Avant de prendre le large, les éoliennes flottantes font débat

Décryptage
le 10 Juil 2021
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Le débat public sur l'installation d'éoliennes flottantes en Méditerranée s’ouvre ce lundi 12 juillet. Les citoyens sont appelés à donner leur avis sur l’implantation de deux parcs éoliens, dont l'un au large de Fos-sur-Mer, d’ici à la fin de la décennie. Marsactu décrypte les enjeux du débat.

Visuel en photomontage du projet de ferme pilote porté par EDF au large de Fos-sur-Mer. (Crédit : SBM Offshore)

Visuel en photomontage du projet de ferme pilote porté par EDF au large de Fos-sur-Mer. (Crédit : SBM Offshore)

Faut-il développer d’importants parcs éoliens commerciaux en mer Méditerranée ? C’est la question de fond de ce débat public”, pose le sociologue Étienne Ballan, chargé de cette concertation par la commission nationale du débat public. L’enjeu sera de donner des clés pour comprendre et discuter de ce projet d’envergure : l’installation de deux parcs éoliens de 250 mégawatts dont la mise en service est prévue pour 2027-2028. L’une des implantations envisagées se situe au large de Fos-sur-Mer.

Plateforme numérique, stands, animations et ateliers, le débat prendra des formes variées. Un site web consacré au débat met à disposition du public un panel de documents, du dossier de maîtrise d’ouvrage aux études scientifiques. À l’issue du débat public, des recommandations seront adressées aux porteurs du projet, l’État et Réseau transport d’électricité (RTE), qui auront ensuite trois mois pour choisir des zones où seront lancés les appels d’offres des parcs éoliens.

Une installation de cette ampleur aura des impacts locaux non négligeables et soulève une série de questions. Marsactu a tenté de les défricher.

Où seront installées les éoliennes ?

Il est encore trop tôt pour connaître l’emplacement exact de ces parcs éoliens. Les maîtres d’ouvrage ont identifié quatre grandes zones, visibles sur l’atlas cartographique, s’étalant au large de Fos-sur-Mer, de Gruissan et jusqu’à Perpignan. Elles représentent 3300 kilomètres carrés et ont été “analysées sous un angle technique, environnemental, économique, humain et social” d’après le dossier de maîtrise d’ouvrage. Pour identifier ces zones, l’État et RTE ont écarté les critères rédhibitoires comme les zones de défense ou de trafic aérien. Puis ils ont repéré celles où le vent a une vitesse supérieure à 7 mètres par seconde à 100 mètres du large, et dont le fond atteint une profondeur de 200 mètres. Si le projet est de créer deux fermes d’éoliennes, Étienne Ballan assure que d’autres éventualités pourront émerger lors du débat. “Le public pourra proposer de faire une seule grosse zone ou bien dix petites zones éparpillées“.

 

 

Quelles retombées économiques au niveau local ?

Même si la réponse précise dépend de l’appel d’offres final et des candidats retenus, le dossier comprend une estimation de l’activité qui pourrait en découler pour les entreprises locales. 120 entreprises sont identifiées en région Occitanie et 310 pour la région PACA dans les domaines qui seront nécessaires, de la fabrication des câbles, aux postes électriques en passant par les véhicules sous-marins téléguidés. À elle seule, la fabrication ou l’assemblage final des flotteurs nécessiterait entre 200 et 300 emplois à temps plein pendant deux ans “dans un ou plusieurs ports proches du site”, dont évidemment celui de Fos. Pour les éléments préfabriqués qui composent ce flotteur, les maîtres d’ouvrage sont plus flous sur la localisation de ces emplois : “Tout ou une partie de l’activité peut être réalisée en France ou en Europe“. La maintenance des fermes éoliennes générerait des emplois locaux sur le plus long terme. Entre 100 et 125 emplois sur toute la durée de vie du parc, c’est-à-dire 25 ans minimum.

La commission nationale du débat public organisait une conférence de presse lundi 5 juillet en présence de l’État et de RTE. (Photo : SL)

Quelles conséquences pour l’environnement ?

Oiseaux, chauve-souris, mollusques, tortues, poissons, crustacés… La Méditerranée regorge d’une biodiversité variée. Les zones d’études en mer de ces projets sont toutes classées “Natura 2000” et la conservation des habitats de ces espèces y est donc primordiale. Ce n’est qu’une fois que l’appel d’offre sera conclu que des études plus approfondies des conditions physiques (nature des sols, mesures du vent, simulations des conditions de mer) et des impacts environnementaux seront réalisées. Des mesures sont envisagées pour minimiser ces conséquences, comme ralentir ou arrêter des éoliennes lorsque des flux importants d’oiseaux seraient détectés.

Un premier projet de parc d’éoliennes flottantes (voir encadré ci-dessous) en Méditerranée a fait face à l’opposition de défenseurs de l’environnement, dont l’association Nacicca. Au-delà des arguments techniques qui démontrent un impact important sur les migrations d’oiseaux, elle interroge l’intérêt global du projet : “La démonstration selon laquelle ce projet permettrait à la région PACA d’atteindre la neutralité carbone n’est pas faite et l’on peut raisonnablement penser que ces trois éoliennes viendront s’ajouter aux productions d’électricité à partir d’énergie fossile, en y rajoutant le bilan carbone de leur cycle de vie.

Un autre projet mis en pause par la justice
En amont de ces projets de parcs éoliens, trois projets de fermes “pilotes” en Méditerranée ont été lancés pour une mise en service en 2023. L’objectif est d’installer trois éoliennes flottantes pour acquérir un retour d’expérience avant de déployer cette technologie à une échelle supérieure. L’un d’entre eux est porté par le groupe EDF Renouvelables en partenariat avec Enbridge, groupe canadien spécialiste de l’énergie, et devrait s’implanter sur le site de Faraman, à 17 kilomètres à l’ouest du golfe de Fos-sur-Mer. L’association environnementale Nacicca a déposé un recours lors de l’enquête publique en 2018. Elle dénonce un impact non négligeable sur les migrations d’oiseaux d’Europe du nord vers l’Afrique. La cour administrative de Nantes a donné raison à l’association en retenant trois illégalités d’après le code de l’environnement : une atteinte aux objectifs de conservation de trois sites Natura 2000, l’absence des avis conformes des parcs nationaux des Calanques et de Port-Cros, et l’absence d’une dérogation à l’interdiction de détruire des spécimens d’espèces d’oiseaux protégées. S’ajoute à cette opposition un avis négatif rendu par le conseil national de la protection de la nature. La cour laisse donc un an à Provence Grand Large pour se mettre en conformité. Passée cette étape, le projet pourrait bien voir le jour d’ici 2023.

Combien d’éoliennes seront installées ?

Pour l’instant, l’objectif est que les deux fermes prévues aient une puissance de 250 mégawatts chacune au départ. Une extension de 500 mégawatts viendra s’ajouter par la suite. À ce jour, cela devrait correspondre à 19 éoliennes de 13 mégawatts pour la première étape du parc, puis 33 éoliennes de 15 mégawatts pour les extensions. Comme la technologie évolue et que l’installation des parcs sera décalée dans le temps, ces estimations peuvent évoluer. Toutefois, on sait que les éoliennes devront être espacées d’un ou deux kilomètres l’une de l’autre.

Plus grandes, plus puissantes, les éoliennes flottantes peuvent dépasser les 250 mètres de hauteur en comptant le mât et les pâles. Leurs homologues terrestres plafonnent autour de 150 mètres, soit déjà l’équivalent de la tour CMA-CGM. Plus le diamètre est grand, plus la capacité de production augmente. Des câbles sous-marins seront acheminés des éoliennes jusqu’à un poste électrique en mer, puis sur la côte.

Pourquoi développer l’éolien Flottant ?

L’éolien flottant fait partie des objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie 2018-2023 élaborée par le ministère de la Transition écologique et solidaire. L’éolien off-shore – en mer – existe sous deux types de technologies : l’une dite “posée” qui est implantée dans les fonds marins et l’autre “flottante”, reliée aux fonds par des lignes d’ancrage. L’avantage de l’éolien flottant, particulièrement adapté à la Méditerranée, est qu’il n’y a pas de contraintes de profondeur, contrairement à la technologie “posée” qui ne peut s’aménager que sur des fonds de 50 mètres maximum. Le flottant peut ainsi s’installer bien plus loin en mer, là où les vents sont plus forts. Les éoliennes peuvent aussi se construire et s’assembler à quai et non en mer, ce qui limite les risques. Aujourd’hui en France, une seule éolienne flottante est installée au large du Croisic, en Loire-Atlantique.

Comment sera redistribuée l’électricité ?

Si l’idée est de retenir une zone en PACA et une zone en Occitanie, les deux régions sont reliées en terme d’électricité, le réseau étant même interconnecté au niveau européen. Dans un premier temps, les parcs éoliens produiront un total cumulé annuel de 2,2 térawattsheures, ce qui équivaut à la consommation de 950 000 habitants. Sur le long terme le parc éolien, avec son extension, amènerait 3,3 térawattsheures. “C’est un peu moins de 10 % de la consommation, mais c’est quand même significatif“, souligne Jean-Philippe Bonnet, directeur régional chez RTE. La première phase seule représenterait l’équivalent de la production actuelle du solaire photovoltaïque dans toute la région PACA.

La progression de l’autonomie énergétique de la région n’est pas qu’un symbole : celle-ci est très fragile en terme d’approvisionnement, au point d’être classée comme “péninsule électrique” pour sa partie Est. Depuis dix ans, l’État a amorcé un ensemble d’actions pour minimiser le risque de coupures d’électricité quand les pics de consommation sont très élevés en hiver. D’après les études menées, le potentiel de l’énergie éolienne pour y contribuer était relevé comme quasi nul. Du moins sur terre.

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Commentaires

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  1. Gaelle Blandin Gaelle Blandin

    Bonjour,
    Commentaire orthographique :
    La ville que vous mentionnez en Loire Atlantique s’appelle « Le Croisic ». L’éolienne flottante est donc au large du Croisic (du et non de).
    Gaëlle

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  2. BRASILIA8 BRASILIA8

    si je comprend bien en économisant 10% on peut se passer des éoliennes donc plus de trottinettes, vélos et voitures électriques alors les écolos il va falloir choisir

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    • Bertrand B. Bertrand B.

      De l’intelligence à l’état pur

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  3. BRASILIA8 BRASILIA8

    Bertrand B.
    vous préférez peut être les deux EPR en projet sur le site de Tricastin
    l’intelligence ce serait d’économiser et non pas de produire toujours plus d’autant que la durée des éoliennes est de 25 ans donc on refile le bébé aux générations futures comme d’habitude et vous trouvez cela intelligent !!

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    • Bertrand B. Bertrand B.

      Je suis tout à fait d’accord pour réduire au maximum notre consommation d’énergie. Et aussi de transformer notre modèle de société.

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  4. Jacques89 Jacques89

    Notons quand même que la Parc des Calanques n’a pas donné quitus. Son président attend probablement qu’il y ait un peu plus de yachts à motorisation électrique…

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    • Bertrand B. Bertrand B.

      Ben le parc des calanques n’est pas concerné. On peut le voir sur la jolie carte.

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    • Jacques89 Jacques89

      “Absence d’avis conforme”, cela signifie qu’il a été consulté. C’est généralement le cas dans pas mal de procédures d’aménagements. Concernés ou pas, les “voisins” ont leur mot à dire.

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  5. MarsKaa MarsKaa

    Je ne connais pas bien l’ensemble des arguments pour et contre.
    A priori, utiliser la force du mistral me semble une très bonne idée.
    Varier les sources d’approvisionnement énergétique aussi.

    Mais ces éoliennes semblent gigantesques, et nécessitent un espacement d’un à deux km ?!
    Pour un apport énergétique qui serait limiter d’après la fin de l’article ?
    Cette balance apport/impact serait à creuser.

    L’article souligne aussi la difficile autonomie énergétique de la région PACA. C’est une région des plus peuplées de France. Mais fait-elle moins bien que les autres ? Si oui, pourquoi ? Nous avons quand même le nucléaire, l’hydroelectricité, le solaire, des éoliennes terrestres (?), autre ? Qui décide de développer telle ou telle source d’énergie : la Region ?

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    • Bertrand B. Bertrand B.

      La production électrique des réacteurs nucléaires du Tricastin est comptée en région Rhône Alpes Auvergne.
      En PACA, hydroélectricité de la Durance, du Rhône, et un peu vers Nice, du thermique sur la zone de Fos, Gardanne ne fonctionnant jamais, du solaire un peu partout, et très peu d’éolien.

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    • Jacques89 Jacques89

      « Qui décide de développer telle ou telle source d’énergie : la Region ? »
      Ce sont généralement des programmes mis en place par l’Etat. C’est donc la sensibilité des ministres qui s’exprime et chez les écolos ce ne sont pas les sensibilités qui manquent… On fait donc un peu de tout et on fait la liste des recours pour avoir une idée générale qui se dégage. Dans la plupart des cas c’est : « yes by not in my garden ». Après, on peut tout imaginer. Jusqu’à mettre en œuvre des processus technologiques qui permettent de mettre en concurrence les services historiques pour en privatiser des pans entiers. La meilleure façon de changer la « philosophie » c’est encore de laisser croire qu’ils ne sont pas capables de faire.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Merci pour ces précisions.
      En effet Jacques 89 je sais qu’il y a aussi des enjeux économiques/industriels entre les compagnies du secteur.
      Vous êtes sûr que depuis la décentralisation c’est encore lEtat qui decide d’implanter ici ou là eoliennes, barrages, parc solaire, centrale ?

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    • Jacques89 Jacques89

      Lui qui décide, c’est à peu près sûr. Mais de là à penser qu’il ne se laisse pas influencer, je n’irais pas jusque là.

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  6. Forza Forza

    Personne ne semble vouloir se pencher sur les nombreux projets avortés d’éoliennes (non flottantes) en mer en France depuis presque 20 ans. On efface tout et on recommence ?
    Sans oublier le rapport de la CRC de 2018 : “Ainsi, la pleine réalisation des appels d’offres de 2011 et 2013 sur l’éolien offshore coûterait aux finances publiques 2 Md€ par an pendant 20 ans (soit 40,7 Md€ en cumulé) pour un volume équivalent à 2 % de la production électrique.”

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  7. Brallaisse Brallaisse

    Flottantes ou pas les éoliennes sont trés présentes au Royaume Uni en Allemagne, en Irlande en Suéde et au Danemark. VIsiblement cinq pays d’imbéciles notoires qui font n’importe quoi en matière d’énergie et d’environnement , surtout le Danemark et la Suéde.
    Visiblement leur activité principale est de jeter l’argent par les fenêtres.
    Ainsi la part de l’éolien en matière d’énergie est de 26 % pour l’Allemagne,22% pour le Royaume Uni,Espagne 21 %,,Suéde 15 %, Danemark 48%, Portugal 27 %,Irlande 33%,Gréce 12 % et nous les champions avec 7 %.
    MAis il est vrai que ces pays n’ont pas pas le lobby nucléaire et EDF, et qu’ils ont aussi peut être de vrais politiques.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Merci !
      Il me semble en effet que le monde politique dans ces pays est très différent du nôtre.

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    • Andre Andre

      Bien sûr, en Allemagne tout est bon hormis le nucléaire. Des éoliennes mais aussi des panneaux photovoltaïques (fabriqués en Chine dans des conditions apocalyptiques), des centrales thermiques à la lignine et du gaz russe. Un écolo appelait ça de “la pollution vertueuse”.

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    • PromeneurIndigné PromeneurIndigné

      Les pourcentages que vous citez ne nous disent pas la part des énergies fossiles dans la production électrique scandinave. EDF est un bel outil qui a permis à la France de rétablir ses infrastructures après les destructions de la seconde guerre mondiale, d’électrifier par exemple son réseau de chemin de fer, Grâce au nucléaire, La France a acquis en grande partie, son indépendance notamment à l’égard des énergies fossiles .Ceci n’est pas fait pour plaire aux producteurs de pétrole, qui par le biais d’associations « humanitaires »financent Le lobby antinucléaire. En Allemagne c’est principalement le lignite qui remplace le nucléaire. Le pays en dispose en abondance . Pour l’extraire on n’hésite pas à raser des villages. Le Dauphiné Libéré ainsi que l’Est républicain ont publié il y a quelques temps un article sur le sujet.. Le Dauphiné relevait que des éoliennes dont les palmes étaient désespérément immobiles faute de vent
      étaient implantées à proximité des carrières de lignite.Pour ma part je suis agacé de voir mes factures d’électricité augmenter pour réaliser des moulins à vent incapables à ce jour d’adapter leur production aux besoins des consommateurs, qu’il s’agisse des industries ou des particuliers. J’ai la conviction que cet argent serait mieux utilisé pour réhabiliter et étendre notre parc de centrales nucléaires.

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  8. Andre Andre

    Une éolienne terrestre : 20 T d’alu et 500 T d’acier, plus le béton pour les fondations et la route dans la forêt pour les entretenir. J’aimerais en connaître le bilan carbone à terme. Quel sera celui de ces gigantesques éoliennes en mer avec leurs barges et le câblage sous-marin (qui abimera les fonds)?
    Et puisque l’électricité ne se stocke pas, il en faudra de plus en plus.
    C’est sans doute le prix à payer pour développer le parc de bagnoles électriques dont personne, comme c’est bizarre, ne se soucie des besoins supplémentaires en électricité qu’elles provoqueront.
    Sans oublier le cuivre qu’il faudra produire de plus en plus pour le grand malheur des populations chiliennes et le bonheur du marché des matières premières.
    La fuite en avant en vert!

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    • Brallaisse Brallaisse

      Allez je vais le dire avec le sourire ,mais il ne nous reste plus qu’à s’équiper d’un vélo avec une dynamo,ceci afin de produire notre électricité domestique ,à la force du jarret.
      Mais cette solution citoyenne va aussi provoquer des soucis pour la production des cadres de ces vélocipèdes ,vu les conséquences engendrées par cette production aux objectifs écologiques.
      Revenir en arrière ?,difficile.
      Ce qui est certain c’est qu’avec nos politiques, et plus particulièrement et paradoxalement en sus,ce n’est pas avec les écologistes que nous allons trouver la solution, trop intéressés par les postes.
      L’écologie n’est pas un parti, elle doit être commune et transversale.

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    • Andre Andre

      Revenir en arrière est presque impossible. Nos villes depuis 60 ans sont conçues pour la bagnole et Marseille et son agglomération en sont la caricature.
      Et si vous vivez en Ardèche sans bagnole, autant vous nourrir exclusivement de chataîgnes et de patates.
      Essayons de ne plus trop aggraver les choses. Et, en ce sens, je pense que la voiture électrique est un leurre voire une supercherie des industriels qui ont trouvé la un moyen de nous faire renouveler le parc sur des motifs….vertueux.

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  9. Brallaisse Brallaisse

    200 % d’accord, il n’y a pas que la voiture d’ailleurs qui est une caricature à Marseille, nos politiques en sont des vivantes.
    Simplement , tout ce qui tourne autour d’internet bouffe une énergie Kolossal et là plus que difficile de revenir en arrière. Mais c’est sûr mettre un peu de chesnuts à la place d’Apple serait pas mal.

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  10. PromeneurIndigné PromeneurIndigné

    Les écologistes Qu’il soient amateurs de Homard et de champagne millésimé ou pas, sont pleins de contradictions.C’est ainsi qu’alliés objectifs des lobbys des camionneurs ‘en s’opposant au canal à grand gabarit Rhin-Rhône, notamment avec Madame Voynet les écolos ont privé Marseille d’un hinterland, Ce qui fait
    la différence avec Rotterdam, Anvers Etc. qui grâce au Rhin sont les avant-ports de la Suisse. Grâce aux écolos de l’Alsace à la Provence , au Languedoc et au Roussillon, des colonnes de camions s’étirent quotidiennement sur des autoroutes à trois ou quatre voies. Les habitants des vallées de la Saône, du Rhône, du Languedoc etc. peuvent les remercier. Au même titre que les habitants des vallées alpestres de l’ Arve, de l’ Arc Etc. foyers de maladies respiratoires, qui attendent avec impatience la percée du tunnel de base et de grand gabarit pour permettre le ferroutage entre Lyon et Turin.

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