Le crépuscule d’un maire sur un air de campagne
Jean-Claude Gaudin présidait ce lundi l'ultime conseil municipal de 25 ans de mandats. Entre éloges et polémiques politiques, il a fait ses adieux à l'hémicycle où il a fait ses premiers pas en 1966.
Jean-Claude Gaudin lors de son dernier conseil municipal, le 27 janvier 2020. (Photo : Emilio Guzman)
L'enjeu
Ce 27 janvier, Jean-Claude Gaudin présidait la dernière séance du conseil municipal. Il a fait ses adieux à une fonction à la conquête de laquelle il a consacré sa vie.
Le contexte
Le dernier conseil de l'ère Gaudin se tient à un moment où la droite est déchirée entre deux candidats. L'adieu au maire a forcément laissé sa place à la polémique électorale.
"Il est 13 h 30 ! Ouh la la..." Jean-Claude Gaudin sort par la petite porte, à petits pas, ralenti par les douleurs de l'âge. Ses fidèles sont là pour lui tendre le bras. Yves Moraine, le président du groupe majoritaire et Alain Blanc, l'huissier qui amène et emporte les délibérations, l'aident dans le petit escalier en tunnel qui débouche dans l'hôtel de ville historique.
Avant de les rejoindre, Gaudin s'arrête et regarde les noms de ces prédécesseurs qu'il a fait inscrire sur l'immense pan de mur qui fait face au perchoir. Avec les derniers journalistes de la presse écrite, il s'attarde sur cette liste de noms où le sien figure. "Il y a le long intermède où ce sont des préfets qui sont inscrits, après la mise sous tutelle de la ville. Mais ils ont dû aller chercher l'ancien maire, Henri Tasso, parce que présider les débats, ça, un préfet ne peut pas le faire". Dans quelques mois, une date clôturera son règne, ouvert voici 25 ans. Et le nom de sa ou son successeur s'inscrira à sa suite.
Entre petites phrases, louanges et huées
Après un quart de siècle d'exercice du pouvoir sans partage, cette dernière séance s'est tenue sur ce fil tendu entre la page d'histoire qui s'écrit et les péripéties de la campagne en cours. Au-delà des discours, des petites phrases, des huées dans et hors de l'hémicycle, l'histoire retiendra peut-être l'important dispositif policier mis en place autour de l'espace Bargemon, avec plus d'une dizaine de cars de CRS, stationnés sur le Vieux-Port et, à l'int . . .
Une sortie médiocre et sinistre, à l’image du personnage et de son bilan politique. L’article le rend bien, la photo encore plus.
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Où l’on apprend que, loin du regard des électeurs marseillais, Gaudin discutait tranquillement avec Ravier… à l’abri du « scanner à suspicions des élus ».
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On revient toujours à ses premières amours
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je trouve ça consternant, insupportable, et parfaitement déplacé cet espèce d’hommage à un maire, vieillissant aujourd’hui, mais pas en ….1966 !!!
ces thuriféraires sont frappés d’amnésie ….
pendant des années, des décennies, il a en quelque sorte quasi détruit la ville, pour ses intérêts et ceux de ses amis.
les reportages de france 2 samedi, et d’autres, sont largement dégoulinants sur ce natif de mazargues qui n’y habite plus depuis des siècles !! quelques bémols pour atténuer, mais honteusement insuffisants.
r.i.p. le maire et tous ses nuls.
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Quel artiste! Raimu n’aurait pas fait mieux comme acteur! Comme maire c’est à voir, mais il est un peu trop tard pour cela. Le talent de cet homme à s’attirer les sympathies et bien réel; c’est sans doute une des facettes de son efficacité électorale et de sa capacité à empaqueter ses adversaires. L’ovation finale unanime met mal à l’aise quand on pense au bilan calamiteux qu’il laisse et aux échanges musclés qui l’ont précédée. Peut-on séparer l’homme de son bilan?
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Réponse : C’est NON
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