Un cycliste agressé veut faire de son procès un plaidoyer pour le vélo

Actualité
le 12 Juin 2018
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Le tribunal de grande instance doit se prononcer ce mardi sur l'agression d'un cycliste. L'association Vélos en ville, dont fait partie la victime, compte bien se porter partie civile pour faire de cette affaire une illustration de la sous-considération des cyclistes à Marseille.

C : Couple et cycliste sur corniche

C : Couple et cycliste sur corniche

Ce mardi matin, au tribunal de grande instance de Marseille, s’ouvre un procès peu commun. Celui d’un cycliste agressé violemment pour avoir pris en photo un obstacle sur la piste cyclable sur laquelle il circulait. Si elle découle d’une histoire peu ordinaire, cette audience risque bien de soulever une problématique bien plus large que le simple fait-divers : celle de la place très restreinte faite aux cyclistes à Marseille.

Nous sommes le 22 juillet 2017. Le Tour de France s’apprête à passer par Marseille. Cyril Pimentel, coordinateur de Vélo en ville, association qui œuvre pour développer ce mode de transport à Marseille, doit se rendre au stade Vélodrome pour y tenir un stand d’information. Alors qu’il roule tranquillement sur la piste cyclable située sur le terre-plein de l’avenue du Prado, à quelques mètres du rond-point, il se retrouve gêné par des hommes qui installent une terrasse de café.

« Je n’ai pas eu d’autre choix que la fuite »

Outré, le cycliste décide de s’arrêter pour prendre une photo. « Je fais régulièrement cela, pour en discuter après en interne avec les autres membres de l’association, et aussi, mais beaucoup plus rarement, pour illustrer des courriers aux pouvoirs publics ou appuyer des demandes. Il ne s’agit en aucun cas de délation ». Ce jour-là, Cyril Pimentel ne se rendra pas au stade Vélodrome comme prévu, mais finira sa course à l’hôpital européen.

« J’étais encore sur mon vélo, en train de faire la photo, quand deux hommes sont arrivés derrière moi, se souvient encore précisément Cyril Pimentel. Ils me sont tombés dessus et m’ont roué de coups sans même essayer d’entamer un semblant de discussion. Je n’ai pas eu d’autres choix que de laisser mon vélo et de prendre la fuite. » S’il s’en sort sans blessure grave, Cyril Pimentel ne ressort pas pour autant indemne de sa mésaventure. « L’oreille explosée, des éraflures et un jour d’ITT », précise le cycliste. Contacté, l’avocat des deux agresseurs présumés n’a pas répondu à notre demande d’entretien.

Pour l’association Vélos en ville, qui compte 1600 membres et va se porter partie civile à l’audience, il ne s’agit pas là d’un cas isolé mais d’une histoire représentative d’un problème qui touche toute la ville. « Sur le Prado, Michelet, Lieutaud, il n’y a aucun aménagement régulier pour les cyclistes ou alors avec les piétons sur le trottoir, entame Valentin Loret, avocat de l’association. Nous allons essayer d’élever le débat. Les Marseillais ne sont pas plus méchants qu’ailleurs mais la ville a énormément de retard sur les aménagements. Cela devient très tendu pour les cyclistes à Marseille, qui se retrouvent coincés entre les automobilistes et les piétons. »

Marseille, en queue de peloton

Illustration parfaite de cette situation, en 2009, la piste cyclable sur laquelle circulait Cyril Pimentel avait tout simplement été… interdite aux cyclistes. Une interdiction qui faisait suite à une décision du tribunal administratif, saisi par un piéton en colère. Depuis, les choses ne se sont pas vraiment arrangées. Des classements en tout genre placent régulièrement Marseille en queue de peloton lorsqu’il s’agit du « climat vélo ». Le dernier en date, réalisé en mars par la fédération des usagers de bicyclette (Fub) classe la deuxième ville de France 315 sur 317… assorti d’une mention « climat vélo très défavorable ».

Tandis que Lyon ou Paris comprennent entre 600 et 700 kilomètres de pistes cyclables, la métropole Aix-Marseille, en charge du réseau, en compte 130. Seulement 80, estime de son côté l’association Vélos en ville qui a déjà fait condamner à plusieurs reprises la métropole pour son manque d’infrastructures dédiées aux modes de déplacement « doux » ou « actifs ». Ces procès portaient notamment sur le non-respect de l’article 228-2 du code de l’environnement qui oblige à la création d’itinéraires cyclables lors de la réalisation ou la rénovation de voirie.

« Ce procès est la preuve que le vélo est sous-considéré ici »

Interrogé par La Provence sur le sujet en mars, le vice-président à la mobilité de la métropole Jean-Pierre Serrus déclarait ceci : « Dans les années qui viennent, nous allons créer un aménagement partagé ou une piste bidirectionnelle à chaque fois que nous ferons des travaux sur une voie, dans la mesure du possible. Mais les aménagements ponctuels ne font pas pour autant des itinéraires pour la pratique du vélo. Nous travaillons à l’aménagement d’itinéraires complets. » Cela concernerait, toujours selon l’élu, « 10 % du budget de 3 milliards dédié à la mobilité ».

Violence routière, verbale et physique

« La métropole ne fait rien pour les vélos. Tout juste le minimum légal. Concrètement, rien n’est prévu avant 2020, s’agace de son côté Philippe Buffard, vice-président de Vélos en ville. Ce procès doit prouve que le vélo est sous-considéré à Marseille. » Pourtant, depuis plusieurs années, des promesses sont régulièrement faites aux cyclistes [lire notre article sur le schéma directeur des modes doux de MPM de 2014] sans qu’aucune amélioration ne soient clairement visibles.

« En vélo à Marseille, nous avons affaire à de la violence routière : on nous klaxonne, nous frôle, nous pousse au feu, sans parler des obstacles sur les pistes. Mais nous sommes aussi confronté à de la violence verbale, qui va parfois jusqu’à la violence physique quand on reprend les gens ou que l’on veut faire respecter la piste cyclable, poursuit Cyril Pimentel. Au sein de l’association, nous sommes régulièrement confrontés à ce genre de témoignages, même si les gens ne portent pas souvent plainte. Les rues embouteillées ajoutent à l’énervement des gens et les vélos trinquent souvent ».

En 2011, une demande de constitution de partie civile de l’association, suite à un accident de la route, avait été acceptée par le tribunal. Pour Valentin Loret, la constitution de partie civile a cette fois-ci encore ses raisons d’être : « Nous demandons 1000 euros d’indemnité, pour préjudice moral mais aussi matériel car le bénévole n’a pas pu se rendre sur son stand. Mais l’important n’est pas vraiment là, nous souhaitons surtout faire de cette affaire un symbole. La période estivale débute et nous devons faire passer un message : il faut être plus vigilant quant aux vélos. Ce mode de transport doit avoir sa place à Marseille ». Sa place qui se trouve actuellement entre les chaises des cafés, les pots d’échappement des voitures et face aux sautes d’humeur des automobilistes et tenanciers de bar.

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Commentaires

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    • petitvelo petitvelo

      Il en existe au moins quelques uns.

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    • BerezinaTT BerezinaTT

      Angle Blancarde-5 avenues, l’un des rares exemples de sas vélo. La pratique gagnerait à être répandue, tout comme la sensibilisation des cyclistes au respect des feux, et de la signalisation routière en général… La majorité des cyclistes que je croise sur les routes marseillaises semblent ignorer qu’ils sont soumis au même code de la route que les autres usagers !

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  1. Titi du 1-3 Titi du 1-3

    Merci d’évoquer ce scandale de plus sur la mobilité marseillaise (et plus généralement provençale)…….

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  2. barbapapa barbapapa

    J’abonde, usager du vélo avec quelques dizaines d’années d’expérience de conduite automobile, avec une pratique très « cool » du vélo en ville, je suis souvent pris à partie … pour rien ! Céder la priorité à un vélo à un croisement ou à un rond point rend certains hystériques, rouler à 30 kms/heure derrière un vélo dans des rues très étroites limitées à 30 kms/h rend certains dangereux et irresponsables, ouvrir violemment une portière sans regarder son rétro est pratique courante à Marseille, etc.
    Mais effectivement comme le dit l’article, la plus grande violence n’est pas le fait des automobilistes, mais celle de la ville ou de la métropole qui laisse les cyclistes sans protection aucune sur quasiment toute la ville : la Canebière, la Corniche, le cours Lieutaud, le Jarret, le bd Baille, le Prado (les voies cyclistes au milieu des piétons sur les 1er et 2e Prado sont insupportables !) sans parler des grandes voies de circulation vers les quartiers Nord le Merlan, la Rose, le Canet, Saint Antoine, etc.

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    • Savon Savon

      En effet, les quelques pistes cyclables aménagées sont souvent dangereuses ou impraticables.

      Celle de Paradis, non protégée, est une aberration, elle est constamment occupée par des camions de livraison et les deux-roues l’utilisent comme voie de dépassement.
      Celle du boulevard du Prado est partagée avec les piétons qui, il faut l’avouer, n’ont guère d’autre choix pour se déplacer, coincés entre la route d’un côté et le stationnement automobile de l’autre. Et pour celle qui « poursuit » sa route le long des plages, même combat avec les piétons en ajoutant qu’il faut traverser la route à trois ou quatre reprises, tout en évitant les portières au niveau de la pointe rouge.

      Je fais régulièrement du vélo sur les axes précités par Barbapapa (Canebiere, Corniche, Prado…) et tout aussi régulièrement, des automobilistes me frolent dangereusement ou klaxonnent, comme si ma seule présence en provoquait certains. Entre les pots d’échappement, l’absence d’aménagements et les comportements dangereux ou irrespectueux, il faut être sacrément motivé à Marseille. En attendant qu’il y ait une vraie volonté politique, je programme autant que possible mes sorties après 20h pour être plus tranquille…

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  3. mrmiolito mrmiolito

    Solidarité totale avec le CVV car tous les cyclistes ont subi le même genre de problèmes ! Quant aux promesses faites pour la ixième fois par la métropole, Monsieur Serrus peut découper ses schémas, promesses et autres planifications et se les ranger où je pense. Nous n’attendons plus rien de cette municipalité rétrograde et bagnolarde depuis des années, à part la retraite…

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  4. LaPlaine _ LaPlaine _

    Toujours les mêmes discours, les mêmes carences et les mêmes incompétences, depuis des lustres. Pour ce qui concerne les « sas » vélos aux feux, on peut déjà constater qu’il n’y a parfois pas de passage piétons correctement et proprement balisés et peints, alors les vélos… Cette ville n’est pas faite pour des comportements humains et apaisés, on en connaît le où les responsables…

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  5. Pascal L Pascal L

    Accident grave ce matin entre la gare et la fac St Charles : une cycliste écrasée par un bus. Les pistes cyclables autour de la gare, je n’en connais pas. Et pourtant du fait des nombreux usagers de la faculté et de la gare, et de tous ceux qui passent dans ce secteur pour se rendre au centre ville, il y a un énorme besoin.

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    • Tarama Tarama

      Il y a en une sur le trottoir au pied de l’esplanade. Certains soirs la police est garée dessus (profitant de deux potelets arrachés).

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  6. marseillais marseillais

    Bravo pour ce valeureux cycliste. Faire un procès à ces voyous, trés bien.
    Faudra un jour un grand procès public sur l’incurie de Gaudin et sa municipalité qui accuse dans tous les domaines des retards effrayants.
    Une belle revendication : interdire la voiture tous les dimanches entre l’Estaque et Callelongue !Que ça serait beau tous ces vélos en ville

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    • helene helene

      ce serait beau
      pour vous peut être; en tout cas tous les habitants/piétons qui n’ont pas de vélo n’ont pas à supporter le non respect du code de la route par les vélo ! ce serait bien d’en parler; qui brule quasi systématiquement les feux rouges, roulent sur les trottoirs, foncent dans des rues étroites sous le fallacieux prétexte que le vélo c’est sympa ! et bien non pas quand on est piéton

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      On peut passer des jours entiers quasiment sans voir un vélo à Marseille tant la ville leur est hostile. Ce mode y représente une part microscopique des déplacements. Mais ce seraient quand même les vélos la cause de l’insécurité des piétons ici. Au secours !

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    • LN LN

      @Helene : faisant du vélo régulièrement (malgré 2 accidents) je rejoins Electeur du 8e.
      Il y a CERTAINS cyclistes qui abusent et qui n’ont pas les réflexes de base en matière de respect et de cordialité.
      Parce que nous sommes contraints de rouler sur son terrain, le piéton se sent vulnérable car en effet plus rien ne le protège. C’est sûr qu’il suffit d’une fois.
      Je suis d’accord, il y a des tarés partout et à mon avis, ce sont les mêmes au volant. Mais tout de même, sur le petit nombre que nous sommes à pédaler (hormis peut-être l’été avec le Vélo) ce focus me semble énorme au regard de l’inquiétude que vous avez. Il y aurait des pistes cyclables dédiées aux seuls cyclistes, qu’elle disparaîtrait aussitôt.
      Mais toute généralité n’a rien de bon. Je ne me retrouve pas dans ce que vous dites. Pour ma part, je me sens de moins en moins en sécurité en voiture, à pieds et même en bus. Quant au vélo ET sur le trottoir, j’ai surtout peur des fous en scooter.
      Reste pas grand-chose en déplacements sécurisés….

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    • petitvelo petitvelo

      @helene
      Tout à l’heure c’est une voiture qui a pris le rond-point à l’envers qui a failli me tuer. Soyons honnêtes, dans un litige entre cycliste et automobiliste, il n’y en a qu’un qui risque vraiment sa vie.
      Les cyclistes sont souvent aussi automobilistes et vice-versa, on peut donc entrevoir le point de vue de l’autre assez facilement. Les turpitudes des piétons et vélos forcent à être très vigilants et à ralentir en ville et je trouve ça positif. Mais même en étant opposé à ce point de vue, en général on se rejoint sur un point: il faut un espace de circulation pour chacun pour diminuer les risques et efforts.

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    • BerezinaTT BerezinaTT

      Désolé mais je rejoins helene. Nier que la majorité des cyclistes, au même titre que la majorité des scooters, ignorent sciemment le code de la route et le respect dû aux autres usagers, c’est se voiler la face. Il y a un gros travail de responsabilisation à faire de ce côté-là. Le même travail est à faire du côté des automobilistes et des piétons sur les voies cyclables, mais de mon constat, je vois en moyenne 1 cycliste sur 15 respecter les feux, les Stop et autres contraintes de la route… Je suis un ancien pratiquant de roller sur route, et malgré un freinage beaucoup plus délicat à gérer que sur vélo, je respectais systématiquement les feux ! Pourquoi les deux roues se sentent-ils au-dessus du code de la route ?
      Dénoncer ces comportements ne m’empêche cependant pas de reconnaître que la ville est nettement sous-équipée en pistes cyclables, et que l’existant devrait souvent être isolé par des blocs de béton, pour prévenir l’empiètement d’autres usagers. Mais ne confondez pas tout, défendre les espaces dédiés et la sécurité due aux cyclistes ne veut pas dire défendre les cyclistes de manière inconditionnelle.

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      Il ne s’agit pas de défendre les (rares) cyclistes de manière inconditionnelle (il y a des cons partout, même parmi eux), mais de constater qu’il y a une hiérarchie dans les risques qui pourrissent la vie des piétons dans cette ville.

      Illustration par l’exemple, à partir de mon cas statistiquement non représentatif. Je ne compte plus le nombre de fois où, piéton, je dois marcher sur la chaussée, au contact de la circulation automobile car le trottoir sert de parking à bagnoles, ou encore forcer à mes risques et périls le passage pour traverser une rue car les passages piétons (et la priorité due aux piétons qui traversent) sont ignorés par les automobilistes. Par contre, je peux encore compter le nombre de fois où j’ai failli me faire heurter par un cycliste à Marseille : zéro fois.

      Je n’en dirais sans doute pas autant si j’habitais Strasbourg (que je connais bien), où la cohabitation des cyclistes et des piétons n’est pas toujours simple. Petite précision : on parle là d’une ville où 15 % des déplacements se font en vélo, et pas 0,2 % comme à Marseille…

      Il y a, enfin, des raisons objectives qui poussent les cyclistes à « griller les feux rouges », tant et si bien que cette possibilité leur est reconnue dans certaines conditions par le Code de la route : https://www.huffingtonpost.fr/jessica-dubois/pourquoi-les-cyclistes-grillent-les-feux-rouges-et-pourquoi-il_a_21657486/

      Mais plutôt que de s’en prendre aux cyclistes, prenons-en nous aux responsables de cette ville qui, depuis toujours, les méprisent ouvertement et refusent de leur faire la moindre place sur la voirie.

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  7. David Mateos Escobar David Mateos Escobar

    Le vice-président à la mobilité de la métropole Jean-Pierre affirme privilégier l’amenagement d’itineraires. Je ne suis pas sûr de comprendre l’itineraire qui a été mis en place entre l’obelisque de Mazargues et le rond point de l’avenue de Luminy. Intermitance des tronçons de piste réservée et arrêt définitif sur les 2 derniers km qui mènent aux facultés, dont la voirie est en cour de réfection depuis près d’un an avec notamment une voie réservée pour le BHNS et enfin quelques bouts de trottoirs par ci par là.

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  8. didier L didier L

    La mobilité et le vélo à Marseille, le retard considérable pris par la ville par rapport à d’autres grandes métropole, ne sont que le signe d’une absence de vision politique et stratégique dans cette ville. Gérée par un maire en fin de course, dominée par un syndicat nourrit de clientélisme et de petits et grands arrangements, Marseille comme toujours a 20 ans de retard. Ce que vous racontez dans cet article relève de méthodes de voyous … On ne discute pas on frappe ! Les cyclistes plutôt paisibles et pacifistes ont évidemment beaucoup de peine à  » communiquer » avec les  » mia » du Prado et d’ailleurs, accros à leur voiture. Sorte de choc culturel … La voiture est toujours un  » attribut » social à Marseille, quand ailleurs pour les nouvelles générations ne pas avoir de voiture devient à la fois une liberté et un luxe. 20 ans de retard je vous dis, plus peut-être, mais comme – malgré tout – on aime Marseille disons que  » ça va s’arranger ». Bravo d’aller en justice !

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  9. Cabri Cabri

    Amis cyclistes, vos arguments sont vrais mais de votre côté merci de respecter LES PIETONS

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  10. Bibliothécaire Bibliothécaire

    Télescopage des évènements avec cette malheureuse écrasée par un bus ce matin à St-Charles… J’ai été récemment pris à partie car je roulais quai de Rive-neuve sur la voie de bus !! Par un automobiliste (semi-officiel si son talkie justifiait qqch) ! On aurait dit que j’étais la cause des énormes embouteillages de ce dimanche matin 😀

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    • Tarama Tarama

      Vous voulez dire qu’il vous a reproché d’être sur un des rares endroits où un cycliste a officiellement sa place à Marseille ?

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    • Bibliothécaire Bibliothécaire

      Oui. Un dimanche midi, heure de grande affluence. J’ai relevé la tête et vu le panneau Bus+vélo devant moi…

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  11. Doc Boxk Doc Boxk

    Le seul point commun entre le vélo et l’absence de politique des transports « doux » du maire de Marseille, c’est la roue libre. Et il en connaît un rayon. En termes d’absence de vision, pas de souci, il dispose du bon braquet. Mais pour l’aménagement de pistes cyclables, ça déraille totalement.
    Pour nos amis cyclistes sur l’avenue du Prado, un progrès serait déjà de refaire correctement la signalétique au sol. Nombre de piétons ne savent pas en toute sincérité qu’ils sont sur la piste cyclable. Mais la peinture cela demande une certaine volonté … politique ?

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    • LaPlaine _ LaPlaine _

      Excellent. N’oublions pas que dans le cadre local, notre bon maire n’a pas souvent la tête dans le guidon et qu’il est souvent difficile de le mettre en selle..

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    • Magnaval Magnaval

      La piste cyclable n’a RINE A FAIRE sur les trottoirs du Prado. la ville croyait s’en tirer à bon compte en mettant un coup de peinture, mais une piste cyclable ne peut être installée qu’aux dépens des automobiles, pas des piétons.

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    • LaPlaine _ LaPlaine _

      Les pistes cyclables « partagées » sur les trottoirs, incomplètes ou à contresens criminogène (Paradis) font toutes parties du même fiasco de l’ère Gaudin. « On » ne veut pas fondamentalement réduire la place de la voiture à Marseille pour des raisons électoralistes indignes et parce « qu’on » a été incapables au fil des décennies de développer un réseau de TC digne de ce nom et de cette ville. Les piétons, les PMR et les cyclistes sont les premières victimes de l’incurie gaudiniste.

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    • Tarama Tarama

      Les pistes cyclables sur les trottoirs sont du foutage de gueule.
      Les double-sens cyclables, comme rue Paradis, se font dans tous les coins civilisés.

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    • petitvelo petitvelo

      J’abonde dans l’hypocrisie des pistes sur trottoir du Prado et de Michelet. Un cycliste n’est pas un flaneur, il est aussi pressé, voir plus que n’importe quel automobiliste. La place du vélo sur ces axes est la contre-allée: les automobilistes pressés roulent sur l’avenue à 50km/h maxi (?), les autres prennent la contre-allée à maxi 30 km/h (!!), et patientent quand quelqu’un se gare, un vélo ne roule qu’à 20km/h, … mais pour cela il ne faudrait pas baisser les ralentisseurs comme au niveau du carrefour avec Duveen, il faudrait mettre des radars automatiques de vitesse, … bref gérer un peu les choses

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  12. picto13 picto13

    Il y a quelques années, un adjoint au maire abordait le sujet des pistes cyclables dans ces termes : « Pourquoi faire des pistes alors que pour faire du vélo, il y a le parc Borély ? »
    Je crois qu’ils n’ont toujours pas compris qu’un Marseillais qui se rend au travail à vélo prend moins de place qu’un Marseillais qui prend sa voiture. Et chez les piétons, le discours « les cyclistes sont dangereux, ils sont tous les droits, etc. » se répand tristement et dangereusement dans cette ville toujours « pensée » pour la voiture individuelle. N’oublions pas que les CIQ ont refusé qu’on construise une piste cyclable sur la Corniche lors de sa rénovation, sous prétexte que les vélos gênaient les voitures…. A Marseille, non seulement on a trente ans de retard sur les transports « doux » par rapport aux autres villes européennes, mais on part en marche arrière en accélérant !

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  13. petitvelo petitvelo

    Je le trouve bien gentil moi ce monsieur Pimentel. Il se fait tabasser sans sommation par des types à la solde d’un cafetier qui devait au minimum ne pas se sentir dans son bon droit, et il se défend d’être un délateur. Mais la délation au sens péjoratif, c’est dénoncer son voisin qui cache des juifs en 1942, pas essayer de constater la violation des droits collectifs et leur impact direct sur soi-même.
    Dénoncer une organisation qui s’arroge l’espace public ça devrait être un devoir civique ! Quand la fourrière et la police seront t’elles dimensionnée correctement ? Pour occuper l’espace public il faut pouvoir montrer son arrêté sinon c’est saisie du matériel et PV, et quand une automobile est sur une piste cyclable, un trottoir ou un passage piéton c’est fourrière et PV. Il risque quoi notre édile à faire ça ? Ne pas être ré-élu ? c’est peut-être au contraire le plus sûr moyen de sauver des vies, et de laisser une marque positive sur la Ville … parceque sinon EuroMed c’est l’Etat, et le reste que des centres commerciaux . (La L2 est hors-concours vu les délais)

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    • petitvelo petitvelo

      Et j’oubliais le plus important: à toute heure et y-compris les jours de match de foot … et en plus ça fera des sous pour Vinci, Q-park et leurs amis !

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