Joël Canicave : le Printemps marseillais “n’a pas à rougir de son bilan”
Notre bilan de Benoît Payan a été accueilli froidement par la majorité municipale. Le socialiste Joël Canicave a accepté de le commenter, tout en faisant son propre bilan du mandat du Printemps marseillais.
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Il a un peu raison. Mais il utilise un peu la langue de bois aussi…
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mais pourquoi “grincer des dents” ? il explique lui même qu’ils ont été obligés, c’est normal, de faire des choix .
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Ce monsieur nous explique qu’il a fait le choix de construire des écoles plutôt que des piscines. Il a aussi fait le choix de les réaliser en Marché Global de Performance (proche cousin du PPP) hors de prix en privatisant l’entretien. Il a aussi fait le choix de doubler la police municipale qui est aussi peu visible qu’avant. Il a surtout fait le choix de désendetter, plusieurs dizaines de millions par an, au lieu de remettre à niveau une ville dont les services publics étaient (et sont toujours) dans un état catastrophique. Mais bon, il est content de lui, c’est le plus important.
Bande de guignols, on dirait qu’ils sont à la tête d’une ville de 50000 habitants.
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On peut , heureusement, être en désaccord avec chacun de vos arguments 🙂
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Tout à fait. C’est une question de choix et je pense que les choix qui ont été faits ne sont pas les bons et vont à l’encontre de ce qui a été promis dans le programme qui a permis à Rubirola de devenir maire.
En tout cas, les moyens qui sont mis dans la remise à niveau après les 25 ans de Gaudin sont largement insuffisants.
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Verre à moitié plein ou à moitié vide, c’est sans fin… j’ai coutume de dire que la gauche a repris les commandes d’un paquebot qui fonçait à droite depuis 25 ans, sur tous les sujets !
Le temps de le freiner, de l’arrêter, de faire demi-tour, et de le faire repartir vers la gauche… ça a déjà pris, selon les sujets, entre 1 et 3 ans !
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Du coup vaut-il mieux zig-zaguet de suite, ou attendre les effets du virage ? Combien de temps doit durer le Better the devil you know ? Le choix nous est collectivement donné tous les 6 ans 🙂
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Je me souviens d’une interview déjà ancienne de Michel Pezet (https://www.lenouveleconomiste.fr/michel-pezet-nous-avons-une-chance-historique-de-sauver-marseille-18002/), où il soulignait que la déliquescence de la ville ne pourrait pas se régler en six ans, et qu’il faudrait expliquer aux électeurs que la patience serait nécessaire.
C’est peut-être ce qui manque aujourd’hui : donner des perspectives, inscrire ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait dans le temps long, dire les prochaines étapes et montrer où l’on veut atterrir. Il y a des tas de sujets où l’action demande une ou deux décennies pour parvenir à des effets visibles.
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Sur le logement il raconte carrément n’importe quoi : “Dans le service logement, on est passé d’un mi-temps à une centaine d’agents, même si ça reste compliqué parce qu’il y a toujours des immeubles en péril. ”
En 2020 il y avait déjà une centaine d’agents sur le logement.
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Mme Fortin est là pour parler de bilan en tant que maire du 6/8 ou de son action sur la gestion du personnel communal , action pour laquelle elle avait quitter la fonction de maire de secteur avant d’y revenir en toute discrétion
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D’autant qu’Olivia Fortin n’a jamais été maire de secteur avant qu’elle ne le devienne suite à la démission de Bennaroche. Et vu la couverture médiatique et la diffusion en live streaming de son premier conseil d’arrondissement, ce ne fut pas spécialement discret
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Verre à moitié plein, à moitié vide, éternel débat à Marseille comme partout ailleurs.
L’image du paquebot qu’il faut manœuvrer pour changer de cap est très juste.
Après 25 ans de gaudinisme, d’inaction sauf à livrer la ville aux promoteurs tout en laissant le centre-ville s’effondrer (Euromediterranée, c’est une initiative Vigouroux/Balladur !), que faire ? Rendre les clés au bébé Vassal qui a passé ses six années à torpiller les projets marseillais pour arroser ses amis des communes limitrophes ?
Elle n’a jamais joué le jeu de la capitale métropolitaine, trop revancharde de sa défaite minable en 2020.
Elle n’a aucune idée à la hauteur des enjeux de Marseille et de sa population. Sauf à s’allier au Rassemblement national d’Allisio pour sauver sa peau
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Quand on connait le temps nécessaire à faire émerger des projets (entre la décision politique, les avis de l’administration, les études à lancer et la validation technique), on peut concevoir que 5 ans c’est peu pour la mise en œuvre.
Beaucoup de projets sont sur les rails: ils devraient se dénouer au cours de ces 5 prochaines années.
Il est encore trop tôt pour juger: faisons confiance à l’équipe actuelle encore 5 ans.
Le bilan pourra alors être fait sur du concret.
Et espérons que la Métropole arrête de jouer contre Marseille pour des raisons bassement politiciennes.
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Ce qui est fou dans cette histoire c’est que si Delogu et ses amis gagnaient la Ville, ils feraient la même interview 6 ans plus tard a base de “on a du faire des choix”, “on aurait aimé en faire davantage” parce qu’en réalité ils ne se rendent pas compte ce que c’est de diriger une administration qu’on a pas choisit et difficile à réformer même avec toute la volonté possible. Le code des marchés publics, de la fonction publique territoriale, le poids de tous les syndicats, le désendettement sont autant de freins qui ralentissent l’action publique.
La réalité c’est que le programme du Printemps Marseillais et de LFI sera quasiment le même et que c’est dommage d’arriver à cette situation où LFI passe plus de temps a taper sur le printemps que sur la droite et les fachos
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Tout à fait d’accord
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J’ai trouvé au contraire le bilan établi par Marsactu assez positif pour la majorité.
Ce qui a dû faire “grincer des dents”, en revanche, c’est le titre de l’article : “Marsactu dépose le bilan Payan”, qui laisse plutôt imaginer des résultats catastrophiques. (dépôt de bilan = faillite)
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