ITER, Cadarache… des risques sous-estimés ?
Vous connaissez le tritium ? Ce n’est pas le cousin latin du triton, mais « un isotope de l’hydrogène, émetteur bêta de faible énergie (énergie moyenne de 5,7 keV) », explique l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). En clair un élément radioactif. Mais pas de panique : « c’est un élément de faible radiotoxicité. L’impact global de ses rejets, en France, est faible ». Du coup, les installations nucléaires, dont la région possède une belle collection à Cadarache, Marcoule et au Tricastin, sont plutôt tranquilles de ce côté là.
Rejets en hausse, nouvelles interrogations
Conséquence : leurs rejets radioactifs dans l’environnement « ont fortement diminué au cours des dernières décennies, à l’exception du tritium, dont les perspectives sont à la hausse en raison de l’évolution envisagée du parc électronucléaire et de ses modes de gestion du combustible, ainsi que de nouvelles installations émettrices de tritium, dont la construction de nouveaux réacteurs électrogènes et le projet ITER », explique l’ASN . . .
Un petit commentaire sur le tritium.
On oubli de dire que le tritium est un gaz, il en résulte:
1°) Petite molécule difficile à confiner, d’où des difficultés pour l’étanchéité des installations.
2°) Une propriété des gaz est d’occuper instantanément tous le volume qui leur est imparti, on imagine facilement ce qu’il adviendrait en cas de fuite.
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