Les survivants de l’incendie des Flamants sous le choc et de nouveau dans la galère
Après l'incendie qui a causé la mort d'au moins trois personnes aux Flamants ce samedi, les rescapés, pour la plupart des squatteurs, tentent de faire face, entre choc psychologique et urgence à se reloger.
Devant l'immeuble où a eu lieu l'incendie, la sidération demeure. (Photo VA)
"Never !" Judith Moses n'hésite pas une seconde, jamais elle ne retournera aux Flamants. Cette Nigériane squattait un appartement de la cité du 14e arrondissement depuis dix mois. Jusqu'à ce que l'incendie mortel de samedi ne l'oblige à quitter les lieux. "Je n'ai pas les mots", raconte-t-elle en anglais, son bébé de huit mois attaché dans le dos. Rencontrée en bas des marches de Saint-Charles, elle poursuit : "Je vivais au troisième étage, c'était terrible. Je ne sais même pas dire comment je suis sortie de là." Aujourd'hui, Judith est désœuvrée, choquée. Dans la panique, trois jeunes hommes nigérians ont perdu la vie en se défenestrant. D'autres sont dans un état d'urgence absolue. Pour les survivants, c'est, après l'effroi, le retour à la galère.
Dans la nuit de samedi à dimanche, Judith Moses, dont la demande d'asile est en cours, a été hébergée par la mairie de Marseille dans le gymnase de la Rose-Fuveau à Frais Vallon (13e). Selon plusieurs sources, ils étaient une cinquantaine dans . . .
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