L’association Schebba alerte sur la baisse de ses moyens pour aider les femmes précaires

Reportage
le 27 Nov 2025
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Alors que les financements publics dédiés aux associations s'effondrent, Schebba, active depuis quarante ans auprès des femmes précaires de la Busserine, tire la sonnette d'alarme. Sans soutien suffisant de l'État et des collectivités, elle tente aujourd'hui de trouver elle-même ses financements.

Habitante de la Busserine, Karima soigne sa coupe de cheveux pour la première fois depuis plus d'un an grâce à Schebba. (Photo : QM)
Habitante de la Busserine, Karima soigne sa coupe de cheveux pour la première fois depuis plus d'un an grâce à Schebba. (Photo : QM)

Habitante de la Busserine, Karima soigne sa coupe de cheveux pour la première fois depuis plus d'un an grâce à Schebba. (Photo : QM)

Autour de la table sur laquelle reposent des pâtisseries, Nina est la seule des trois salariées de l'association Schebba à être présente ce mercredi 26 novembre, dans ses locaux du quartier de la Busserine (14e arrondissement). L'association, qui aide et accompagne les femmes précaires depuis quarante ans, y a invité la presse pour dire son inquiétude face à sa situation financière. Trois salariées, c'est cinquante-deux de moins qu'en 2000. Depuis, les subventions publiques à destination des associations ont largement baissé. "On veut s'exprimer aujourd'hui, car on est très inquiètes. On est subventionné depuis des années par l'État, le département, la métropole et la Ville. Mais les pouvoirs publics ne nous donnent plus grand-chose, ce qui nous met en difficulté", expose Danielle Sautet Vitiello, vice-présidente bénévole de l'association. "Depuis dix ans, les subventions ont diminué de 70 à 80 %", précise Nina, en charge de la coordination au sein de Schebba.

Comme d'autres, l'association, née en 1986 pour accompagner les femmes des quartiers populaires dans leur émancipation et leur accès à leurs droits, bénéficie des subventions liées à la . . .

Quentin Mallet

Commentaires

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3 commentaires


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  1. Electeur du 8e ©

    Au fil du temps, les pouvoirs publics ont pris l’habitude de se décharger de l’action sociale sur des associations, devenues peu à peu les seules actrices de l’aide aux plus fragiles d’entre nous. Et désormais, ils leur coupent les vivres. Brillant !

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    • AlabArque

      Oui, c’est lamentable …
      Mais, de quoi vivent ‘les pouvoirs publics’ ?
      Du partage consenti (ou revendiqué) par celles & ceux qui ‘ont les moyens’ – contribuables citoyens ;-(

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    • AlabArque

      Oui, c’est lamentable …
      Mais, de quoi vivent ‘les pouvoirs publics’ ?
      Du partage consenti (ou revendiqué) par celles & ceux qui ‘ont les moyens’ – contribuables citoyens ;-(

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