[Exclusif] Le rapport confidentiel qui veut accélérer la décarbonation de l’industrie à Fos
Marsactu a eu accès au rapport confidentiel de l'État sur la nouvelle étape de l'industrialisation de Fos et Istres. Il dresse les principaux enjeux urgents pour réussir à amorcer le "virage de la décarbonation".
[Exclusif] Le rapport confidentiel qui veut accélérer la décarbonation de l’industrie à Fos
Pour l'heure, le rapport patiente sur le bureau du préfet, laissé par Christophe Mirmand en prévision de l'arrivée de son successeur, Georges-François Leclerc, ce lundi 20 janvier. Barré du traditionnel "confidentiel", le rapport, rédigé par les services d'inspection de plusieurs ministères, vise à accélérer le virage décarboné de l'ouest du département, sur l'arrondissement d'Istres, à partir de la zone industrialo-portuaire du golfe de Fos.
Créée dans les années 60, la zone industrialo-portuaire est appelée à être l'un des principaux maillons nationaux d'une réindustrialisation centrée sur les énergies renouvelables. Il s'agit du "Fos en grand" qu'Emmanuel Macron appelait de ses vœux après le lancement de Marseille en grand en 2021. Mais, pour réussir ce virage, il convient d'accélérer. Le rapport que Marsactu a pu consulter donne à lire les principaux enjeux de ce virage historique. Il place l'État en chef de file de l'aménagement, là où les institutions locales espéraient une gestion plus collective.
Retour vers le futur "sauce provençale"
Tout ceci a un parfum de Retour vers le futur à la sauce provençale. En effet, après-guerre, l'État gaullien avait décidé d'installer là les bassins Ouest du port de Marseille, principalement centrés sur le pétrole et l'industrie chimique, mais aussi la sidérurgie qui quittait la Lorraine pour les bords de mer. Un milieu écologique unique, faits d'étangs et de marais, a muté à marche forcée en zone industrielle, avec usines, voies rapides et stockage de brut pétrolier.
Un demi-siècle plus tard, le même État revient à la charge. Il s'agit de renforcer la vocation industrielle de la zone de Fos, Port-Saint-Louis et Istres, tout en réussissant à prendre le virage de la décarbonation. La zone de Gardanne, également en cours de mutation industrielle, est exclue du projet.
Carbon, GravitHy, H2V, NeoCarb... Sous les sigles et appellations les plus divers, les annonces de projets industriels se sont multipliées ces dernières années, promettant de faire pleuvoir des milliards d'investissements privés sur la zone. À terme, si les engagements financiers de l'État se confirment, ces projets pourraient générer entre 5 000 et 10 000 emplois d'ici à 2030, faisant de Fos l'un des principaux bassins industriels décarbonés du pays. Mais, pour réussir ce pari, encore faut-il parvenir à dépasser un certain nombre d'obstacles, et non des moindres. Passage en revue des . . .
Bravo pour ces 2 excellents articles sur l’avenir (proche?) de Fos et Cie
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L afflux prévu de nouveaux buco rhodaniens semblent exclure l »emploi des actuels
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