"Il y a un écosystème de l'innovation très structuré dans la région"

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le 27 Déc 2013
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Nées du "grand emprunt" du gouvernement précédent, elles sont 11 en France, et 14 à terme, mais celle qui a reçu la plus forte dotation de l'Etat est la Satt Sud-Est ( Paca + Corse), avec 78 millions d'euros et une équipe de 35 personnes " bientôt 40 à 45" selon son président, dont l'objectif est de :

Remplir le gap entre la sortie du labo et les attentes de l'entreprise

L'idée est de mettre en relation les labos de recherche publique avec des entreprises qui ont besoin de brevets, de technologies, de licences dans l'innovation, entreprises qui n'ont pas forcément le temps ni les moyens d'investir dans de lourdes équipes de R & D , et des chercheurs qui ne connaissent pas forcément le monde de l'entreprise. Les équipes de la Satt gèrent donc ces passerelles, et ça semble bien fonctionner si l'on en juge par les premiers résultats :

On dépasse nos objectifs en nombre de projets qui rentrent dans la Satt, on a 180 déclarations d'intention qui sont arrivées, c'est énorme

se réjouit Olivier Fréneaux. Pourtant ces 2 mondes, la recherche publique et l'entreprise, ont généralement la réputation de ne pas forcément bien se comprendre, d'avoir du mal à travailler ensemble  contrairement par exemple à ce qui peut se passer aux Etats-Unis :

 Nous avons chez nous des compétences en propriété industrielle, qui n'existaient pas avant en région, pour protéger les résultats de recherche

argumente le président de la Satt Sud-Est. Il ne souhaite pas non plus opposer le recherche fondamentale à la recherche appliquée : "on intervient à partir du moment où il y a un résultat de recherche, quand il y a déjà une preuve de concept qui est faite". Et pour les entrepreneurs intéressés, la Sattt vient de mettre en ligne une plate forme de mise en relation entre les projets des chercheurs de la région sous forme de brevets ou de licences, et les entreprises, sorte de "Meetic" de valorisation de la recherche régionale, à qui on souhaite le même succès.   

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Commentaires

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  1. Anonyme Anonyme

    Ce n’est pas un peu loin gap pour remplir le labo ?

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  2. Élise Élise

    Voilà, il n’y a plus qu’à s’occuper de la partie développement économique et business. Combien de profils de ce type avec une expérience des marchés sur ces dizaines de personnes ? Combien en revanche de copains recasés dans ce bidule et qui n’ont jamais vu l’entreprise, où il y a quinze ans avant l’arrivée de l’économie numérique ? Combien de projets qui ne seront pas de la technologie pure pris en charge ?

    Alors bien sur vu les budgets affolants, tout les responsables vont se taper les cuisses en se ventant de leurs résultats. Mais qu’ont donné les politiques de pur transfert technologique de ce type depuis ces dernières années ?

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  3. JL41 JL41

    La Satt Sud-Est est un tout jeune outil qui aura à peine deux ans d’existence à la fin de l’année. Le bilan du 1er exercice qui situe bien l’activité de cette société d’accélération des transferts de technologie, se trouve ici : http://www.sattse.com/wp-content/uploads/2013/03/SATTSudEst_RapportAnnuel2012_BD2.pdf

    Paul Molga, un des meilleurs chroniqueur économique de la région, faisait remarquer dans les Echos que le budget de cet outil était 40 fois supérieur à ce qui se pratiquait de façon dispersée en PACA. La région finance depuis plusieurs mandatures diverses actions en faveur des technopoles, des TIC, ou participe aux actions publiques. La Satt Sud-Est bénéficie d’une dotation de départ de 78 M€ libérables par tranches sur 10 ans.

    Depuis la création de l’Anvar en 1967, il n’existait évidemment rien de très sérieux pour mener ces actions, Anvar comprise. On peut penser qu’avec le temps des compétences se sont dégagées et qu’elles ont trouvé à s’employer dans ces nouvelles structures que sont les Satt. Le regard critique d’Elise dans son commentaire n’est pas de trop. Dans ce milieu, comme dans celui des incitations à la création d’entreprise, on voit des chargés de mission conseiller les entreprises, alors qu’ils ne sauraient pas eux-mêmes en créer une. C’est la bonne planque pour ceux qui ne veulent pas affronter la réalité. Olivier Fréneaux, physicien de formation a créé en 1983 à Strasbourg, IREPA Laser, à un moment où cette technologie était nouvelle.

    Maintenant, il faut aussi voir ce que l’Université a à donner et on retombe là sur la question ancienne de l’employabilité (tout un esprit) et des compétences en sortie, où des initiatives antérieures de transfert ont un peu joué le rôle de la feuille de vigne. On trouve dans un récent article du Monde un classement des universités qui préparent le mieux à l’emploi : http://www.lemonde.fr/education/visuel/2013/12/18/les-universites-qui-preparent-le-mieux-a-l-emploi-dans-quatre-champs-disciplinaires_4336276_1473685.html
    Dans le domaine des Sciences et technologies, l’université d’Aix-Marseille se classe 43è sur 54.

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  4. Tioneb Tioneb

    Gap est désespérément proche de tout. Il ne lui manque que quelques chemins.

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