Le centre d’hébergement d’urgence Forbin accablé par la précarité et la violence
Les salariés du centre d'hébergement Forbin dénoncent le climat particulièrement tendu qui y règne et des actes de violence répétés. Ils observent depuis début juillet un droit de retrait partiel. 248 hommes sans-abri y dorment chaque soir.
Vue d'une chambre au centre Forbin (Image Fondation Saint-Jean-de-Dieu)
Le centre d'hébergement Forbin est, avec l'UHU de la Madrague-Ville, le fusible de l'accueil inconditionnel des plus démunis à Marseille. Chaque soir, 248 hommes isolés et en grande précarité y trouvent refuge, après y avoir été envoyés par les services du 115. Une mission lourde qui se heurte aujourd'hui à des limites.
Depuis presque deux semaines, les salariés observent en effet un "droit de retrait partiel", suite à l'agression d'une cheffe de service par une personne hébergée. Voilà quelques mois que les incidents, plus ou moins violents sont devenus très récurrents, et l'équipe de travailleurs sociaux ne s'estime plus en capacité de répondre aux besoins de tous, ni en sécurité.
"Tous les signaux sont dans le rouge, confie une salariée sous couvert d'anonymat. On ne nous entend jamais, on encaisse. Maintenant, il nous faut réagir." Le personnel a interpellé ses partenaires et ses tutelles via un courrier envoyé début juillet :
Nous observons un contexte actuel extrêmement tendu dans lequel des incivilités répétées, des agressions verbales, des menaces (...), et à présent des agressions physiques mettent gravement en péril les salariés et leur santé. Les équipes dans leur ensemble s’accordent sur le constat que le contexte de . . .
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