Fermetures et ouvertures de classes : ce qui bouge à Marseille

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par Mat
le 24 Fév 2012
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159 postes à supprimer sur le département. De l'aveu même de l'inspecteur d'académie Jean-Luc Bénéfice, c'est du jamais vu. "C'est dû à deux données guère favorables : 1488 élèves en moins selon le comptage effectué à la dernière rentrée et l'effort national commun (ndlr, la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite)."

L'IA, après un premier projet retoqué par les représentants syndicaux, a officialisé son nouveau plan, définitif celui-là. Cette année encore, ce sont avant tous les postes des enseignants des Rased (Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) qui trinquent avec leur quasi-suppression hors zone prioritaire (Zep), où ils seront 1 par zone, et leur diminution en Zep.

Marseille comptabilise finalement 44 suppressions de classes, dont 17 en Zep, pour 10 ouvertures. Une légère satisfaction après une première vague initiale qui en prévoyait 59. Les voici résumées en une carte (en rouge les fermetures, en vert les ouvertures).

 

 

Les modifications intervenues résultent autant de tractations avec les élus locaux que de considérations sociales. Toute la semaine, les politiques ont défilé dans les couloirs de l'inspection, les parents et les enfants manifesté pour ne pas voir leurs écoles perdre une classe. Mercredi, Esther Griffe les avait rencontré au pied de l'inspection académique avant qu'ils ne remettent le couvert ce vendredi matin, occupation de l'IA en prime.

 

 

Si certains ont obtenu des satisfactions comme l'école Eydoux dont nous vous avions déjà parlé, le bilan reste très compliqué dans une ville où la misère sociale conforte l'importance de l'école. Cette semaine, les pancartes tenues par les enfants et les parents réclamaient que les élèves ne soient pas "serrés comme des sardines". La gauche marseillaise, maires de secteur en tête, leur emboîtait le pas. Nous avons rencontré Lisette Narducci et Garo Hovsépian rencontrés ce jeudi.

 

 

 

 

 

Du côté de la mairie de Marseille et de l'adjointe aux écoles Danièle Casanova, la position s'est bornée à l'habituel (l'éternel ?) silence radio sur le sujet. "C'est du ressort de l'inspection académique." Ce qui n'empêche pas ailleurs certains maires de droite de défendre leur école communale…

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Commentaires

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  1. Marius Marius

    Ces fermetures de classe sont dans la logique de la casse systématique du service public par Sarkozy, aussi bien l’éducation que les urgences des hôpitaux.
    Les privilégiés auront toujours les moyens de financer tous leurs besoins.

    Là où c’est un véritable crime, c’est la suppression de postes d’enseignants spécialisés dans l’aide aux élèves en détresse.

    Rien que pour ce crime, Sarkozy devrait récolter au mieux 5% de voix à la présidentielle.

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