La Ville obtient la condamnation de deux propriétaires de locations touristiques illégales

Actualité
le 3 Fév 2026
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La Ville de Marseille a obtenu la condamnation de deux propriétaires de locations touristiques de courte durée non déclarées. Les investisseurs sont condamnés à de lourdes peines d'amende et à remettre sur le marché 18 appartements, sous peine de déclencher une sévère astreinte.

Boites à clefs pour des locations saisonnières de type Airbnb, dans le centre ville de Marseille. (Photo : C.By.)
Boites à clefs pour des locations saisonnières de type Airbnb, dans le centre ville de Marseille. (Photo : C.By.)

Boites à clefs pour des locations saisonnières de type Airbnb, dans le centre ville de Marseille. (Photo : C.By.)

Et paf ! L’expression vaut autant pour le coup porté aux portefeuilles de multipropriétaires de locations touristiques illégales que pour l’acronyme qu’il sous-tend. La procédure accélérée au fond (ou Paf) rend exécutoire une condamnation dès lors qu’elle est signifiée aux premiers concernés. Sur ce point, la Ville de Marseille a réussi son pari en obtenant la condamnation de deux des propriétaires assignés devant le tribunal judiciaire de Marseille pour des locations illégales de meublés touristiques, en novembre dernier. Certes, les montants des amendes retenues in fine ne culminent pas jusqu’aux trois millions d’euros réclamés par Jorge Mendes, l’avocat de la Ville. “C’est normal, se satisfait le conseil de la commune, ...
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Commentaires

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  1. Cez Cez

    Ok les propriétaires sont condamnés car ils n’ont pas fait de déclaration de changement d’usage à l’urbanisme…

    Mais n’est ce pas trop tard ? Ils ont fragilisés les immeubles par les démolitions, transformé les étages avec des travaux probablement de mauvaise qualité, avec de toutes petites surfaces… bref des appartements ou des chambres individuelles bas de gamme, qui doivent re rentrer dans le marché de location longue durée…

    Sait on si la Ville refuse certaines demandes de changement d’usage pour réguler le nombre de Airbnb ? C’est légal ?

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  2. diasdominique diasdominique

    Une pensée pour les locataires du 31 rue Barthélémy, qui ont subi la brutalité de ces agissements, avec des travaux sauvages qui ont fracturé leur immeubles, qui les a obligés à évacuer leur logement en catastrophe un samedi de l’automne dernier, en plein anniversaire d’un enfant qui était logé là. On a tenté de lui sauver son anniversaire, et que l’évacuation soit la moins douloureuse possible. La consolation, c’était la solidarité des riverains et des amis venus en secours.
    L’immobilier à Marseille reste une jungle où les investisseurs se permettent de violenter les vrais habitants pour leur business cupide, marchands de sommeil de taudis ou de touristes.
    C’est le bilan d’une municipalité qui est vite redevenue bien molle, dès 2021, après avoir décapité la DPGR qui menait une lutte active contre l’habitat indigne et qui avait dénoncé au procureur une centaine de propriétaires malhonnêtes.
    Si je ressasse ça, c’est pas seulement que j’en ai été victime. C’est que 5 ans plus tard, on continue à avoir sans arrêts des appels aux secours d’habitants qui subissent ces violences. On les aide comme on peut. Les copro essayent de s’organiser mais c’est dramatique.

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