La culture algérienne en chantier

À la une
le 12 Nov 2012
1
La culture algérienne en chantier
La culture algérienne en chantier

La culture algérienne en chantier

Envoyée spéciale en Algérie. Sur la place d'armes d'Oran, l'opéra, vestige de la période coloniale, semble impassible face à l'agitation des ouvriers et des pelleteuses retournant la terre sous un soleil tiède de novembre. Le passé a figé son empreinte dans la majestueuse bâtisse, tandis que le chantier rappelle le temps révolu et celui à venir. L'avenir cacheté par l'incertitude auquel l'on doit vouer toutes les espérances, à la manière des artistes algériens, malmenés par leur condition, en cours d'écriture. 

"La candidature comme capitale européenne de la culture est l’occasion de regarder en face les blessures qui auront plus de 50 ans en 2013." L’allusion à la guerre d’Algérie et aux relations passionnelles entre la France et son ancienne colonie est sans équivoque. Cette citation, extraite du site de Marseille-Provence 2013 affiche l’ambition réconciliatrice des organisateurs de l’année capitale entre les deux rives méditerranéennes.

Reflet de cette volonté, des accords de coopération ont été décidés, notamment entre Alger et Marseille, dans les domaines des musées - avec des prêts de collections, en vue de fournir des expositions temporaires durant l’année capitale. Des partenariats ont été signés avec des associations et des établissements culturels algériens, ou encore entre des théâtres (théâtre de Lenche et Théâtre National Algérien). Outre ces actions, la collaboration entre des artistes algériens et Marseille-Provence 2013 a été scellée sous le slogan "d’une rive à l’autre".

Créer des liens "entre des jeunes d’Algérie et des jeunes de France autour d’un destin commun", voilà la noble espérance du metteur-en-scène Ahmed Khoudi. Celui-ci a un temps envisagé de travailler avec la Compagnie marseillaise Alzhar pour 2013. Des retombées symboliques, en termes de reconnaissance sont globalement attendues par ces alliances entre les artistes et Mp2013. Elles ne font nullement figure d’exil temporaire ou de dérobade face à une censure potentielle qui porterait atteinte à la liberté de création en Algérie.

Aucun cas de censure

Ahmed Khoudi, également enseignant à l’ISMAS (Institut national Supérieur des Métiers des Arts du spectacle et de l’Audiovisuel) est formel, "depuis plus de trente ans que j’exerce ce métier en Algérie . . .

Vous voulez lire la suite ?

vous voulez lire la suite ?

Élodie Crézé
Journaliste

Commentaires

ordre

1 commentaire


Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres

ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.
  1. Anonyme

    Admirative et triste à la fois , je déplore la lenteur des échanges entre l’ Algérie ( ma terre natale!!) et la France …ainsi que les formalités drastiques exigées pour ceux qui veulent  » séjourner » au pays de leur enfance !! Difficile à intérioriser !! J’ ai 74 ans avec un esprit toujours jeune et ouvert à de meilleures relations franco- algériennes car j’ai laissé là- bas des amitiés attachantes et pleines d’ humilité !!!!!

    Signaler