Les dossiers chauds du dernier conseil municipal de l’ère Gaudin
Pour son dernier conseil municipal, Jean-Claude Gaudin n'a pas surchargé l'ordre du jour de trop nombreux rapports. Si l'émotion de l'hommage devrait prendre le pas sur la tension des échanges, le maire a placé en début de conseil la synthèse de l'audit des écoles, un sujet qui suscite rarement l'écoute bienveillante.
Peu de dossiers mais un rendez-vous avec l'histoire est à l'ordre du jour de ce conseil. Il y aura des larmes, des applaudissements debout, et peut-être quelques piques, pour accompagner le maire de Marseille dans son dernier conseil municipal, après 25 ans au perchoir et 55 ans passés sur ces bancs. Lors de ses vœux à la presse, il a lui-même révélé que son entrée au conseil en 1965 était "le plus beau jour de [sa] vie".
Autour de lui, certains de ses proches ont presque autant de longévité à leur poste. Claude Bertrand, son directeur de cabinet à ses côtés depuis les années 1970, le directeur général des services, Jean-Claude Gondard, depuis 1981. Dans les rangs des élus, certains ont une complicité tout aussi longue : Dominique Vlasto, Jean Roatta, André Malrait, Robert Assante ont accompagné ses combats électoraux comme l'exercice de son mandat. Sa majorité, même si elle est aujourd'hui déchirée entre les partisans de Bruno Gilles et ceux de Martine Vassal, sera unanimes dans l'hommage.
Le président du groupe socialiste, Benoît Payan, explique qu'il fait la différence "entre ce qu'il est et sa politique". "Je peux applaudir l'homme au moment de son dernier tour de piste, ajoute-t-il. Je ne l'affronterai jamais, pour mon plus grand bien, disent certains". Certains de ses adversaires, comme Stéphane Ravier pour le Rassemblement national ou Patrick Mennucci (PS), n'ont pas l'habitude de retenir leurs coups. S'ils prennent la parole, ils ajouteront peut-être un peu de vinaigre dans les litres d'eau de rose.
Mais il y aura tout de même des rapports à l'examen. Celui qui ouvre la séance est destiné à informer les conseillers municipaux des premiers résultats de l'audit lancé en 2019, en réaction à la volonté des députés de la majorité présidentielle de faire réaliser un état des lieux du patrimoine scolaire de la Ville. C'est le premier des dossiers chauds du dernier conseil de l'ère Gaudin.
Un audit des écoles en version (très) synthétique
La majorité municipale met en avant des raisons techniques et des centaines . . .
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Gaudin, au conseil municipal depuis 1965. Bertrand, à ses côtés depuis 1970. Gondard, depuis 1981… Et d’autres encore. Des dates quasiment préhistoriques pour ceux qui n’étaient pas encore nés en 1965, c’est-à-dire… les deux tiers de la population actuelle de Marseille.
Où sont-ils, le sang neuf, les idées neuves, les regards neufs sur la ville ? Pas du côté de certains jeunes déjà vieux, comme cet ex-nageur de compétition qui, plutôt que de servir, a fait comme d’autres dans la majorité nullicipale : se servir.
De mon côté, aucune émotion devant le départ de ce maire insensible aux besoins quotidiens de ses administrés, et qui a fait au moins deux mandats de trop.
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On verra ce qui se passera quand il ne sera plu s là !
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Le déluge sans doute.
St Pierre est remplis d’insispensables, vielle réflexion de vieux marseillais et Gaudin en fera partie lui aussi, le plus tard possible bien sûr.
Ce qu’il va se passer, très simplement ,rattraper un retard de vingt ans pour cette ville ce qui va se traduire par une augmentation de l’endettement pour financer l’ensemble des travaux à faire. Nous en connaissons tous la liste.
Alors nous allons payer pour des types qui ont profité avec leurs copains de la place. En revanche c’est vrai qu’après lui certains vont peut être perdre leurs petits ou gros avantages du système clientelisme Gaudin. Les meilleures choses ont aussi une fin cher Dumas.
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