[Escales à Port-de-Bouc] Atteindre la ville par le fort
Port-de-Bouc est une ville qui se traverse et où on s'arrête plus rarement. Le temps d'une escale de fin d'été, Marsactu s'installe dans la plus jeune commune du département. Pour ce premier épisode, l'histoire débute sur la rive d'en face, depuis le fort de Bouc qui veille sur la ville.
Face à Port-de-Bouc, le fort du XVIIe siècle raconte une autre histoire de la ville. (Photo BG)
Pour aller à Port-de-Bouc, ce chemin n'est pas le plus simple. Il s'avère même impossible. La ville est là, à portée d'une vigoureuse brasse. Nous sommes bien à Bouc mais au fort et non au port dont les destins sont liés. Pour remonter cette histoire, il faut revenir en arrière au moins jusqu'au dernier rond-point sur la route du port de Lavéra. Il dessine une frontière entre un bord de ville festonné de pins et un territoire industriel sans début ni fin.
Très vite, la route cesse d'en être une, réduite à un chemin de terre qui serpente entre les pipe-lines, oléoducs, gazoducs, tankers de toutes les formes. Ici, la terre maintient sous pression des tonnes de gaz. Là, le pétrole brut arrive avant d'être acheminé vers les usines pétrochimiques voisines.
Un fort au milieu des pipe-lines
Nous sommes dans le plus important port pétrolier français et au bout du chemin tortueux apparaît une bâtisse qui se dresse là depuis le Moyen-Âge. À une lettre près, il se confond avec notre point de destination : la ville de Port-de-Bouc que l'on aperçoit sur l'autre rive du canal de Caronte avec sa jetée qui se déploie en pousse de fougère. L'histoire de la plus jeune commune du département tutoie à cet endroit précis celle du comté de Provence et du royaume de France.
Notre hôte s'appelle David Erhel. Il est gardien du fort de Bouc depuis trois ans. D'ordinaire . . .
Excellent article. Très belles séries d’été.
Merci
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