comme si la saturation automobile n’existait pas, comme si Marseille n’était pas déjà (étude tom tom 2013) la ville la plus embouteillée de France ! Cela dit c’est tracé par les commerçants eux-même, alors…
    Moi je crois au contraire que si on traçait la carte « réelle » de ce qu’on peut faire en 15 minutes en voiture à Marseille en 2013, paradoxalement, ça serait plutôt rassurant pour tous ces commerces : les « étoiles » autour de leurs enseignes seraient bien plus petites et celle de Grand Littoral ne chevaucherait certainement, mais alors certainement pas celle du Prado !
    En fait à bien les regarder ces isochrones me paraissent plutôt être celles du vélo (je suis cycliste…). Problème, un vélo va environ 5 km/h plus vite qu’une voiture en ville… voiture qui en 15 minutes et jusqu’à preuve du contraire, ne fait pas plus que 3 km à Marseille, alors que le vélo en fait environ 4 …

    Cela étant le cycliste a une fâcheuse tendance (fâcheuses les grandes surfaces !) à faire les courses autour de chez lui puisqu’il n’a pas 800 kg de metal à portée de main pour remplir un coffre.
    Donc : ces cartes sont fausses et idiotes, CQFD : si c’est sûr ça qu’on base l’accessibilité des futures zones, ce n’est pas rassurant pour leur pérennité en effet…

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  13. Anonyme Anonyme

    Je croyais qu’une majorité de Marseillais était déjà surendettée à mort, et il faudrait consommer toujours plus ?

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  14. lucide lucide

    C’est quand même curieux qu’un pure player de la web-presse n’illustre pas son propos sur les modifications de mode de consommation qu’entraîne la vente en ligne qui concerne 77% d’entre nous et qui entraîne de la part des chaines nationales de magasins des installation où l’affichage compte au moins autant que la rentabilité

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  15. Anonyme Anonyme

    Certains susurrent que les fringues ont remplacé les pizza pour le recyclage chuttt

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  16. Anonyme Anonyme

    On recycle dans la fringue ? plus chic que dans la pizza et moins fatigant car le produit est fabriqué ….en Asie

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  17. Céhère Céhère

    « Marseille rattrape ainsi son retard ».
    « Les journalistes ne croient pas les mensonges des hommes politiques, mais ils les répètent! C’est pire! » @Coluche

    Pas besoin de cartes ou de grandes études pour se rendre compte que ces centres commerciaux se marchent sur les pieds, encore moins pour savoir qu’ils flinguent les commerces de proximité (qu’une élue ump, Valérie Boyer pour ne pas la nommer, se targuait de défendre encore récemment). Un point non soulevé, la laideur architecturale de ces grands ensembles commerciaux, les terrasses du port, ou l’extension du Centre Bourse qui écrase la rue dans laquelle elle s’élève, ne dérogeant pas à la règle.
    Enfin il semble tellement plus simple pour les « élites » qui nous gouvernent de multiplier les centres commerciaux plutôt que de créer la métropole qui permettrait de mutualiser les ressources.

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  18. Romain Romain

    C’est faire preuve de mauvaise fois que de dire cela ! Est-ce que Marseille est réellement en « overdose de création d’emplois »? Derrière chaque commerce ce cache la création de dizaine et de dizaine d’emplois. Marseille rattrape son retard, ces commerces serviront aux marseillais, aux habitants des communes et des villes voisines, des touristes …

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  19. Barbara M. Barbara M.

    Il n’y a pas trop de commerces , seul ceux qui sont facile a atteindre ,sont intéressant ; j’ai été deux fois au grand littoral ,c’est trop loin ,des années que je n’ai pas vue Plan de Campagne …Il faut des commerces en Centre-Ville ….

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  20. Tresorier Tresorier

    Je partage l’avis de deux cyclistes (j’en suis aussi !!!).

    Je suis toujours etonne qu’aucun hyperlarche ou centre commercial ne soit relie au metro ou au tram, a l’exception du Casino Baille et, bientot, les Terasses du Port.

    Que font nos elus ??? Avec les achats non alimentaires, la reduction du nombre de personnes par foyer, et grace a lnabonnement mensuel a la RTM, on peut faire ses courses sans auto !!

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  21. Anonyme Anonyme

    la critique est donc censurée , décidement nous ne sommes plus dans
    un pays de droit

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  22. Anonyme Anonyme

    Je me souviens , lors de l’inauguration du Grand Littoral par JC Gaudin , celui ci avait qu’il n’aurait jamais accordé un tel permis de construire et il fait la même chose quelques années plus tard….
    Cette frénesie d’ouverture me semble pour le moins incohérente vu la richesse de notre ville et de ses habitants , les terrasses seront un succés au détriment des commerce du centre ville avec une certitude la fin de cette avenue si chère au coeur des marseillais , la Canebière qui va en perdre son essence même et devenir une rue de Rome bis , elle a déjà commencé .

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  23. Tresorier Tresorier

    Developper les commerces de proximite, je suis pour !!!

    Mais defendre le tout bagnole en pretextant le vieillissement, non !

    Les societes du tout bagnole n’ont jamais ete tendres pour les vieux, personnes avec poussette et handicapes. On le voit tous les jours a Marseille.

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  24. Manu Manu

    Bonjour,
    Pour proposer une offre complémentaire et tirer son épingle du jeu, le commerce de proximité doit miser sur la qualité sans faire exploser les prix ( avec des marges correctes et sans 50 intermédiaires, c’est possible).

    Évidement il faudrait limiter les marchéś qui proposent bien souvent de la camelote fabriquée par des demi-esclaves à l’autre bout du monde tout en concurrençant les commerces de proximité puisqu’ils viennent vendredi devant leurs vitrines. Si ceux qui vendent sur les marchés souhaitent vraiment être présents 6 jours sur 7, pourquoi n’ouvrent-ils pas des fonds de commerce en pieds d’immeuble ?! Au lieu de ça, on laisse perdurer cette concurrence déloyale et par la même occasion confisquer l’espace public !

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  25. Marseillais indigné Marseillais indigné

    Avant d’ouvrir le Dimanche il faudrait ouvrir en journée continue comme à Paris Mais on est à Marseille OH !Comme cela on fait fonctionner le trafic pendulaire ,les stations services et bien sur les marchands de bagnoles et de 4×4 BMW Audi etc de préférence

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  26. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Je viens de voir l’affiche des voeux 2014 de l’équipe municipale, sur le thème « Vous allez adorer 2014 ! » Pourquoi va-t-on adorer ? Parce que, selon cette affiche, « stade Vélodrome », parce que « Terrasses du Port », et parce que « Voûtes de la Major ».

    Panem et circenses. Pour tout le reste, il ne faut donc rien attendre de 2014…

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  27. Robert Robert

    Pour une fois les bonnes questions sont posées et l’analyse est pertinente.!!!

    Dernière source d’inquiétude et non des moindres : l’absence de coordination des projets sur l’ensemble du territoire métropolitain. Marseille met en avant la nécessité d’accroître son activité notamment en coeur de ville, les communes voisines développent la même stratégie et les zones commerciales situées en périphérie réagissent à leur tour. Résultat, les projets pleuvent partout : Plan-de-Campagne, Aubagne, Vitrolles, Miramas, Istres, toutes ces communes ont un projet d’extension ou de nouvelle implantation. « Il faut en finir avec la logique de l’open bar, formule Pascal Marchand de MPM. Notre document d’aménagement se limite au territoire de la communauté urbaine. Or, il y a une nécessité d’approche globale sur cette question ».

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