Des travailleurs sociaux portent plainte contre le département pour violences sur mineurs
Foyers d'urgence surchargés, familles d'accueil en nombre insuffisant, manque de personnels accompagnants... En grève, des travailleurs sociaux de l'aide sociale à l'enfance dénoncent le manque de moyens et portent plainte contre l'État et le département pour violences volontaires sur mineurs.
Les travailleurs de la protection de l'enfance devant le commissariat de Saint-Just
Ils sont plus d'une cinquantaine de professionnels de la protection de l'enfance réunis devant le commissariat de Saint-Just lundi matin à 11 heures. Éducateurs spécialisés, psychologues, assistants sociaux, ils viennent déposer une plainte contre l'État et le département des Bouches-du-Rhône pour violences volontaires sur mineurs. Valérie Marque, déléguée CGT se charge de la déposition. "Le département nous donne des missions, mais pas le moyens de les accomplir. Sauf que les victimes sont des enfants en détresse qui se retrouvent sans foyer, sans famille d'accueil, voire sans logement du tout, et souvent sujets à la maltraitance. Nous avons déjà alerté le département mais la situation ne s'améliore pas. À ce stade, nous considérons cela comme de la maltraitance volontaire."
Depuis 2007, l'État a transféré au département les dispositifs de l'aide sociale à l'enfance (ASE). Ils doivent permettre aux enfants en détresse sociale de trouver des solutions d'hébergement et d'accompagnement durables, en famille d'accueil ou en foyer. À l'appel d'une coordination CGT et FSU, les personnels concernés . . .
Je trouve le dépôt de plainte justifié et intelligent pour arrêter cette situation intolérable. Bon courage et bonne chance!
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