Les sans-abris délaissés du confinement, les structures d’aide à la peine
Depuis lundi, les plus précaires de Marseille sont bien démunis et confinés dehors...Tandis que les travailleurs sociaux et les bénévoles essayent de s’organiser.
On pensait que le monde s’était arrêté ? Que Marseille était déserte ? Pourtant, eux n'ont pas quitté la rue pour se confiner, car ils n'ont pas de chez eux. Dans les rues, on les croise allongés sous un abri de tram, blottis sous un porche ou tentant de mendier auprès des passants, pas si peu nombreux. Les patrouilles de police poursuivent leur chemin sans les verbaliser. La situation des personnes sans-abris prend une dimension nouvelle depuis mardi midi.
À leurs côtés, on croise quelques bénévoles et des salariés du secteur médico-social qui turbinent pour les mettre à l’abri, mais qui craignent parfois l’amende administrative. Mercredi encore, ces derniers disaient "naviguer à vue" et "apprendre en marchant"… Les autres, sous leur porche, se demandent aujourd’hui comment ils vont manger, où boire, se laver, maintenant que les maraudes sont devenues plus rares, que les bénévoles les plus âgés sont rentrés chez eux.
"À l’annonce du confinement, nos hébergés étaient en panique"
Mardi matin, Aurélie Ruibanys fait face aux visages inquiets des hommes quand elle referme la porte du centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) Forbin à la Joliette, derrière eux, sans vraiment savoir quand elle pourrait rouvrir. "À l’annonce du confinement, nos hébergés étaient en panique. D’abord, nous pensions qu’il n’était pas possible d’assurer un accueil la journée mais il a fallu être cohérent et l’accueil se poursuit maintenant en continu. Nous avons un pôle santé actif et l’hôpital européen nous aidera en cas de besoin. Pour l’instant, aucun cas n’a été déclaré ici malgré la promiscuité", explique la directrice de la structure. Les hébergés disposent de sept nuits renouvelables "tant qu’ils le souhaitent" et en cas de libération d’un lit . . .
La solidarité, mais pas pour tous…
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Merci pour cet article. Vous savez quelles structures ont besoin d’aide ?
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La Fondation Abbé Pierre a lancé un appel aujourd’hui : https://www.facebook.com/donate/898205530606701/
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En complément, une collecte de dons pour le Squat de St-Just est organisée aujourd’hui de 14h à 16h à la Belle de Mai : pour faire face à la situation de crise, il y a un grand besoin de produits d’hygiène (couches bébé de tout âge, serviettes hygiéniques, produits de toilettes, etc.), les dons seront centralisés cet après-midi de 14h à 16h pour les apporter au plus tôt au Squat. En sortant faire vos courses, achetez en surplus et passez les déposer de 14h à 16h au 37 rue Guibal (Marseille 3ème), numéro à appeler une fois devant 04 26 78 49 52
Et restez au maximum chez vous, vous pouvez aussi aider via la cagnotte en ligne :
https://www.helloasso.com/associations/vertical-looping-star/formulaires/1?fbclid=IwAR1lAUa7eei0-rR32m0Zx6zl6BN_o3GtvSVMDf9uIOfGn2MxC2sdUO_zkIg
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Il serait
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Il serait intéressant que Marsactu aille investiguer dans les grands ensembles HLM des quartiers Nord ou de l’Est où une grande partie du personnel de proximité des bailleurs a fait joué son droit de retrait et n’est plus physiquement présent. Quid de la gestion des déchets, de la propreté, des occupations des cages d’escaliers, de la maintenance des ascenseurs et du confinement. Ces groupes sont en suroccupation avec une forte présence de mineurs mais aussi de personnes âgées. La promiscuité est très forte. Visiblement il n’y a aucune cellule de veille ou d’assistance des collectivités.
Ne parlons pas des grandes copropriétés dégradées où là….le grand RIEN de l’action publique!
La crise du logement au centre et au Nord risque de devenir une crise sanitaire: 2020 ~1720?
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