La République en marche a huit députés dans les Bouches-du-Rhône mais toujours pas de parti
Après le débarquement de Corinne Versini à la tête de son antenne départementale, la République en marche cherche à bâtir un édifice politique plus solide pour faire face aux prochaines échéances, européennes et municipales. Pas simple.
Des militants LREM lors de la campagne pour les législatives. Photo CB
Voilà au moins un sujet qui fait l'unanimité. De l’adhérent de base au député, de l’animateur de comité local au cadre, tous sont d’accord : la République en marche doit se (re)construire dans les Bouches-du-Rhône. Lorsque le 10 septembre dernier Corinne Versini rend son tablier de référente départementale, sa démission – réclamée depuis plusieurs mois par nombre de marcheurs – acte deux ans de difficultés profondes à structurer le mouvement naissant. "Il faut tout bâtir. On ne sait pas encore se servir de ce mouvement, d’abord parce qu’il est jeune", note Yves Delafon, animateur de comité à Aix-en-Provence et opposant de longue date à l'ancienne cheffe.
Comme lui, de nombreux militants de la première heure laissent percer leur inquiétude. "Il y a de vrais questionnements sur notre fonctionnement interne et la verticalité de la structure", analyse Jean-Marc Maini, qui pilote un comité dans le 8e arrondissement de Marseille. "Pendant la campagne, on était parti sur du participatif mais . . .
Cette situation peut être dupliquée sur beaucoup de territoires pour LREM. Si rien n’évolue çà annonce une jolie déconvenue aux municipales.
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Et il avait fait quoi déjà le Modem, ce parti « ni de droite, ni de gauche » ?
En 2007, super élan populaire avec des T-shirt oranges: au premier tour des présidentielles 18,57%, pas loin de celui des finalistes de 2017.
En 2012, 5 ans plus tard, 9,13% aux présidentielles.
En 2017, il lui faut tordre un peu le bras du marcheur pour avoir 45 sièges à l’assemblée …
Les beaux jours d’LREM sont peut-être derrière eux !
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