Le sort des Fralib suspendu à la balance de la justice

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le 29 Jan 2013
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Le président de la cour d'appel d'Aix-en-Provence a organisé la partie comme un match de football ce mardi matin. Deux mi-temps de quarante-cinq minutes pour que les salariés puis la direction de l'usine de Fralib à Gémenos puissent chacun développer leurs arguments sur la validité ou non du troisième plan social ou "plan de sauvegarde de l'emploi". Les arguments des deux parties sont globalement les mêmes que ceux développés à Marseille en première instance. C'est sur cette base que le tribunal tranchera le 28 février.

Seule réelle modification depuis lors, la publication d'un rapport de l'inspecteur du travail que la précédente majorité gouvernementale avait retenu dans les tuyaux. L'exposé de ce fonctionnaire ressemblait fort à un réquisitoire contre Unilever, comme nous l'avions détaillé à l'époque. Nous avons donc interrogé Me Ghenim, l'avocat du comité d'entreprise à la sortie de l'audience sur ce point et quelques autres.

 

 

Côté Unilever, la multinationale propriétaire de Fralib, on considère que ce rapport n'est pas valable car le seul organisme habilité à émettre des remarques sur un Plan social d'entreprise est la Direction régionale des entreprises, de la consommation, de la concurrence, du travail et de l'emploi. Une Direccte qui, selon les révélations d'un fonctionnaire au Parisien, avait été empêchée de donner son avis par l'ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand. Mais, l'entreprise n'a cure de la polémique et se borne aux faits, comme l'a souligné Me Deschaud.

 

 

Pour les deux premiers PSE, les "Fralibiens" – comme ils se sont eux-mêmes surnommés – l'avaient emporté en appel. Un troisième échec compliquerait une nouvelle fois la tâche d'Unilever qui poursuit les négociations en préfecture au sein d'un comité de suivi et d'un comité d'engagement qui traitent du reclassement des salariés comme de la revitalisation du site. Mais cela n'offrirait pas de solution pour les salariés dont une petite centaine milite toujours pour une reprise de l'entreprise sous la forme d'une coopérative. Le dossier semble très compliqué et le soutien fort affiché par le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg en juin s'est petit à petit étiolé. Une décision favorable aux salariés le 28 février pourrait relancer la machine.

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Commentaires

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  1. Germanicus33 Germanicus33

    Il serait temps d’en finir et de faire repartir la production de ce thé écologiquement conditionné….

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  2. Anonyme Anonyme

    Décidement, les Fralibs ce n’est pas la tasse de thé des bloggueurs.

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