Emel Mathlouthi, le jasmin et la voix
Le printemps arabe, Emel Mathlouthi le vit sur scène. Sa voix s'élève, envoûtante, lyrique, puissante. Elle est la voix de jasmin de la révolution tunisienne, celle qui instille le subtil parfum de la résistance. La chanteuse se déchaîne, pieds nus, frappant sur les basses, tourbillonnant, virevoltant. Nous voilà projetés sur l'avenue Bourguiba un an plus tôt, le 22 janvier 2011. Ce jour-là, aux côtés d'une jeunesse survoltée, elle se met à chanter a capella "Kelmti horra", ma parole est libre. Les vidéos amateurs circulent sur la toile, discrètement d'abord, puis abondamment, tel un fleuve impétueux retenu trop longtemps par l'écluse.
Élevée dans un milieu familial ouvert et progressiste, la conscience politique de la chanteuse s'est trè . . .
Merci à Elodie Crézé pour ce bel interview d’Emel Mathlouthi. J’ai découvert cette chanteuse grâce à un ami amazigh et j’en ai été éblouie. Elle a ajouté un nouveau plus à mes liens artistiques avec Joan Baez et Marcel Khalifé…Revenant à peine du forum social mondial de Tunis (ouvert par un concert de Gilberto Gil) j’ai fortement ressenti « la vraie base résistante populaire » dont Amel parle dans son interview. Oui, il y a de l’espoir en Tunisie, comme elle le dit (beaucoup plus qu’en France) et un air de liberté flotte sur l’avenue Bourguiba qu’Amel a imprégnée de sa parole libre, de son chant pour la liberté.
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