En appel, Stéphane Ravier risque l’inéligibilité pour avoir facilité l’embauche de son fils
La cour d'appel examinait ce lundi 12 janvier l'embauche du fils de Stéphane Ravier à la Ville de Marseille, de 2015 à 2017. Cela avait valu une condamnation du sénateur d'extrême droite en première instance. En appel, l'avocat général requiert les mêmes peines d'inéligibilité et de prison avec sursis.
Stéphane Ravier face à la cour d'appel. (Dessin : Ben 8)
Il est là avec son fils, devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, à piaffer dans la salle, haussant le sourcil en entendant évoquer des histoires de blanchiment et d'escroqueries, petites ou grandes. Il doit patienter de longues heures avant de voir son cas examiné par la cour, en début de soirée, ce lundi 12 janvier. En première instance, Stéphane Ravier, sénateur d'extrême droite, a été condamné à six mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité pour avoir permis, en 2015, l'embauche de son fils Thomas au sein de la mairie de secteur dont il était alors l'édile.
Cette prise illégale d'intérêts commise par un élu FN qui faisait de la probité son cheval de bataille avait été révélée par Marsactu, quelques mois après son accession au pouvoir. Si la cour d'appel confirme la peine infligée en première instance, cela pourrait assombrir encore le destin politique du parlementaire d'extrême droite. L'avocat général Alexandre Rossi requiert une peine de six mois de prison avec sursis assortie d'un an d'inéligibilité, en listant longuement les éléments selon lui constitutifs du délit. Pour Thomas Ravier, il demande également la même peine qu'en première instance, 10 000 euros d'amende, dont 5 000 euros avec sursis, et un an d'inéligibilité sans exécution provisoire.
À l'automne, Ravier père a accepté de renoncer à concourir pour les municipales 2026. Il soutient la candidature de Franck . . .
Voilà au moins 3 membres d’une même famille qui vivent sur l’argent public (la cousine, le fils, le père). Et qui dénoncent les pauvres,les aides sociales, la dépense publique…
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Merci au « petit média local de 2015 » d’avoir servi de lanceur d’alerte ! Il est dit que le FN n’aura jamais un élu « mains propres et tête haute »… Slogan pas oublié de l’époque de Jean-Marie Le Pen, mentor revendiqué de Stéphane Ravier !
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Ces fifres se permettent d’avoir la tête haute en toutes circonstances, malgré toutes les casseroles qu’ils se trainent… et qui leur laisse les mains sales…
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Le RN accumule les fraudes, et ses intentions de vote s’accumulent aussi…j’avoue ne pas comprendre
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Les grands journaux n’exposent jamais assez les fraudes du RN, rappelez-moi de la couverture qui a été faite du procès de Marine Le Pen et des millions d’argent public détournés au Parlement Européen… ou plutôt, l’absence de couverture.
Et, a contrario, le tapis rouge qui est déroulé aux politiciens d’extrême-droite, comme avec l’exemple récent de Sarah Knafo (Reconquête, le parti de Zemmour), qui a annoncé en grandes pompes sa candidature à la mairie de Paris au JT de TF1 alors que personne ne l’y attend, la preuve par l’audience en chute libre pendant son interview : https://www.politis.fr/articles/2026/01/sur-le-gril-fallait-pas-linviter-sarah-knafo-au-20-heures-de-tf1/
Heureusement qu’on a des médias comme Marsactu, et leur partenaire Mediapart, pour parler et dénoncer la supercherie que représentent le FN et consorts ! 🙂
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C’est devenu vraiment redondant, l’argument (super dangereux) des « journalistes militants ». Mais bon, en venant d’un camp politique qui comporte des militants qui se disent journalistes dans des torchons comme Frontières, il ne faut pas s’étonner que Ravier fasse la confusion… Peuchère…
Ce procès aide au moins à révéler que les politiciens du RN, en plus d’être infréquentable par leur idées nauséabondes, ne sont finalement que des politicards comme tant d’autres, qui se croient au-dessus des lois.
Une pensée à Franck Allisio, candidat RN aux prochaines municipales, qui a fait élire sa tante Monique Griseti députée alors que personne ne la connaissait en politique, ni ne l’a réellement vue, sauf sur la devanture de sa permanence parlementaire, qui a été ouverte un 1er avril (véridique), comme si cette mandature n’était pas déjà une farce en soi…
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Les « journalistes militants » sont les journalistes qui font leur boulot de journalistes. Du côté des hommes et des femmes politiques, de la droite à la gauche, on préfère ceux qui tendent poliment un micro sans jamais réagir aux propos tenus, même mensongers, et ceux qui se contentent de relayer des communiqués de presse. De même que les juges qui font leur boulot de juges sont évidemment « politisés ».
Ce sentiment d’appartenance à une caste supérieure au vulgum pecus ne rend pas particulièrement sympathique nos zélus qui y cèdent. Ils devraient s’en apercevoir.
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Je n’ai évidemment aucune sympathie pour Ravier (père) et je sais bien que l’extrême-droite est toujours fâchée avec la probité. Mais cette histoire est bizarre :
-Les emplois permanents, qui se transforment en emploi de titulaire au bout d’un an, n’exigent pas de concours ou autres. A la ville de Marseille et dans ses dépendances comme l’AP ou les offices HLM, il y en a des milliers.
-Ils sont largement pourvus par des pistonnés, des pistons familiaux ou politiques. Surtout sous Gaudin, mais pas seulement.
-Il n’est pas rare que ces pistonnés ne travaillent pas beaucoup.
-Là, on voit que l’on a maintenu sciemment dans la précarité d’un emploi ouvrier un jeune qui travaillait pour de bon…
Le délire de Ravier sur les journalistes et les juges n’a rien à voir avec cette histoire, ça fait plutôt boule puante qu’on lui aurait lancée depuis son camp..
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Je parle des emplois de catégories C quand j’écris : « Les emplois permanents, qui se transforment en emploi de titulaire au bout d’un an, n’exigent pas de concours ou autres. A la ville de Marseille et dans ses dépendances comme l’AP ou les offices HLM, il y en a des milliers. »
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« En défense, Julien Pinelli démonte longuement les motivations du premier jugement. Pour lui, rien ne tient dans cette affaire, si ce n’est la volonté de se payer Ravier. Il espère voir l’appel changer la donne. Réponse le 10 février prochain pour le délibéré. »
Ca me parait un peu court pour une info équilibrée ….
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Bonjour, vous avez sans doute raison. C’est toujours complexe de rendre compte des arguments d’une plaidoirie, parfois un peu décousue, alors que l’avocat s’appuie sur un mémoire détaillé qu’il transmet à la cour. Cela tient aussi à l’heure tardive de l’audience, démarrée à 14h et qui s’est terminée à 23 heures. Or, il doit encore être mis en page et relu.
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