Les bouquinistes quittent définitivement la place Carli

À la une
Hugo Lara
6 Juin 2012 13

Les bouquinistes de la place Carli démontent actuellement les baraques installées là depuis plus de soixante ans. Sommés de quitter les lieux depuis le 1er juin, les exploitants des petites échoppes en métal rouillé sont contraints de les désosser une à une sous les yeux des derniers clients. Certains d'entre eux regrettent d'ailleurs leur départ, les estimant intégrées à l'âme du quartier.

Deux des onze commerçants devraient déménager leur étals de vinyles et vieux bouquins sur les Allées de Meilhan, dans de nouveaux stands conçus selon les recommandations d'un architecte. Les autres vendeurs n'ont pas souhaité poursuivre leur activité, préférant prendre leur retraite ou s'installer dans des boutiques.

La place Carli scindée en deux

L'adjointe au maire aux marchés et emplacements Martine Vassal dit attendre de recevoir les "plans et images de synthèses" des nouvelles guérites pour autoriser leur installation. Ces nouvelles structures seront entièrement financées par les commerçants. Les sommes engagées pourraient cependant être compensées par une exonération des droits d'emplacement qui sera proposée par l'élue au prochain conseil municipal. Dès le mois de septembre, on devrait donc pouvoir à nouveau chiner les anciens numéros de Marvel Comics où le Pif Gadget de ses dix ans.

La place Carli, elle, ne devrait pas bénéficier d'un traitement particulier. Ce petit espace ceinturé par des murs aux ornements classés, n'est plus entretenu depuis de nombreuses années. On aurait pu espérer une requalification en place piétonne dans la continuité du cours Julien, laissant se dévoiler la majestueuse façade du Palais des Arts attenant. Il n'en sera donc rien.

Les bouquinistes se déplacent uniquement pour permettre au conservatoire de musique qui détient une partie de la place, d'agrandir son parking en avançant les grilles de l'établissement, actuellement en rénovation. Quand au reste du square, Martine Vassal a évoqué sans certitude "la création d'un rond-point", la transformation de l'espace urbain étant une compétence de la communauté urbaine.

Article en accès libre

Soutenez Marsactu en vous abonnant

OFFRE SPECIALE – 2 MOIS pour 2€

Si vous avez déjà un compte, identifiez-vous.

Hugo Lara
A grandi des les collines du Rove, passé par Marsactu en stage. "Je m'en vais pour mieux revenir. Marseille restera toujours mon port d'attache. Je suis très attaché au patrimoine urbanistique éclectique de Marseille."


Commentaires

Vous devez être vous-même abonné pour écrire un commentaire sur un article réservé aux abonnés.

Ajouter un commentaire

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire