En justice, le diocèse obtient l’expulsion du collège Belsunce de ses locaux place Marceau

Info Marsactu
le 3 Avr 2026
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Le diocèse a obtenu de la justice qu'elle ordonne l'expulsion du collège Belsunce, place Marceau. Cet établissement privé sous contrat accueille des élèves depuis plus d'un demi-siècle dans des locaux dont l'église est propriétaire.

Le portail du collège Belsunce. (Photo : B.G.)
Le portail du collège Belsunce. (Photo : B.G.)

Le portail du collège Belsunce. (Photo : B.G.)

Depuis la rue Fauchier qui descend en pente douce de la colline Saint-Charles jusqu’à la Joliette, la barre d’immeubles un peu décatis ne laisse rien voir de l’activité en arrière-cour. Coincé entre les deux antennes d’une école privée d’arts graphiques, le collège et lycée Belsunce est signalé par un trio de drapeaux aux couleurs passées. Accessible depuis une porte cochère, un portail peint aux couleurs du collège s’ouvre sur une cour en triangle plus conforme à l’image d’un établissement scolaire installé là depuis plusieurs décennies. L’atmosphère studieuse ne laisse rien filtrer de la lutte sourde qui s’agite autour de ces lieux depuis plusieurs années. Le diocèse de Marseille vient d’obtenir de la justice ...
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Commentaires

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  1. Pussaloreille Pussaloreille

    Mais c’est quoi, exactement, cette asso ? Et elle faisait quoi, là-bas, depuis tout ce temps ? Il manque cette partie de l’info…

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    • Pussaloreille Pussaloreille

      (Je précise : on lit bien qu’il s’agit d’un collège, avec des bénévoles. Mais compte tenu de l’étrangeté de la situation, et sachant qu’il y a sans doute des statuts, un projet qu’on aimerait connaître, mais aussi des profs, des élèves, des parents, des riverains susceptibles de témoigner, on reste sur notre faim).

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    • Benoît Gilles Benoît Gilles

      Bonjour il s’agit d’une association gérée par une équipe de bénévoles et qui accueille principalement des élèves du quartier. Elle a un statut d’école libre depuis ses débuts. Elle n’a plus de caractère confessionnel depuis 1987.

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    • Pascal L Pascal L

      L’association de bénévoles, elle “gère” le collège.

      Les profs sont quant à eux payés par l’état et l’école financée, en plus de la participation des parents, par l’état et les collectivités locales (les contribuables, donc) car l’école est sous contrat. Un peu de technologique (du tertiaire, c’est moins cher) permet de gonfler les subventions.

      Pour les bons résultats (comme presque toutes les mini établissements privés) c’est souvent surtout grâce aux notes “maisons”sur-gonflées, le fameux contrôle continu dont la part a été très augmentée depuis la réforme Macron-Blanquer ce qui a provoqué une hausse spectaculaire des performances de ces petits établissements qui, auparavant, étaient souvent en queue de peloton.

      Du coté des avantages : garderie avant et après les cours, et surtout éviter “l’école du diable” (les collèges Izzo ou Quinet).

      En tant que vieux laïc, je ne pleurerai donc pas la disparition de cette école.

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  2. MarsKaa MarsKaa

    D’un côté le diocèse propriétaire qui voudrait récupérer ses locaux, et semble avoir tenté de le faire plusieurs fois et accepté finalement d’attendre.
    De l’autre, un collège privé sous contrat (donc existant dans les ordinateurs des services académiques) associatif, laïque, qui voudrait continuer à exister en ces lieux.
    Les deux semblent engagés dans une action sociale, ancrée dans le quartier.
    Il devrait y avoir moyen de s’entendre encore, non ?
    A moins que certains aspects du dossier ne soient pas ici évoqués (par les protagonistes, ou par l’article).
    Des enjeux financiers ? Immobiliers ? Des pressions du voisinage qui a changé ?

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    • MarsKaa MarsKaa

      Il serait intéressant d’ailleurs de savoir ce que l’académie a prévu en cas de fermeture de l’établissement (qui aura du mal à se reloger) : où iront les 200 élèves ? Quel établissement les accueillera ?

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    • Pascal L Pascal L

      Les établissements de l’enseignement public sont tenus d’accueillir les élèves de leur secteur géographique.

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    • Assedix Assedix

      @Marskaa: on a un propriétaire qui souhaite récupérer ses locaux depuis 10 ans et à qui la justice vient de reconnaître ce droit.
      Oui, on peut espérer qu’il puisse faire appliquer cette décision.

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    • MarsKaa MarsKaa

      @ Pascal L : 250 élèves ça demande des moyens en profs, cpe, etc… et des salles de classe. L’académie et le département ont-ils prévu d’augmenter les moyens des collèges et lycées du secteur ? Il me semble que plusieurs sont en grève en ce moment pour cause de réduction des moyens… dans une situation déjà de pénurie…
      @ Assesix : tout à fait, le diocèse est dans ses droits. Mais la suite ? Qui gère la suite ? Qui s’en préoccupe ?

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  3. julijo julijo

    cela ressemble à clochemerle…
    je note une subvention du CR vers le “futur” établissement ? dont acte….vu l’état des lycées publics, ainsi que du budget serré du cr…mais c’est une autre histoire.
    je trouve aussi que des infos manquent, pour se faire une réelle opinion sur cette chicaya.

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  4. @rabha_attaf @rabha_attaf

    Le collège Belsunce accueille des élèves du quartier moyennant un prix de scolarité accessible pour des familles modeste.
    L’équipe pédagogique est très engagée et les niveaux des élèves sont supérieurs aux établissements publics. C’est une petite structure où les jeunes sont bien cadrés et beneficient de projets pédagogiques qui leur ouvre l’esprit sur le monde. Inutile de préciser qu’une grande majorité des élèves, sinon la totalité, sont musulmans. Est-ce pour ce motif non avouée que le diocèse veut récupérer les lieux ?

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    • julijo julijo

      Et oui, l’école est sortie du ” giron diocésal ”
      Ceci expliquant, probablement en grande partie, cela.
      Et si en plus il y a une majorité de musulmans…. Ça devient carrément insupportable.
      Y aurait-il un relais avec la subvention accordée par le CR pour un futur établissement……?

      On vit vraiment une époque formidable !

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    • Vincent Kaliste Vincent Kaliste

      La plupart des établissements catholiques de Marseille accueillent une majorité de musulmans. Ce n’est donc pas du tout la raison.

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    • Lissia Lissia

      J’ai du mal à suivre : cet établissement accueille des élèves de familles aux revenus modestes”. Les revenus sont modestes mais pas au point que ces familles ne puissent pas payer la scolarité de leurs enfants. Alors que comme le dit Pascal L., l’école publique est gratuite.
      Il n’est pas pertinent de faire état de la religion (pratiquée ou non) des élèves, et même c’est plutôt mal venu en ces temps politiques à Marseille notamment. A mon avis, le motif premier est d’ordre financier : point, barre. Le diocèse a besoin de sous. Et l’asso ne paye rien.
      Mais cette asso et cette situation sont vraiment des plus bizarres au sein du système éducatif …

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  5. Mireille Urbain Mireille Urbain

    ¨Pas d’opinion personnelle sur cet établissement avec lequel je n’ai jamais eu de contact même si je déplore la fermeture d’un établissement scolaire qui offre “à un prix accessible” un enseignement et un encadrement correct.
    ¨Par contre, je relève que le diocèse depuis quelques années récupère un à un ses biens immobiliers -chacun se souvient du théâtre du bd Jeanne-d’Arc- ou vend les églises qui sont dans son patrimoine car il lui faut en assurer l’entretien et les travaux. Sauf bien sûr Notre-Dame de la Garde et ses alentours qui sont hyper-subventionnés.
    Bref! Le diocèse est fauché et cherche à rentabiliser ses biens immobiliers soit en encaissant un loyer adéquat d’association à sa botte -non musulmane de préférence- soit en réalisant une vente.
    L’avenir des jeunes scolarisés, le social dans tout ce mic-mac? Le patronage n’est qu’un prétexte. Combien d’enfants catholiques romains pour fréquenter le patronage de Saint-Lazare? Le logement de familles mais lesquelles et sur quels critères?

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    • Pascal L Pascal L

      Parce que selon vous le public n’offre pas un enseignement et un encadrement correct ?
      Si c’est le cas, c’est celà qui doit être le combat de la république, pas d’offrir des substituts à ceux qui paient.

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  6. Assedix Assedix

    Le département est la collectivité chargée des collèges. Depuis 9 ans l’associationen question a-t-elle entrepris la moindre démarche auprès de celui-ci pour trouver un autre bâtiment ? Il n’en est fait mention nulle part dans l’article.

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    • ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

      Ce genre d’établissements ne risque pas d’intéresser Madâme la Présidente du Département.

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  7. Mireille Urbain Mireille Urbain

    Réponse à Pascal L.
    Je suis POUR l’école publique dans laquelle moi-même, mes enfants e petits-enfants avons effectué tout notre parcours d’études plutôt longues. Mais les choix politiques actuels envers l’école publique qui génèrent des dysfonctionnement et/ou des carences graves, en particulier dans les quartiers défavorisés ou auprès d’une partie de la population.
    Or, les écoles privées sous contrat sont le plus souvent confessionnelles et assez chères. L’existence d’un collège et d’un lycée privés LAÏQUES à prix abordable peuvent pallier aux insuffisances entretenues par le gouvernement.

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    • Pascal L Pascal L

      Une école privé n’est pas laïque : elle peut trier ses élèves … ce qu’elle fait.

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    • Lissia Lissia

      Je suis comme vous : chez nous, nous ne connaissons et n’avons connu que l’école publique, le collège public, le lycée public, l’université publique.
      Mais pourquoi des établissements “privés” ? Et Pascal L a bien raison : un établissement “privé” trie ses élèves ne serait-ce que parce qu’il faut avoir des revenus financiers qui permettent quand même aux parents de payer la scolarité (qui n’est pas donnée !) Et cela seul déjà trie les élèves (et les familles). Et quant aux “résultats” meilleurs ? On rigole…

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  8. Charles Albert Charles Albert

    S’il y a permis de construire, cest facile à prouver. Qu’en disent les services de l’urbanisme de la Ville ?

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