L’administrateur judiciaire du parc Corot s’explique : « Je ne peux rien faire sans fonds »
Certains propriétaires du parc Corot lient les récents dysfonctionnements de cette copropriété fortement dégradée à la nomination d'un administrateur judiciaire. Pour la première fois, Vincent Gillibert s'explique sur sa mission et revient sur les freins qu'il rencontre.
Depuis janvier, les 650 logements du parc Corot (13e) sont gérés par un administrateur judiciaire, Vincent Gillibert. Par décision de justice et en lien avec le tribunal à qui il rend régulièrement des comptes, il assume désormais le rôle des syndics professionnels, des conseils syndicaux à la fois pour la copropriété générale et pour la majeure partie des bâtiments, dont les A et C très dégradés. Pour Marsactu, il répond point par point aux interrogations et inquiétudes des salariés et copropriétaires du parc. Il dresse un tableau sévère de l'état de la copropriété.
Quelle situation avez-vous découvert en prenant en charge l'administration du parc Corot ?
J'ai été nommé le 13 janvier dernier, pour prendre l'administration provisoire du syndicat général et des particuliers des bâtiments du parc Corot, à l'exception du bâtiment D, le seul qui fonctionne normalement. J'ai découvert une situation de gestion calamiteuse, sans aucun fonds. Il y avait en particulier des impayés de salaires pour les deux personnes employées par le syndicat général qui ne sont plus payées depuis novembre. Or, je ne peux pas payer si je n'ai pas d'argent. J'ai donc dû proc . . .
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