L’embarrassant amiante des trois immeubles effondrés de la rue d’Aubagne

Enquête
le 23 Jan 2020
8

Entreposés depuis plusieurs mois sur un terrain d'Euroméditerranée, aux Crottes, les gravats des trois immeubles de la rue d'Aubagne doivent désormais être mis en décharge. Or, ils contiennent de l'amiante et doivent être stockés dans un site classé. Cette présence d'amiante est une des inconnues de l'instruction judiciaire en cours.

Une entreprise de désamiantage dans les parties communes d'un immeuble de la rue d'Aubagne, situe face aux effondrements. Les immeubles qui sont tombes contenaient de l'amiante, qui s'est dispersé dans la zone alentour. Aucune information n'a circulé officiellement à ce sujet : la propriétaire d'un appartement de cet immeuble en a entendu parler par un ami. Photo Anthony Micallef

Une entreprise de désamiantage dans les parties communes d'un immeuble de la rue d'Aubagne, situe face aux effondrements. Les immeubles qui sont tombes contenaient de l'amiante, qui s'est dispersé dans la zone alentour. Aucune information n'a circulé officiellement à ce sujet : la propriétaire d'un appartement de cet immeuble en a entendu parler par un ami. Photo Anthony Micallef

Cela tient en quelques lignes d’un langage froid et technique en bas d’un rapport soumis au vote des conseillers municipaux, le 27 janvier. « Le budget prévisionnel de l’opération est estimé à 1 135 000 euros hors taxes comprenant notamment le conditionnement, le transport et l’enfouissement de 2 600 mètres cubes de déchets amiantés, des sondages complémentaires ainsi […]

Contenu réservé aux abonnés au journal

Offre découverte 1 € le premier mois puis 6,99 €/mois JE M'ABONNE

Si vous avez déjà un compte, identifiez-vous

Commentaires

Vous devez être vous-même abonné pour écrire un commentaire sur un article réservé aux abonnés.

  1. Vincent Squale Vert Vincent Squale Vert

    Un peu léger non comme quoi l’amiante ne serait pas volatile car lié aux dalles en lino…. La colle est en cause également. Et vu l’effondrement et la manipulation ensuite des éboulis , il y a eu dispersion…. Et on peut s’étonner que le stockage actuel soit certainement à l’air libre et non bâche sous atmosphère contrôlé. Quant à l’enfouissement plutôt que l’éradication de l’amiante, décision plus économique que durable et écologique. Quant à la procédure, c’est bien que les juges soient ouverts à l’extension de celles-ci mais on peut craindre un enlissement et un procès dans 10 ans non ?

    Signaler
  2. Pascal L Pascal L

    Volatil : Qualifie une matière, solide ou liquide, qui s’évapore facilement, susceptible de se résoudre en vapeur, en gaz. Donc l’amiante n’est jamais volatil. Il est en revanche susceptible d’être « pulvérisé » c’est à dire disséminé sous la forme de poudre en suspension dans l’air. Effectivement, mélangé à des plastifiants dans un lino il est peu susceptible d’être libéré. L’amiante à été utilisé massivement au XXe siècle. En dehors des utilisations intensives dans les matériaux de construction et le flocage des bâtiments neufs entre 1960 et 1980, il y en avait dans les convecteurs électriques, dans les plaques diffuseuses qu’on utilisait en cuisine pour réchauffer en douceur et surtout dans le fibrociment qui constituait les plaque de toit et certains tuyaux d’évacuation. Il y en a donc quasiment partout dans l’ancien mais pas forcément en grande quantité dans le très ancien et souvent apporté par les rénovations et les réparations.

    Signaler
    • L.D. L.D.

      LD
      Très bon commentaire de Pascal L.

      Signaler
  3. Malaguena/Jeannine Malaguena/Jeannine

    bon c’est pas top ce que je vais écrire mais pourquoi ne sont il pas allés les stocker dans le 8ème ou au roucas blanc

    Signaler
  4. Regard Neutre Regard Neutre

    Est-ce qu’un point d’arrêt contradictoire a été dressé entre l’Etat et la ville pour valider, le volume,le tonnage et la nature des déblais évalués dans l’étude qui sera présentée au conseil municipal?

    Signaler
  5. jacques jacques

    Depuis que je sais ça, je panique chaque fois que je tousse. Là, on est dans le délire le plus total, et on voit bien où veulent en venir les petits malins qui courent chez leur avocat parce que le lino du taudis d’en face est possiblement composé d’un poil d’amiante « non volatil ».
    Quand on sait ce qu’ont avalé pendant des décennies les travailleurs de la réparation navale et les ouvriers de chez Ferodo ou d’Amisol sans que jusqu’il y a peu on s’en inquiète malgré d’innombrables dècès, j’hésite entre l’envie de gerber ou le plus profond mépris pour ces guignols.

    Signaler
    • Pascal L Pascal L

      Totalement d’accord avec vous !
      D’autant que dans le quartier de Noailles, on risque peut être un cancer du poumons davantage à cause de tous les fumeurs que l’on croise (dont une bonne part de ceux qui viennent au ravitaillement) et du tabagisme passif qui en résulte. Je crois n’avoir jamais vu autant de fumeurs que dans les rues de ce quartier.

      Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire