Le département construit un budget nourri par l’emprunt et plombé par la crise

Actualité
le 30 Avr 2020
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Déjà repoussé de décembre à avril, le vote du budget de la collectivité présidée par Martine Vassal aura finalement lieu en juillet. Entre-temps, la crise sanitaire et économique est venue chambouler les prévisions, qui tablaient déjà sur un emprunt record de 550 millions d'euros.

Le siège du conseil départemental. (Image LC)

Le siège du conseil départemental. (Image LC)

L'enjeu

L’exécutif va devoir composer entre des recettes fiscales en berne du fait de la crise et l'appel à jouer un rôle d'amortisseur social, au-delà des 37 millions d'euros pour les petites entreprises.

Le contexte

Bien plus solide financièrement que la Ville et la métropole, le conseil départemental voit toutefois sa dette s'accroître depuis plusieurs années, pour dépasser le milliard d'euros début 2020.

Le conseil départemental n’aura jamais voté son budget aussi tard. Son contenu n’aura jamais été aussi incertain. Il n’aura jamais autant bâti sur l’emprunt. C’est la maxime inédite qui sous-tend les travaux budgétaires du département en ces temps de crise sanitaire, économique et sociale. « On en rajoute tous les jours, souffle Didier Réault, vice-président LR […]

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Commentaires

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  1. Neomarseillais Neomarseillais

    Je n’ai pas compris la somme « nouvelle » que le département s’apprête à emprunter pour financer ce budget…

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    • Julien Vinzent_ Julien Vinzent_

      Bonjour, c’est assez complexe en effet. Il était prévu un emprunt de 550 millions d’euros, avant la crise sanitaire. Mais comme expliqué dans l’article, comme sa fixation est basée sur des hypothèses prudentes, ce plafond n’est souvent utilisé que de manière partielle (50 % l’année dernière), ce qui aurait donné 275 millions. Cette année, du fait de la crise, il devrait cependant être davantage sollicité, sans que l’on sache encore à quel niveau précisément.

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  2. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Le discours politicien traditionnel de la droite, c’est que la gauche serait dépensière tandis qu’elle serait bonne gestionnaire. Curieusement, ici, la dette de la Ville de Marseille, gérée par la droite, est astronomique, tandis que celle du département, géré par la droite, s’alourdit lentement (?) mais sûrement. Il y a donc une erreur quelque part. Mais où ?

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  3. jasmin jasmin

    Ca sent l’augmentation des impôts. Les choses semblent à l’envers à Marseille. Les gens votent à droite, non pas pour que les élus appliquent des principes de droite tels que diminution des taxes et impôts et développement du commerce et de l’industrie, mais pour qu’ils appliquent des principes de gauche, tels que augmentation des aides aux plus démunis.
    Je pense qu’il y a en fait une très bonne raison pour faire ainsi. Ils savent que la population est majoritairement pauvre et qu’elle ne paie pas d’impôt. Il n’y a pas grand chose comme industrie, le port est mort avec les affaires parties à Gènes après le blocage des dockers, il n’y a pas de recettes sauf à faire payer la population qui paie des impôts et qui est, a priori, plutôt de droite et qui votera à droite. Les gens se disent donc autant voter à droite, parce que ces élus ne vont pas se braquer les riches, et ils n’ont aucune autre solution que de taire la gronde en leur donnant des miettes et des masques, et prendre dans la caisse pour leurs copains et réseaux.

    J’aimerais bien savoir si mon analyse parle à quelqu’un ou s’il y a une autre explication au vote à droite sur Marseille, la ville pauvre.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Malheureusement le vote à droite (et à l’extrême droite )de celles et ceux qui auraient intérêt aux politiques publiques de gauche n’est pas un phénomène marseillais… Berlusconi, Salvini, Trump, et bien sûr le RN en France…
      A Marseille les plus pauvres ne votent pas du tout… et à Marseille comme ailleurs le vote de gauche est plutôt un vote de « classe moyenne » cultivée et c’est d’autant plus vrai qu’il est « très » à gauche.
      Par ailleurs, rappelons que les « pauvres » paient des impôts, même s’ils sont épargnés par les impôts locaux. Le principal impôt en France c’est la TVA et tout le monde le paie. En revanche les pauvres bénéficient moins des services publics, souvent par ignorance de leurs droit, et de toute façon parceque leur moindre autonomie sociale ne leur permet pas de bénéficier de ce que la société met gratuitement à leur disposition avec l’argent de leurs impôts (aussi).

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  4. SELDON SELDON

    Les 37M€ d’aides aux entreprises laissent songeur quand on sait que le
    Département ne dispose pas de la compétence de développement économique…

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      Certes, mais nous avons la chance, ici, d’avoir une présidente multi-compétente qui se dit « issue du monde de l’entreprise » : il est donc normal qu’elle entende mettre sa multi-compétence au service des entreprises et qu’elle fasse profiter celles-ci du talent qu’elle a mis à faire prospérer la sienne. Oups !

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    • SELDON SELDON

      Sauf qu’elle ne respecte pas la Loi et donc cette aide met en danger les entreprises car si contrôle il y a c’est pas au département qu’on demandera de rembourser. D’ailleurs aujourd’hui même lors d’une conférence de presse de l’UPE 13 Mme Vassal a fait marche arrière…tout ça pour ça.

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