Les dossiers chauds du conseil municipal

Actualité
le 3 Avr 2017
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C'est le deuxième conseil municipal de l'année. Ce lundi, Jean-Claude Gaudin devrait soumettre au vote 281 rapports pour une séance a priori sans trop de suspense ou de points de tensions.

La dernière séance avait vu le nombre de rapports soumis au vote réduit, mais ce lundi, retour au bonnes vieilles habitudes : 281 dossiers vont passer entre les mains du premier magistrat de la Ville pour approbation par le conseil municipal. La séance s’annonce toutefois sans enjeux majeurs, en dehors de la présentation du budget primitif 2017. Dans ce dernier, les travaux dans les écoles occuperont le haut de l’affiche.

Les mille travaux des écoles

La polémique sur l’état des écoles marseillaises laisse des traces. Le maire a eu beau dénoncer une opération politique, les séances se succèdent et le rythme des travaux ne faiblit pas. Plus d’un an après, le mouvement de rattrapage se poursuit. Pour ce conseil municipal, ce sont 21 rapports sur 281 qui y sont consacrés. Un groupe scolaire devrait voir le jour rue André Allar dans le 15e arrondissement dans le cadre d’une vente en état de futur achèvement, ainsi qu’un autre aux Docks libres, rue Edouard Crémieux. Cinq cours d’écoles du 9e arrondissement vont être rénovées, tandis que neufs groupes scolaires vont bénéficier de réparations sur leurs toitures. Parmi les autres rapports, on trouve des aménagements de réfectoires, des façades à ravaler ou encore une chaufferie à refaire et la pose d’interphones aux entrées. Autant de travaux d’ampleur qui prouvent une fois de plus que le retard accumulé était loin d’être anecdotique.

Budget : la Ville investit dans le sport … et les écoles, toujours

La barre symbolique des 250 millions d’euros n’est plus très loin. En chute libre dans les deux années qui ont suivi 2013 et la capitale européenne de la culture, les investissements repartent à la hausse, avec un effort “concentré sur les écoles et les équipements sportifs”, a présenté vendredi l’adjoint aux finances Roland Blum. Sur la seconde thématique, il s’agit d’accompagner la capitale européenne du sport, qui imposait de “mettre aux normes” de nombreux stades, gymnases, piscines, a convenu l’adjoint aux sports Richard Miron.

Dans les écoles, l’investissement atteindra le record de 57 millions d’euros. Symboliquement, l’action éducative (écoles et crèches) devance désormais la charge de la dette, qui était jusqu’à présent le 1er budget municipal (hors administration générale).

 

“Pour le troisième exercice successif, nous empruntons moins que ce que nous remboursons”, s’est félicité Roland Blum. Si la dette pèse moins lourd, la Ville déplore une nouvelle fois les 10,4 millions d’euros de baisse des dotations, qui s’ajoutent aux 49,2 millions des trois années précédentes.

Sans surprise, l’“effort d’économies” auquel s’astreint la collectivité passe aussi par une baisse des subventions de six millions d’euros. “Nous ne touchons pratiquement pas aux associations culturelles, a défendu Roland Blum, interrogé par nos soins. Il y a ensuite toute une série d’associations qui touchaient des subventions très réduites, dites “timbres-postes”. Nous les avons beaucoup réduites.” Et pour celles qui reste, la Ville privilégie “les conventions pluri-annuelles, qui permettent aux associations qui ont fait des efforts de gestion de savoir sur quoi elles peuvent compter pendant trois ans”.

Mais aussi : 15 ans d’impayés en électricité à rattraper pour la Ville

L’histoire truculente se lit au rapport 249. Depuis 2002, 230 compteurs électriques affectés à l’éclairage public ont tourné gratis, aucun fournisseur d’électricité ne leur ayant été affecté. “La ville s’est branchée sauvagement, sans être déclarée”, résume sommairement le président du groupe socialiste Benoît Payan. “Ces compteurs n’ont surtout pas été suivis par Enedis (ex-ERDF)”, conteste Jean-Claude Gondard, directeur général des services, qui renvoie à la filiale d’EDF “l’insouciance, pour ne pas dire l’impéritie”.

Et la note ne pouvait qu’être salée : ce sont 7,5 millions d’euros qui n’ont jamais atterri dans les caisses d’EDF. La Ville reconnaît le coûteux oubli et s’est rapprochée de l’opérateur pour régler l’affaire à l’amiable. En négociant sur plusieurs bases, notamment en ramenant la dette aux quatre dernière années écoulées, elle devrait se sortir d’affaire pour 3,4 millions d’euros, versés en trois fois à Enedis, qui, beau joueur, a validé le montant.

Facture salée au stade Pépinière

Depuis plusieurs mois, le stade Saint-Menet Pépinière, situé en bordure de l’autoroute A50, est devenu une décharge sauvage, utilisée par des particuliers mais aussi des professionnels du BTP pour se décharger de leurs gravats et encombrants. Les conseillers municipaux sont invités à valider une enveloppe d’1,2 million d’euros afin “que soient réalisés les diagnostics réglementaires relatifs à ces déchets, leur évacuation en décharge agréée et la pose d’une clôture autour du site”.

Le début d’une reconversion en projet depuis octobre 2015, destinée à lutter contre l’installation régulière de gens du voyage. Ceux-ci trouvaient là une alternative à l’aire de grand passage imposée à Marseille par la loi. “Ce terrain est situé en zone inondable et à proximité de l’usine Arkema. Après de longues discussions, nous avons enfin l’autorisation de la préfecture pour installer ce site de moto-cross. Nous pouvons commencer à nettoyer, mais pour nettoyer il faut d’abord gardienner”, a expliqué la semaine dernière Valérie Boyer, maire du 11/12, pour justifier la lenteur de la concrétisation. On peut aussi penser qu’il aurait fallu commencer par gardienner…

De fait, cette délibération vient clôturer un fiasco, celui d’une opération qui ne devait rien coûter. La transformation du stade en terrain de moto-cross doit être prise en charge gratuitement par une entreprise, ECT Provence, qui réutilise des gravats du BTP. Ironie de l’histoire, elle fait l’objet d’une plainte de la ville de Marseille pour l’immense dépôt non autorisé dans les collines de la Nerthe, révélé par Marsactu

Bel Horizon, les dessous de l’autoroute A7 et Plombières en rénovation

Lors de la présentation à la presse du nouveau directeur général d’Euroméditerranée, la présidente de l’établissement public, Laure-Agnès Caradec a noté les éléments encore à finir sur le périmètre d’Euromed 1 : le parc de la porte d’Aix, la piscine d’Arenc, l’école régionale des métiers… Parmi les dossiers votés par le conseil municipal, figurent quelques uns des maillons encore manquants. C’est le cas de l’îlot Hoche/Caire et de la rue Kléber qui font partie de la sous-face de l’autoroute A7. C’est également le cas de la tour Bel Horizon, une copropriété dégradée qui fait face à l’hôtel Toyoko inn et fait partie des tours-signaux du périmètre.

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