Fermeture de la mosquée des Bleuets : le tribunal épluche les réseaux sociaux de l’imam

Actualité
le 10 Oct 2025
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Très suivi sur les réseaux sociaux, l'imam Smaïn Bendjilali a défendu ses positions religieuses face au préfet, devant le tribunal administratif de Marseille, pour tenter de rouvrir la mosquée des Bleuets. L'audience a tourné à la tentative d'exégèse.

Smaïn Bendjilali au tribunal administratif de Marseille, le 10 octobre 2025. (Photo : CMB)
Smaïn Bendjilali au tribunal administratif de Marseille, le 10 octobre 2025. (Photo : CMB)

Smaïn Bendjilali au tribunal administratif de Marseille, le 10 octobre 2025. (Photo : CMB)

"Sauf erreur de ma part, ça va faire bientôt quatre heures qu'on étudie le dossier, on n'a aucun élément sur les prêches [dans la mosquée], on est d'accord ?" Le président d'audience s'adresse aux trois représentants de la préfecture des Bouches-du-Rhône. Réponse de Corinne Simon, préfète de police déléguée : "Non, il n'y a pas de prêches."

Mais de quoi vient-on alors de débattre pendant quatre heures, ce vendredi 10 octobre, au tribunal administratif de Marseille, saisi par la mosquée des Bleuets pour contester la décision de fermeture qui la concerne ? De l'imam Ismaïl, Smaïn Bendjilali de son vrai nom, visage de ce lieu de culte du 13e arrondissement. Et de ce qu'il a raconté sur ses réseaux sociaux depuis 2017, non sans un brin de provocation, parfois. De l'islam, aussi, beaucoup. Et, par la voix du préfet Georges-François Leclerc qui — fait rarissime — s'est directement déplacé pour l'occasion, de "valeurs de la République".

Le 6 octobre, la préfecture des Bouches-du-Rhône a ordonné la fermeture administrative de la mosquée des Bleuets pour une durée de deux mois. Cette décision intervient un an après une première tentative, qui avait finalement débouché sur une forme de conciliation. L'imam, vitrine de cette mosquée qui réunit 500 fidèles chaque semaine, est aussi très actif sur les réseaux sociaux. Ses prises de position, politiques comme religieuses, ont nourri la controverse. En septembre 2024, il avait

Clara Martot Bacry

Commentaires

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5 commentaires


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  1. AlabArque

    Contextualisons …
    Chanter ‘Qu’un sang impur abreuve nos sillons’,
    ça m’a parfois un peu interloquée quand j’étais gamine. Quant aux ‘aristocrates à la lanterne’, c’est pas trop bisounours non plus.
    Prôner des valeurs, soit, mais enseigner l’histoire, ça ne ferait pas de mal,
    et creuser la recherche historique, ça peut toujours aider !

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  2. MarsKaa

    L’argumentation de la Préfecture (donc de l’Etat, donc du ministre démissionnaire ?) est particulièrement faible.

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    • PatSEMP

      Effectivement, à la lecture de l article, on ne trouve rien qui puisse justifier une fermeture de la mosquée, sauf à être de mauvaise foi.

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  3. julijo

    Ce que je trouve hallucinant, en dehors de la faiblesse effectivement de l’argumentaire officiel de l’État, c’est vraiment la question de la fermeture de cette mosquée
    Sans prendre à l’imam c’est dans l’air du temps, c’est discutable, mais bon. Pas très étonnant quand on connaît le préfet Leclerc, son anti islamisme et ses méthodes.
    Mais fermer un lieu de culte je trouve ça énorme.
    Et je le redis à t on ferme les églises catholiques lorsque des prêtres se sont avérés pédophiles ?
    Bien entendu la réponse est non.
    Tout ça devient surréaliste.

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  4. didier L

    Je n’ai pas sympathie particulière pour les religions en général, ni pour l’islam en particulier et je suis plutôt attaché aux valeurs de la République – ( trop souvent, hélas, bafouées )… cela dit la liberté de croire, ou pas, de penser ou pas existe.
    A lire cet article l’argumentaire contre cet iman me semble fragile et ce n’est pas bon, ni pour les croyants ni pour les non croyants …

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