Marseille tarde à payer les activités périscolaires

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le 23 Nov 2015
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Après des mois d'attente pour les associations en charge des Temps d'activités périscolaires, la Ville de Marseille a décidé lors du dernier conseil municipal de solder ses comptes pour l'année 2014-2015. Certaines associations se sont retrouvées en difficulté.

Une classe de l'école Révolution (illustration)
Une classe de l'école Révolution (illustration)

Une classe de l'école Révolution (illustration)

Le 26 octobre, le conseil municipal a voté le versement du solde des subventions dues dans le cadre des temps d'animations périscolaires (TAP)... de l'année dernière. Ce troisième et dernier versement est chiffré à 3 493 213, 08 euros. Une somme répartie entre 46 des 64 associations financées cette année-là pour intervenir dans les 444 écoles de la ville. Et il était temps, à entendre certains responsables associatifs qui attendent ce versement depuis des mois.

Certaines sommes dues paraissent même astronomiques à l'échelle du budget des associations et les mettent en péril. Par ricochet, celles-ci accusent des retards de plusieurs mois dans le paiement de leurs employés. Elles se voient également contraintes de payer des agios. C'est le cas de l'école de danse et de spectacle Nathan Show World dont dépendent deux associations artistiques spécialisées notamment dans les comédies musicales, Broadway live et Formation artistique live.

"Une honte, lâche le directeur Nathan Guichet. Nous avons embauché près de cinquante personnes pour organiser les TAP dans onze écoles l'année dernière. Les deux associations n'ont pas été payées, la Ville nous doit encore près de 120 000 €. On devait être soldés au mois de juin." Le montant avancé par le directeur, plus important que celui que la Ville a voté fin octobre, pourrait s'alourdir : "J'envisage de demander des pénalités. On est en train de se faire une réputation de mauvais payeur et les gens non payés se retournent contre nous. Bien sûr, à la Ville, personne n'est responsable!"

"Notre réputation en souffre"

La grogne est la même du côté de l'association artistique Mélodie 7, en charge de TAP à l'école du Rouet (8e) l'an dernier. D'apr . . .

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Élodie Crézé
Journaliste

Commentaires

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2 commentaires


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  1. LaPlaine _

    Et le sieur Moraine qui ramène encore et toujours le débat en termes de « c’est pas nous c’est la faute au gouvernement » alors que les autre grandes métropoles sont déjà passées à autre chose (ce fût compliqué il est vrai) et affinent leurs projets, on remarquera qu’ici c’est toujours la faute de quelqu’un ou quelquechose (habitat, propreté…même le ferry-boat), personne n’assume ses responsabilités. Pour le comportement financier vis à vis des associations partenaires, ce sont des méthodes dignes de la Grande Distribution qui paye malgré tout avec des délais plus courts. Et l’adjointe à l’éducation pas disponible pou répondre …consternant.

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  2. Trésorier

    La ville gère encore « à la marseillaise » une de ses compétences.

    D’un autre coté, l’Etat alourdit les charges des communes pour des activités parfaitement inutiles pendant qu’il réduit leurs dotations.

    Une réforme à la con a supprimer au plus tôt.

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