La fondation Planque quitte Aix avec « tristesse » et 300 œuvres, dont des Cézanne et Picasso
Installée depuis quinze ans au musée Granet, la fondation Planque, un fonds privé suisse propriétaire de près de 300 œuvres d'art, dont des peintures de Paul Cézanne ou de Pablo Picasso, va quitter Aix-en-Provence dans les prochains mois. Un partenariat non renouvelé par la municipalité que regrettent les responsables de la collection.
La fondation Planque dans la chapelle des Pénitents blancs, à Aix-en-Provence. (Photo : AdC)
Ce dimanche 12 octobre a marqué la fin de l'exposition Cézanne au Jas de Bouffan du musée Granet à Aix-en-Provence. Plus de 350 000 billets ont été vendus depuis son ouverture en juin, selon les premiers chiffres communiqués par la municipalité. Cette rétrospective s'inscrivait dans le cadre de "Cézanne 2025", une série d'événements organisés par la Ville tout au long de l'année pour mettre en avant le travail de l'artiste. Mais, au-delà des plus de 130 peintures venues des quatre coins du monde pour l'occasion, ce sont d'autres tableaux qui ont suscité des discussions : ceux de la fondation Planque.
Ce fonds privé arrivé en 2011 à Aix-en-Provence dans le cadre d'une convention pour un dépôt de quinze ans, avec quelque 300 œuvres, dont deux aquarelles de Paul Cézanne et une quinzaine de Pablo Picasso, va en effet quitter la ville dans les prochains mois. L'information a été rendue publique en septembre dernier par un communiqué de la Ville, partagé par exemple dans Le Figaro ou La Provence. Mais dans les couloirs de la chapelle . . .
Intéressé par la novlangue je me demande ce que peut signifier « reconnaître que la collection a pu ressentir un côté déceptif » : donc une collection peut éprouver un sentiment, et il est possible de ressentir un côté ; mais de surcroît l’adjectif « déceptif », qui fait bien plus ouaneuguène que « décevant », fait office d’aveu inconscient. Ce mot n’a jamais voulu signifier autre chose que « trompeur ». Bref, le représentant de la municipalité reconnaît qu’il y a eu tromperie ?
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Bravo pour cette analyse sémantique, imparable !
Dans le genre f… de g…, en effet, la minicipalité vole haut.
(et non, ce n’est pas une coquille, mais le constat d’un manque d’envergure !-)
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Le titre est bizarrement tourné, non ?
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