"Marseille est une ville où des univers différents se cognent en permanence"

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Élodie Crézé
18 février 2013 0

A Marseille, le rideau vient à peine de tomber sur la pièce Le Prince Séquestré, écrite et mise en scène par François Cervantès que déjà, Hassan el Gereltly, l'un des fondateurs du théâtre indépendant en Egypte s'apprête à l'exporter au Caire. En résonance avec l'actualité, la pièce interroge la possibilité ou non "de faire de la place à un être intérieur, à un espace poétique et intime dans un cadre de violence et d'agitation, pendant une révolution."

Dans le même temps, la compagnie de l'Entreprise créée par François Cervantès présente sa dernière création au théâtre Massalia de la Friche Belle de Mai, Carnages, en référence "au sens de l'incarnation, le rapport à l'être intérieur qui comporte une part de violence qui, dans le monde actuel, s'accentue."

Le marginal

Dans la pièce, le personnage du clown, très présent, incarne "la figure du marginal, une voix qui aspire à vivre. Il amène plein de malentendus, c'est une figure que l'on connaît peu et qui demande à être éclairée par une dramaturgie." Et dans la mesure où le clown ne possède pas de codes sociaux, Il induit "une rencontre plus poétique" avec le monde.

Voilà plus de dix ans que le metteur-en-scène a posé ses valises à Marseille, et il n'envisage pas de la quitter : "c'est une ville très nourrissante pour le travail, très drôle, où les gens sont très présents physiquement. Des univers différents s'y cognent en permanence, c'est une ville française au bord de la France. J'y retrouve des sensations d'enfance connues à Tanger. Marseille porte une utopie très forte."

Carnages est à découvrir au Théâtre Massalia, Friche Belle de Mai, le 20 février à 17 h et les 21, 22 et 23 à 20 h. Tarif : 7€. Réservations et informations en ligne.

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