Plan écoles : la justice ouvre une enquête après un signalement du préfet pour « favoritisme »
Le « plan écoles » est visé par une enquête pénale, ouverte à la suite d’un signalement effectué à l’automne par le préfet d’alors, Georges-François Leclerc, révèle Blast. Un signalement transmis sous forme d’un courrier, accompagné de deux clefs USB. Leur contenu, écrit l’ancien préfet au procureur de Marseille le 15 septembre 2025, pourraient constituer des « délits de favoritisme par la Société publique des écoles marseillaises (Spem) ». Et notamment l’un des chantiers les plus symboliques de ce vaste plan piloté par la Ville : l’école Saint-André La Castellane, dans le seizième arrondissement. Et plus particulièrement, l’école provisoire mise en place en attendant la livraison de l’établissement définitif.
En cause ? Le chantier de la future école, confiée à l’entreprise italienne Percassi, a finalement dû être rompu au vu des retards qui s’accumulaient. Pour la rentrée de 2025, la Spem imagine donc déplacer les bâtiments provisoires d’un site voisin, le chantier de l’école Vayssière. Une telle acquisition pour la Ville (chiffrée à 1,4 million d’euros) nécessiterait une mise en concurrence, comme le précisent les services juridiques de la Spem. Mais ladite mise en concurrence n’a pas eu lieu, accuse le préfet dans son signalement. Le haut fonctionnaire cite notamment un échange de mails sur ce sujet entre deux dirigeants de la Spem, le premier disant au second : « Tu fais fi du délit de favoritisme. »
Le « plan écoles » avait été brandi comme le chantier prioritaire de la nouvelle majorité municipale. Ni la Spem, ni le maire Benoît Payan, président du conseil d’administration de cette dernière, n’ont répondu à nos confrères.
Source : Blast
Messieurs les anglais, tirez-vous les premiers
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