Sofiane T., surveillant de prison aux Baumettes, a fait l'objet il y a près de deux ans d'une enquête interne après avoir été soupçonné de radicalisation religieuse. Blanchi par l'enquête, il décide tout de même de tenter le concours comme agent des impôts. Mais malgré de très bonnes notes, les finances publiques refusent de l'intégrer, en raison de ces mêmes soupçons.

Les murs, les portes qui claquent, Sofiane T. connaît. Depuis 2010, il est surveillant de prison. Il a officié à Marseille, aux Baumettes, jusqu’en 2017, avant d’être affecté à Salon-de-Provence. Mais récemment, c’est devant son propre visage qu’une porte a claqué, celle qui devait lui permettre de se reconvertir pour quitter le monde carcéral où il n’a pas que des bons souvenirs. Et désormais, c’est à son tour de se taper la tête contre les murs.

Depuis des mois, Sofiane T. préparait le concours d’entrée des finances publiques. L’acharnement, et certainement le besoin impérieux de quitter la prison, ont payé : il est reçu en janvier dernier, avec 16,5 à l’oral. Mais fin mai, alors qu’il s’apprête à tirer un trait définitif sur la pénitentiaire, une missive lui parvient de la part de sa future administration : « compte tenu des éléments dont nous avons connaissance vous concernant, il n’est pas possible de prononcer votre nomination en tant qu’agent administratif principal des finances publiques de 2e classe stagiaire ». Alors qu’il est déjà fonctionnaire, la lettre se contente de citer un article « portant droit et obligation des fonctionnaires » pour justifier son refus. La tentative d’envol de Sofiane T. est brisée.

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Le « gang des barbus »

Ces « éléments », Sofiane T. ne devine que trop bien de quel ordre ils sont. Un poids de soupçons qu’il traîne au pied depuis des années, qu’aucune sanction n’est venue confirmer, mais qui lui colle aux basques jusqu’à ce jour : l’hypothèse qu’il soit radicalisé religieusement. En 2015, en plein climat post-attentat de Charlie Hebdo, Sofiane T. a commencé à constater un changement dans l’attitude de sa direction vis-à-vis de lui et d’autres collègues musulmans.

« Le gang des barbus »« l’équipe à Daech », voilà comment est surnommée son équipe de surveillants par leurs collègues, mais aussi, assurent plusieurs sources, par la direction. « À l’époque, les équipes étaient constituées de 12 à 18 agents, et des barbus dans leur équipe, il y en avait deux ou trois », déplore David Cucchietti, délégué syndical CGT aux Baumettes. Le surnom surgit même dans La Marseillaise début 2016, qui relate une altercation entre plusieurs agents de cette équipe et un de leurs supérieurs.

Soutenus par la CGT, Sofiane T. et ses collègues dénoncent à l’époque un climat islamophobe, « une chasse aux sorcières ». À La Marseillaise, le directeur interrégional de l’administration pénitentiaire d’alors, Philippe Peyron répond que « quand on observe une évolution [comme le port de la barbe, NDLR], nous sommes tenus d’y prêter attention »Sollicités, les membres de l’équipe de direction d’alors n’ont pas souhaité commenter ces accusations de discrimination. Ce silence est aussi justifié par le fait que Sofiane T. et ses collègues ont porté plainte pour ce motif en 2016. Celle-ci n’a pas été classée mais n’a pas donné lieu, selon les intéressés, à une véritable enquête, ni même à la moindre audition.

En revanche, la barbe portée par Sofiane T. a été le point de départ de tensions durables avec sa direction. Une première remarque qui ne passe pas, venue d’un membre de la direction des Baumettes assure-t-il. « Avec votre barbe, je vous ai pris pour un détenu », aurait ironisé cette personne alors qu’il était en poste et en uniforme. La remarque blesse le surveillant, qui ne l’oubliera pas. Des propos dont atteste aussi David Cucchietti, qui en a été témoin. En février 2015, alors qu’il est en poste aux Baumettes depuis déjà trois ans Sofiane T. est convoqué par sa direction pour un entretien.

« Ensuite, il y a eu le harcèlement »

« Ce que l’on dit, ce n’est pas que les directions ne doivent pas se méfier de certains comportements, mais là, il y a eu un acharnement »

Selon lui, la demande lui est carrément faite de se raser. « C’était un entretien au sujet de sa barbe : on lui demande s’il est musulman, explique Me Sylvain Carmier, son avocat. Tout est parti de la barbe, pourtant autorisée et au demeurant taillée et entretenue, défend l’avocat. Ensuite il y a eu le harcèlement« . Un harcèlement qui se caractérise aux yeux de l’avocat par la multiplication de procédures disciplinaires à son encontre, l’échec de toutes ses candidatures à des postes plus élevés ou dans d’autres secteurs de la prison, et bientôt, en réaction, des arrêts maladies pour raisons psychiatriques. « Ce que l’on dit, ce n’est pas que les directions ne doivent pas se méfier de certains comportements, mais là, il y a eu un acharnement », défend l’avocat.

« Sur des situations égales, lui se faisait allumer là où les autres n’étaient pas inquiétés », se remémore David Cucchietti de la CGT. Un épisode illustre ce sentiment. En août 2015, Sofiane T. oublie un sac dans un local réservé au personnel. Des livres religieux y sont trouvés, Sofiane T. reconnaît en être le propriétaire. Or, les surveillants ne sont pas censés emmener des affaires personnelles lors de leurs gardes, même si le fait de lire un livre durant la nuit est souvent toléré, estiment plusieurs sources. Une procédure disciplinaire est toutefois lancée à l’encontre du surveillant.

Un enquête interne sur des soupçons de radicalisation

« La gestion de cette situation m’a surpris, il avait reconnu ses torts de lui-même ! », s’étonne encore David Cucchietti qui conclut : « J’ai vraiment eu l’impression d’un traitement particulier et raciste à son encontre. On lui reprochait, en gros, d’être trop proche des détenus, ce que je n’ai pas pu moi-même constater. Il a demandé de nombreuses fois à être reçu pour pouvoir comprendre, la direction a toujours refusé, alors que la situation aurait pu être désamorcée bien plus tôt ».  Du côté de l’administration, on minimise : « le problème se posait en terme de compatibilité avec ses missions de sécurité, pas en terme de dangerosité », commente un cadre qui n’en dira pas plus.

Courant 2016, l’administration pénitentiaire lance une inspection sur des suspicions de radicalisation à l’encontre de Sofiane T. et d’autres surveillants. Une procédure lourde de sens qui a tout d’une nouvelle forme de sanction et de harcèlement aux yeux des personnes visées. Or, cette enquête a conclu à l’absence de preuves de radicalisation ou de dangerosité à son sujet. « Nous avons été informés du résultats de l’inspection, et à la suite de ces résultats, nous avons décidé de le maintenir », confirme Patrick Mounaud, directeur interrégional de l’administration pénitentiaire.

En 2017, épuisé par ces tensions, il obtient sa mutation au centre pénitentiaire de Salon-de-Provence. Mais il continue à demander réparation pour les préjudices subis, une question « d’honneur », après avoir été « sali » par les différentes accusations à son encontre.

« Tout ce que l’on me répond ce sont des sous-entendus »

Voici donc tous les événements qui reviennent à l’esprit de Sofiane T. lorsqu’il reçoit la lettre de refus de la direction générale des finances publiques (DGFIP). Pour lui, les tensions avec son ancienne direction ainsi que les suspicions de radicalisation sont la raison évidente de ce refus. Il frappe à toutes les portes, sans obtenir de réponse. Contactée par Marsactu, la DGFIP n’a pas souhaité commenter « un cas nominatif ».

Aux impôts, Sofiane T. trouve le soutien de la CGT des finances publiques. « Quand nous avons su qu’il était reçu, nous avons pris contact avec lui, comme nous le faisons avec tous les nouveaux reçus, il se projetait parfaitement, il a rempli ses demandes de mutation, et puis la catastrophe est arrivée », se souvient Philippe Laget, représentant syndical CGT. Ce dernier n’a depuis cessé de questionner sa hiérarchie sans pouvoir obtenir d’élément de réponse concret. « Ce n’est pas étayé, il n’y a rien, tout ce que l’on me répond ce sont des sous-entendus, des « ne soutenez pas cette personne », des choses qui en tant que syndicaliste ne peuvent pas me toucher », poursuit-il, indiquant sa certitude que c’est bien toujours des soupçons de radicalisation qui sont au cœur du problème. 

Pour l’administration pénitentiaire : « il est apte »

Impossible de connaître la nature de ces « éléments ». Me Carmier a saisi la CNIL (commission nationale de l’informatique et des libertés) sans obtenir de réponse jusqu’ici. Pour l’avocat et son client, le premier réflexe a été de se tourner vers son ancienne administration, où des fonctionnaires zélés ou mal intentionnés auraient pu transmettre son dossier en mettant en avant certains éléments plutôt que d’autres. Mais l’administration pénitentiaire nie « absolument » avoir transmis quoi que ce soit aux impôts. « Ce n’est pas notre rôle de transmettre des informations et en l’occurrence nos informations sont qu’il n’y a pas de problème. Nous avons considéré qu’il était apte », déclare Patrick Mounaud, directeur interrégional de l’administration pénitentiaire.

« Toute administration a l’obligation de s’assurer qu’il n’y a pas de problème. Qu’il y ait d’autres réseaux d’informations, c’est possible. Ce ne sont pas des sujets de sciences exactes. Il y avait des interrogations, l’administration pénitentiaire a fait en sorte de les éclaircir et a tiré les conséquences », assume-t-il, interrogé par Marsactu. « Ce n’est pas nous qui le retenons. D’autant plus que je pouvais comprendre son désir d’évolution », ajoute le représentant de la pénitentiaire, qui semble reconnaître implicitement les torts causés par ces soupçons à Sofiane T..

« On vous a dit faîtes attention, il est dangereux ? » « Oui »

Si du côté de l’administration pénitentiaire, les soupçons sur le cas de Sofiane T. ont été levés, la DGFIP détiendrait alors d’autres informations. Mais de quel ordre ? Et de quand datent ces éléments : d’avant ou d’après l’inspection interne à l’administration pénitentiaire ? Dans un entretien téléphonique dont Marsactu a pu entendre l’enregistrement, Sofiane T. interroge un agent administratif de la DGFIP sur son dossier, mais n’obtient que des réponses laconiques. « On ne pouvait pas vous nommer à la DGFIP, répond son interlocutrice. « Non, vous n’avez pas de sanctions disciplinaires », reconnaît-elle cependant. Questionnée sur les éléments bloquant sa nomination elle déclare : « Je ne peux pas vous les envoyer, je ne peux que les produire à un juge ». Sofiane T. insiste alors une dernière fois : « On vous a dit faîtes attention, il est dangereux ? ». Réponse : « C’est les éléments qu’on a, oui ».

Depuis février 2018, la loi rend certes possible de radier un fonctionnaire pour « menace sur la sécurité publique », mais la procédure est très encadrée, avec l’examen du cas par une commission paritaire. Le mis en cause doit être informé et peut intervenir « à tout moment de la procédure et demander à faire citer des témoins », précise le décret. Rien de tout cela n’a été porté à la connaissance de Sofiane T. et de ses avocats. De plus, l’individu en question doit constituer une « menace grave » pour la sécurité publique, et ne pas être seulement « radicalisé » idéologiquement pour qu’une radiation soit prononcée.

À la préfecture de police, ces affaires sont suivies de près. Le suivi des « personnes soupçonnées de radicalisation violente », au nombre de 520 dans les Bouches-du-Rhône, fait l’objet d’une réunion hebdomadaire avec différents organes de justice et de renseignements, dont les renseignements pénitentiaires. Une autre réunion se tient aussi chaque semaine avec l’ensemble des partenaires de l’État (services sociaux, département, ARS, CAF, Éducation nationale) afin que soit remontés les « signaux faibles » de radicalisation constatés sur le terrain.

Le cas de Sofiane T. a-t-il été évoqué dans l’une de ces réunions, encourageant les finances publiques à refuser sa candidature à titre préventif ? Dans les couloirs de la préfecture de police, l’affaire ne surprend pas vraiment : deux enquêtes distinctes pourraient avoir été menées par la pénitentiaire et d’autres services de renseignement et déboucher sur des conclusions différentes. Comment imaginer alors qu’aucune transmission n’ait été faite aux services pénitentiaires si des signes de dangerosité avérés ont été découverts ?

« On le renvoie en prison, avec une arme »

La situation devient kafkaïenne pour Sofiane T. et son entourage. « C’est quelqu’un qui est pratiquant, qui s’intéresse à la religion, il en a le droit, plaide David Cucchietti. Pour ma part, dans son comportement, je n’ai jamais eu aucun doute. Si on a des preuves, pourquoi on le laisse exercer ? Mais là on le laisse vivre à moitié, on joue avec la vie des gens ». Toujours fonctionnaire de l’administration pénitentiaire, Sofiane T. est en arrêt maladie pour dépression sévère depuis plusieurs mois, et refuse de retourner dans l’univers carcéral.

« Pour nous il y a deux solutions, abonde Philippe Laget, de la CGT DGFIP. Soit il est considéré comme terroriste et sa place n’est plus dans l’administration, soit il ne l’est pas et il n’y a aucune raison qu’il n’intègre pas la DGFIP. Bercy n’est pas au-dessus du ministère de la justice ».

Sofiane T. et son avocat Me Carmier ont déposé trois recours en référé devant le tribunal administratif de Marseille depuis la lettre de refus des impôts reçue en mai dernier. Deux pourvois en cassation devant le Conseil d’État ont été déposés en juillet dernier, aucun n’a encore été examiné. Dans l’épais dossier du plaignant, de très nombreux témoignages de proches, d’anciens collègues, mais aussi d’amis de religion juive, attestant de l’ouverture et de la tolérance de Sofiane T., ainsi que des photos de vacances dans un parc d’attraction espagnol avec son épouse – « non voilée »- et leurs enfants. Tout cela vise à justifier une « vie normale », sans dogme ou rejet de la modernité comme est supposée être celle d’un radicalisé type.

Plusieurs associations dont le MRAP, la LICRA et la LDH l’accompagnent dans ses démarches. La fédération départementale du MRAP a ainsi écrit au Défenseur des droits à ce sujet et conclut sa lettre par cette interrogation :

« Notre crainte est que monsieur [T]. se voit refuser sa nomination comme agent des Finances Publiques car : soit des personnes, au sein de l’administration pénitentiaire, ont volontairement transmis de mauvaises informations à la direction générale des finances publiques afin de nuire à monsieur en le faisant passer pour un danger.  Soit au vu des accusations précédentes, la direction générale des
finances publiques estime que la religion réelle ou supposé de monsieur [T] fait de ce dernier un risque. Dans les deux cas monsieur est victime de discrimination.

Toutefois, je vous accorde que ceci ne sont que des suppositions et
que le refus de l’administration des Finances Publiques est peut-être
parfaitement justifié, mais dans ce cas nous souhaiterions en connaître
la raison afin d’éliminer le doute de nos esprits et de l’esprit de monsieur [T.] »

Sofiane T. vit actuellement avec le demi-traitement autorisé par son arrêt maladie, après plusieurs mois sans salaire suite à son transfert avorté vers les finances publiques. Son avocat estime qu’il y a urgence « Dans un État de droit, on lui refuse un emploi sans justification, souffle Me Carmier. Et de résumer l’absurdité de la situation : « Aux impôts, il postule pour un poste de catégorie C, correspondant seulement à des fonctions administratives d’exécution, et on le renvoie en prison, avec une arme ». 

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Lisa Castelly
Journaliste

Commentaires

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  1. Regarder2016 Regarder2016

    Il faudrait également alerter le » Défenseur des droits »

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  2. Vand Vand

    C’est terrible comme traitement. L’absence de réponses parce que certaines personnes n’assument pas ouvertement cette discrimination, c’est abject. Je ne peux qu’imaginer le désespoir qui touche ce monsieur. Un immense soutien à lui, s’il venait à lire cet excellent article, courage, en attendant que la route se dégage.

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  3. Un électeur du 9 ème Un électeur du 9 ème

    C’est bien précisé à la fin de l’article : « La fédération départementale du MRAP a ainsi écrit au Défenseur des droits à ce sujet ». Celui ci ne pourra que formuler des observations ou émettre un avis.

    On observe ici une radicalisation dangereuse de l’administration au détriments es droits de l’homme qui suit en cela la ligne politique Hollande-Valls et compagnie.

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  4. lilicub lilicub

    Des cas comme ça Lisa Castelli, ça se ramasse à la pelle. il y a même des citoyens auxquels l’Etat propose de se contenter de leur RSA… un article peut-être sur cette discrimination.

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    • Lisa Castelly Lisa Castelly

      N’hésitez pas à cliquer sur la petite enveloppe au bas de l’article pour nous tenir informés.

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    • Aureliejac13 Aureliejac13

      Cher monsieur barba papa,
      Je lis votre commentaire et je ne peux que constater la force de daech et toutes organisations qui visent à diviser pour mieux faire gagner leur idéologie stupide, dangereuse et ignoble.
      En effet apporter un livre quel qui soit en vente libre dans des affaires personnelles n’est pas un crimes même pour acheter un coran comme un individu qui achète la bible ne fait pas de lui un adepte de la pédophilie fort heureusement.
      C’est sans vous rappeler que dans les victimes que vous citez il y a un certain nombre d’entre eux qui sont musulmans comme des fonctionnaires de police et militaires.
      Aussi au vue des éléments dans cet article la discrimination n’apporte que de l’injustice qui sert les intérêts de groupe terroriste qui cherche à mettre le Chao et mettre de la discorde pour arriver à leur fin.
      Mais le Plus choquant c’est que les administrations jouent avec notre sécurité. j’espère que madame lise castelly fera un sujet sur les conséquences des signalisations de ce genre. Car en effet pendant que la Police perd son temps avec des signalisations faites sur fond de racisme d’autres arrivent à passer au travers du filet car trop de personnes fichier. Sa reviens à chercher une éguille dans une botte de foin. J’aurais encore pleins d’autres arguments mais je pense qu’il ne s’agit pas d’un débat mais plutôt de faire respecter la justice équitable pour tous et montrer aux terroristes qu’ils ont déjà perdu leur guerre devant notre république intouchable.
      Cordialement.

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  5. barbapapa barbapapa

    Il faut être tolérant, mais aussi ne pas être niais – le gars est en uniforme, au contact quotidien des pires types de la société, et il s’obstine à porter la barbe et à réviser Allah au travail, quand on sait et quand il sait que le terrorisme islamique a fait + de1200 morts ces dernières années en France… La société doit se protéger, et au besoin « cautériser » comme en médecine, et tant pis si un obstiné en fait les frais. Son bon dieu, s’il existe, saura lui rendre la vie douce.

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    • Lisa Castelly Lisa Castelly

      Je vous laisse la liberté de votre point de vue. En revanche, le chiffre de 1200 morts du terrorisme islamique en France que vous avancez est assez fantaisiste, la réalité est davantage autour de 300 personnes. Ce qui est évidemment déjà beaucoup trop. Mais toute personne pratiquant la religion musulmane saurait-elle en être tenue personnellement responsable ?

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    • barbapapa barbapapa

      Effectivement, j’ai cité ce chiffre de mémoire, mais c’était env 300 morts et 900 blessés, 1200 en tout.
      Bien évidemment ce n’est pas la pratique d’une religion qui fait le terroriste, mais là le contexte est plus que particulier, les « radicalisés » qui passent à l’acte ont quasiment tous fait un ou plusieurs séjours en prison et le danger est immense si un ou des gardiens leur sont connectés

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    • Aureliejac13 Aureliejac13

      Je vous invite à lire mon commentaire au dessus.
      Je rajouterai que les légionnaires qui défendent notre pays ont fier allure le 14 juillet pendant le défilé même avec leur longue barbe.
      Interdire à quelqu’un de porter une barbe sous prétexte qu’il sera associé au mal reviens à dire que si je porte une jupe sexy je serai considéré comme une Femme facile pour être polie. La liberté doit être pour tous et je précise que bon nombres d’hommes portent des barbes longues sans être associé à une religion. Cela s’appel la mode que l’on aime ou pas. Quand vous indiquez son bon dieu lui rendra où encore son Allah apporte quelques précisions de votre tolérance et Le vivre ensemble que vous souhaitez.
      Mais un français et libre de ses choix du moments qu’il respecte la république et son paix. Ce monsieur exerce dans un Milieu difficile où peu de personnes à le courage d’exercer. Mais ce faire comparer à un détenu sous prétexte d’une barbe et ridicule et injurieux….
      Bonne réflexion cordialement.

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  6. elhuego elhuego

    bonjour mr barbapapa
    je suis la personne concerné par l’article.
    tout d’abords vous avez raison je n’aurais jamais du avoir mes livres dans mes affaires personnel, mais sachez que beaucoup de surveillants viennent avec de la lecture y compris de la lecture religieuse . Par exemple, Etant quelqu’un d’ouvert je suis venu avec la bible comme d’autres surveillants sans que cela pose problème.
    il est important de comprendre que les propos qui m’ont été tenu concernant ma barbe c’est produit 6 mois avant que j’ai mes livres dans mon sac. Aussi, je vous précise que ma barbe est courte, taillée contrairement à d’autres personnels qui ne sont pas musulman sans que cela pose problème. Aussi je n’ai jamais refusé de la raser, mais j’ai émis comme condition que cela s’applique à tous. Quand on vous compare à des détenus à cause de votre faciès, et que l’on vous précise que l’on a rien à vous reprocher sur votre comportement mais que le problème est juste physique, alors oui cela m’amène à poser les bonnes questions.
    Sachant que j’ai des notations correctes et plusieurs lettre de félicitation et même de recommandation!
    Leur accusation ne tienne sur rien. D’ailleurs deux enquêtes 2015 et 2016 ont été mené( 1 par la police et 1 par le ministère de la justice qui n’ont pas abouti et dont j’ai été blanchi) alors pour quoi ce refus après l’obtention d’un concours en 2018, qui m’éloignerais d’une zone sensible? j’ai tous les témoignages et élément du harcèlement et même des documents prouvant que la direction m’a sanctionné sur la base de mensonges. je n’ai eu aucune sanction disciplinaire ni pénale! Sommes nous dans un état de droit?
    D’ailleurs, si il y avait un réel suspicion et d’éléments, pourquoi me laisser travailler avec des détenus et des armes?
    En réalité cette direction à juste instrumentalisé le fichage s pour essayer de se couvrir. Vous êtes en conflit avec une personne suite à des propos discriminant et raciste de sa part, et après elle décide de vous ficher? c’est un peu trop facile. Je ne pourrais malheureusement pas faire l’unanimité, il est probable qu’un jour je publie tous les éléments en ma possession afin que chacun puisse faire son opinion de manière objective. Je reste disponible pour plus d’informations. La situation ne doit pas nous faire perdre de vu que tous les citoyens doivent être égaux, avoir une justice équitable et impartiale…
    cordialement sofiane

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  7. barbapapa barbapapa

    Bonjour monsieur elhuego, mettez vous 5 minutes à la place des responsables de votre administration qui voient fleurir des barbus (Les barbes courtes et bien taillées sont portées par beaucoup d’extrémistes )de religion musulmane dans leur personnel, ce serait irresponsable de leur part de ne pas s’en inquiéter compte tenu du contexte.
    Je ne pense pas que la religion soit un obstacle à cette administration, sinon, vous et beaucoup d’autres n’y seriez pas et ce n’est pas l’administration pénitentiaire qui fiche « S ». Nous sommes dans un domaine où les services de renseignements sont confrontés à la fameuse taqiya, et où bien évidemment ils ne vont pas dévoiler le contenu de leurs dossiers.
    Peut-être que dans votre cas, le simple fait d’opter pour un look conventionnel vous aurait évité beaucoup de problèmes ? Il est possible que d’autres barbus aient reçu la même demande ou injonction.
    Mais lorsque je lis que vous êtes en arrêt maladie psy avec une écriture plus que sensée et une jolie vindicte (ce sont vos collègues de travail qui paient les indemnités), on ne peut que s’interroger, éprouver le besoin de lecture religieuse au travail me semble bizarre, votre alias sur marsactu fait frémir (1ère réponse Google à la requête elhuego : « Pues el huego que sale de los volcanes mata a los hombres vivos y destruye la tierra y todo lo que en ella halla » )…
    Dans tous les cas, je vous souhaite un bon rétablissement, un bon travail et du bonheur

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  8. elhuego elhuego

    je vous remercie de prendre le temps de discuter avec moi bien que nos points de vu sur la situation ne sont pas les mêmes.
    vous me dites qu’un look conventionnel m’aurez certainement éviter beaucoup de problème. Lorsque les personnes entendent cette histoire et me rencontrent , ils sont très surpris. Ils s’attendent à une grosse barbe alors qu’elle est courte contrairement encore une fois à d’autres personnels pour qui cela ne pose pas de problème. ( et je parle de très longue barbe!) pour quoi cette différence?
    Quand au fichage S et les enquêtes je n’y vois pas d’objection tant que la personne qui vous signale le fait à bon escient et avec objectivité et que cela n’entraîne pas d’incidence sur ma vie. En tout cas tant que je ne serais pas coupable de quelque chose ce qui serait compréhensible.
    ensuite ne soyons pas naif, quand une directrice de prison vous signale je ne pense pas que la police va suivre le simple avis du simple agent que je suis.
    sachez monsieur que je n’étais jamais absent jusqu’à ce que cette direction me tombe dessus gratuitement et me tienne ces propos insultants et me harcèle. cela fait plus de 3 ans que cela perdure et pourtant je venais bosser dans des conditions épouvantable du à cette situation. Vous pensez que le fait d’être a demi traitement me fasse plaisir, au point de voir mon épouse travaillé double pour compenser? de voir ma fille de 4 ans me demander pour quoi je ne vais pas au travail?
    alors oui aujourd’hui je suis malheureusement en arrêt maladie à cogiter et me battre pour intégrer une administration pour laquelle j’ai bossé dur pour la réussite à ce concours. Un article ne peut relater tout les faits .
    Par exemple on m’a fait travailler toute une journée sans me la rémunérer, sous prétexte que je suis à 6 retards sur une période de 1 an Ce qui est évidemment faux comme le prouve mon relevé d’absence . Vous êtes très loin d’imaginer tout ce que j’ai subi et cela n’a pas épargné ma famille. Lisa casetelly bien que je lui ai donné l’intégralité de tout mon dossier, elle a fait des investigations avant d’écrire ce papier.
    Sur la lecture que j’avais dans mon sac je lis tout genre de livre et cela n’a jamais posé de problème lorsque je venais avec la bible ou d’autre livres. et idem pour les autres surveillants qui viennent avec des livres religieux.
    Je trouve dommage que vous arrêtiez juste sur cette événement qui est arrivé bien après pour justifier cette situation, ou que vous me remettez la faute à cause de mon look sans m’avoir vu physiquement. je trouve surprenant qu’un esprit aussi vif que le votre n’ai pas relevé qu’une administration demande à un syndicat de ne pas me soutenir, alors même qu’au vu des éléments ce syndicat voit que je suis innocent et victime de harcèlement. Si l’administration a raison il n’ont pas besoin de cela. Ou encore l’aberration quand à me refuser aux impôts sans que j’ai une condamnation ni sanction disciplinaire sur une soit radicalisation ou autre d’ailleurs, mais que l’on me laisse travailler comme si de rien n’était en prison! En tout cas , contrairement à eux, moi je suis transparent et j’ai fournis un nombre de témoignages importants et y compris de collègues de travail qui attestent que j’ai subi injustement et sans justification une discrimination et harcèlement.

    Je ne vous demande pas d’être d’accord avec moi, vous êtes libre de vos opinion. En revanche , bien qu’il est difficile d’avoir une position objectif du fait que vous n’avez pas tout les éléments, je vous demande juste d’être juste sur la situation et de voir aussi les incohérences de l’administration et les erreurs qu’elle à commise comme me tenir ces fameux propos qui date de février 2015!
    si je comprends bien nous sommes en 2018 et sans éléments concret on m’empêche une évolution de carrière et selon vous je dois reprendre le travail au sein de l’administration avec ce que j’ai subi la-bas et remettez presque en cause mon arrêt en fonction de la manière dont je m’exprime?
    pour mon pseudo, je ne parle pas espagnole. à la base c’était » el juego « qui veut dire jeux, mais quand j’étais adolescent et que j’ai voulu l’intégré dans mon adresse mail il était déja pris. alors j’ai mis elhuego. mais sur google il me met aucune traduction et devine el juego. En tout cas il n’a aucune connotation particulière pour moi. Mais si c’est quelque chose de négatif en espagnole pouvez vous sil vous plait me le préciser .
    je vous souhaite également plein de joie pour vous et toute votre famille.
    cordialement sofiane

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    • petitvelo petitvelo

      Votre combat sera long, l’administration est un animal a sang très froid, mais il n’est pas perdu. Votre combat vous écrase mais il vous honore, car vous défendez des principes que la pusillanimité de nos gouvernants finit par miner. Ce n’est pas la police ou les fiches S qui sont le premier facteur pour que la paix règne globalement dans nos rues. C’est la confiance en la justice… et en France, ça demande de plus en plus d’avoir l’âme d’un croyant ! Je ne crois pas plus au père noël qu’à une autre divinité, mais je vous retrouve sur les principes de justice et c’est l’âme de notre république.

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  9. Voyageur Voyageur

    Je pense à cette employée du Trésor public qui a lancé une procédure d’avis à tiers détenteur pour saisir, devinez quoi ? L’indemnité de Service civique d’une de ses jeunes voisines.
    Elle l’avait vu revenir avec deux sacs de la Halle aux chaussures. Et en avait conclu qu’une enquête s’imposait puisque la demoiselle ne payait pas d’impôts.
    Résultat pour la jeune fille : plus de 200 euros de frais de banque. Pour l’employée, un simple blâme.
    Où est le lien : cette employée n’a pas respecté la hiérarchie des mesures, s’est autoproclamée témoin, enquêteur puisqu’elle a usé de son statut pour accéder aux dossiers de sa voisine, ce qui constitue un délit. Délit qu’elle a reconnu. Elle s’est également auto-proclamé juge et exécutrice puisqu’elle a lancé une saisie sur le compte en banque de sa voisine.
    Cette employée a-t-elle fait l’objet d’une enquête sur son état mental avant d’être titularisée au Trésor public ? Après avoir commis son méfait ? Non.

    Deux poids deux mesures : son nom n’est pas à caractère « non-européen », non plus que son apparence.

    Elle est belle la France de Pétain.

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