Frais d'inscription : les universités Aix-Marseille à nouveau épinglées

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le 21 Juil 2010
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5990€ par an. Au palmarès des frais d’inscription établi par l’UNEF, Aix-Marseille III décroche la timbale. Le syndicat étudiant constate que depuis 5 ans qu’il mène campagne sur le sujet, le nombre d’universités visées à diminué puis s’est stabilisé. « Les étudiants doivent maintenant faire face à un « club » désormais bien connu d’universités qui refusent de se soumettre au cadre national » : 27 universités du classement 2010 étaient déjà épinglées en 2009 « et parmi elles 7 brillent par leur constance d’année en année »

L’université Paul Cézanne est de celles-là, et fait même figure de doyenne : dès 2006, l’UNEF lui avait demandé – sans succès – de revoir sa copie puis a « engagé une procédure devant la juridiction administrative et a obtenu gain de cause au mois de juin 2007« , rappelle-t-il. Dans un communiqué, Aix-Marseille III « tient à rappeler que son Conseil d’administration du 20 juin 2008 a entériné la décision de supprimer tous les frais pour prestations complémentaires ». Elle réfute donc toute illégalité de ses frais d’inscriptions.

Des méthodes inventives

Correct. Sauf que, petite nouveauté, pour tenir compte de l’inventivité des universités, l’UNEF a choisi d’élargir le champ des frais illégaux à des pratiques qu’il considère comme « à la marge de la légalité« . C’est à ce titre que Paul Cézanne apparaît en tête du classement. Explication : « l’inscription dans dix masters [de l’Institut d’administration des entreprises] est couplée à l’incitation à s’inscrire dans un Diplôme d’Université (DU) « Diplômes d’Aptitudes Managériales » ou au DU « Management Relationnel » pour lequel tous les étudiants doivent s’acquitter de 3700€ à 5990€ de droits d’inscription. »

Incitation ? Cela reste subjectif rétorquera-t-on. Sauf que selon l’UNEF, « en extrayant des diplômes nationaux des matières qui doivent en être au cœur et des missions de service public (telles que l’accompagnement à la recherche d’un stage) afin de ne les rendre accessibles qu’aux étudiants inscritsau DU, les universités ont trouvé le moyen pour contourner la législation et aller chercher des ressources supplémentaires dans les poches des étudiants.«  Surtout, d’après des témoignages recueillis par l’UNEF auprès des intéressés, « les services administratifs refusent d’inscrire les étudiants refusant de payer les droits d’inscription requis pour le DU« . Des informations que l’Université dément.

Aix-Marseille II aussi visée

L’Université de la Méditerranée en est elle encore au stade des frais complémentaires. L’UNEF lui reproche que « lors de l’inscription administrative tous les étudiants boursiers ou non peuvent choisir de payer en plus des frais nationaux 29€ de « Prestations diverses ». Les prestations complémentaires liées à ces frais ne sont pas clairement spécifiées et donc peu identifiables pour les étudiants. Ces frais sont donc illégaux, tels qu’établi par la jurisprudence liée au recours de l’UNEF contre l’Université d’Aix-Marseille 3 en 2006. »

Un lien Le communiqué de l’UNEF

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