La mairie de Marseille déroule le tapis vert au nouvel OM
Jean-Claude Gaudin et le président de l'OM Jacques-Henri Eyraud ont présenté ce vendredi le détail d'un accord "global". À côté d'un loyer revu (légèrement) à la hausse, il permet au club de dérouler sa stratégie de développement, qui passe notamment par une maîtrise plus grande du stade Vélodrome, aujourd'hui exploité par Arema. En attendant le résultat des négociations avec ce dernier, des travaux et le projet d'un musée sont déjà lancés.
La mairie de Marseille déroule le tapis vert au nouvel OM
"Avec votre prédécesseur Vincent Labrune, nous avons connu quelques soubresauts..." Prenant le nouveau président de l'OM par le bras, Jean-Claude Gaudin lui dit sa satisfaction que "cela se passe mieux". Ce vendredi, la mairie et le club ont officialisé un "accord de partenariat" en sept chapitres qui se veut une rampe de lancement pour un retour au sommet du club. Lequel assume son statut d'entreprise, dont le modèle économique passe par l'exploitation du Vélodrome afin de créer une "expérience" pour les fans. Avec pour la mairie l'idée d'amplifier son "rayonnement". Tour de stade.
Révision du loyer
Rénové à grands frais dans le cadre d'un contrat de partenariat public-privé conclu pour 35 ans avec Arema, le Vélodrome coûte cher à la mairie, plus de 12 millions d'euros par an. En tant qu'utilisateur principal de l'enceinte, l'OM doit verser un loyer qui permet d'atténuer cette charge. La convention signée en juillet 2014, arrivée à expiration à la fin du mois dernier, prévoyait un loyer de 4 millions d'euros par an. Le nouveau bail, signé là encore pour trois ans, le porte à 5 millions.
Un montant dont les conseillers municipaux socialistes Benoît Payan et Laurent Lhardit fustigent la faiblesse, comparée aux 8 millions d'euros recommandés par la chambre régionale des comptes et que la mairie s'était à l'époque engagée à "mettre à exécution" : "Ce sont 84 millions d’euros qui manqueront toujours aux finances de la Ville sur la durée du contrat de partenariat. Ces sommes s’ajoutent aux 12 millions d’euros déjà perdus lors du précédent bail."
Un chiffre caviardé de la Cour des comptes
À cette réaction attendue, Jean-Claude Gaudin a opposé une esquive surprenante : la Cour des comptes aurait, selon lui, contredit son antenne . . .
Où iront jouer et s’entraîner les utilisateurs actuels du stade du Cesne ? Dans un des très nombreux (ironie) stades municipaux de Marseille ?
De plus ce stade est plus petit que la Commanderie. Ce ne serait que pour les équipes jeunes ?
Borély ce serait une ineptie totale.
On peut noter le pilotage à vue de la mairie dans tous ces dossiers, avec des choix engageants des centaines de millions d’euros et remis en cause tous les trois ans.
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