"La révolution du développement durable est lente mais s'accélère"

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le 6 Mai 2013
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Cuisiné à toutes les sauces, le concept de développement durable perd peu à peu son sens alors même qu'il sous-tend les enjeux essentiels de la survie de l'homme sur terre. Souvent renvoyé à un échelon macro économique lointain, ce développement durable que tout le monde appelle de ces voeux dépend à la fois d'une prise de conscience individuelle et collective.

Afin d'éclairer ces apparents paradoxes, les conseils de développement de la Communauté urbaine de Marseille, des Pays d'Aix et d'Aubagne organisent une série de trois conférences de haut niveau. Le second acte de ce cycle aura lieu le 14 mai prochain avec le professeur Léo Dayan, spécialiste de l'écologie industrielle.

Animateur de ces conférences et spécialiste de la transition énergétique, Gilbert Isoard, expose pourquoi l'échelle du territoire est pertinente pour agir en faveur du développement durable : "Les solutions sont liées aux actions que l'on mène tous les jours, chaque individu dans son rôle de citoyen mais aussi d'acteur des entreprises, de l'Etat, des collectivités et des autres organisations. Cela passe donc par la proximité".

Ce constat est tout aussi pertinent pour évoquer l'écologie industrielle, un sujet stratégique pour le département qui compte encore un important tissu industriel, vital économiquement mais facteur de production. Trouver des solutions durables à l'échelle locale, suppose donc que les mentalités évoluent. Pour cela, il faut convaincre le plus grand nombre, notamment en proposant des rencontres de ce type.

Prochaine rencontre, le 14 mai à 17h45 avec la conférence de Léo Dayan, directeur scientifique du laboratoire international Apreis et professeur à la Sorbonne sur "écologie industrielle et intelligence territoriale"  au siège de MPM, au Pharo, 58 bd Charles Livon, Marseille. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Inscription  par mail : contact@landcorner.eu  

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Commentaires

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  1. Céhère Céhère

    Le problème c’est qu’elle accélère (nettement) moins vite que les maux qu’elle est censée combattre.

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  2. Electeur du 8e Electeur du 8e

    Passer d’une vitesse nulle à celle de l’escargot, c’est déjà une accélération. Mais quand je prends les choses par le petit bout de la lorgnette et par des constats de “proximité”, que vois-je ?

    – Dans mon immeuble, le fameux tri sélectif des déchets ménagers, censé diminuer les volumes à incinérer, les gaspillages de matières premières, etc., est “réalisé” avec un je-m’en-foutisme désarmant.

    – Une célèbre marque de yaourts fait en ce moment une pub d’enfer pour ses nouveaux pots. Parce qu’ils sont (enfin) recyclables ? Non, parce qu’ils sont “beaux” ! Mais contrairement aux précédents, ils ne sont plus emboîtables après usage… Or les déchets polluent aussi par leur volume.

    – Je ne compte évidemment pas le nombre d’automobilistes qui laissent tourner le moteur de leur véhicule lorsque celui-ci est à l’arrêt pour plusieurs minutes.

    – Et quand un élu propose de lutter par la loi contre “l’obsolescence programmée”, tous les lobbies industriels se lèvent comme un seul homme pour dénoncer cette idée saugrenue…

    La “prise de conscience individuelle et collective” des enjeux du développement durable ? Si les spécialistes la voient, c’est qu’ils disposent de microscopes perfectionnés…

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  3. loulouvert loulouvert

    oui l’échelle du territoire est toujours pertinente, surtout quand on ne la définit pas !!!
    pour l’écologie industrielle, regarder ce qui se passe à Aubage. Ce sera surement plus intéressant qu’un gars qui s’écoute parlé même s’il parle bien comme Léo Dayan !!!
    l’article fait un contre sens manifeste sur l’écologie industrielle mais ce n’est pas grave tant que les usines à fantasmes ne tournent pas à plein régime !!!

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