La capitale européenne du sport ? "Cela dépend de ce que la ville veut investir"

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Julien Vinzent_
23 Oct 2013 13

L'étage du Pavillon M était plein vendredi pour le lancement officiel de la candidature de Marseille au titre de capitale européenne du sport. "Cinq ans après" après soutenu celle de capitale européenne de la culture, le maire Jean-Claude Gaudin et le président du conseil général Jean-Noël Guérini se retrouvaient pour "un nouveau défi". Communauté urbaine, comité national du sport français, chambre de commerce et d'industrie, Aix-Marseille université : la mairie a déjà mobilisé de nombreux partenaires autour de sa candidature, qui sera certainement en concurrence avec Sofia.

Faut-il y voir un nouveau MP2013, avec ses 600 millions d'euros d'investissements et 100 millions d'euros de budgets de programmation ? Le secrétaire général d'ACES Europe, l'association qui attribue le label, dessine un portrait d'une bien moindre ampleur. La capitale européenne du sport, c'est avant tout ce qu'on veut bien en faire.

Marsactu : Quelles sont les conditions pour être capitale européenne du sport ?

Hugo Alonso : Il faut organiser différents événements (36, ndlr), du niveau local au niveau international, ainsi qu'un congrès. À part cela, il n'y a pas de conditions obligatoires particulières, on préfère laisser le plus ouvert possible. Istanbul (capitale 2012, ndlr) accueillait les championnats du monde d'athlétisme en salle, elle en a tiré profit. Les villes peuvent s'appuyer sur des événements déjà existants, mais souvent elles veulent aussi laisser un héritage et donc en créer de nouveaux à l'occasion de la capitale européenne du sport.

La ville de Marseille voit cela comme un prolongement de la capitale européenne de la culture. Est-ce comparable ?

Ce sont deux choses complètement différentes. Les capitales européennes de la culture, qui sont deux par an, reçoivent des fonds de la Commission européenne (qui attribue le label, ndlr). En revanche, cela oblige à laisser un héritage important.. Dans notre cas, il n'y a qu'une ville qui ne reçoit rien, mais la récompense apporte plus de visibilité. Et nous ne demandons pas par exemple de dépenser 10 millions d'euros dans des équipements, 5 millions d'euros dans le programme et de créer cinq nouveaux événements. Anvers a mis un budget de presque 7 millions d'euros et propose 365 activités ? Fantastique ! Mais cela dépend vraiment de ce que la ville veut investir.

Marseille participe déjà à des projets de votre association. N'est-ce pas une autre différence dans l'esprit, davantage tourné vers l'échange au sein d'un "club" de villes ?

C'est exact. ACES Europe, ce n'est pas seulement la récompense "capitale européenne". Nous sommes le plus grand réseau de municipalités sur le thème du sport. Suivant les années, nous recevons des fonds de la Commission européenne pour développer des projets. Sport we can (dont l'étape marseillaise s'est tenue en septembre) est un de ceux-là. Il vise à développer l'échange de bonnes pratiques dans le domaine du sport. Comme nous avions de bonnes relations avec Marseille et que nous voulions une ville française, nous lui avons proposé de faire partie de ce projet. Mais ce n'est pas lié au titre de capitale européenne du sport. Concernant les "traditions sportives", la demande de financement est en cours.

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