DJ Djel de la Fonky Family : « On n’est pas des vieux de la vieille, on est des légendes »
Ce week-end se tient à la Friche la Belle de Mai le Fonky Festival de Mars, certifié 100 % rap marseillais par ses organisateurs. À cette occasion, Marsactu a rencontré l'un d'eux, DJ Djel, de la Fonky Family. Au programme : darons et nouvelle génération.
DJ Djel, membre fondateur de la Fonky Family et organisateur du Fonky Festival de Mars. (Photo : Violette Artaud)
Ce jeudi matin, le mistral souffle fort malgré le printemps qui s'approche. Mais qu'importe la météo, Marsactu a rendez-vous avec une légende. Elle aurait pu nous rencarder à Belsunce, où elle est née, ou au Panier, où elle a grandi. Mais ça, c'était avant. L'interview se déroulera aux Cinq-Avenues, à la terrasse du Marché noir, petit bar branché du moment. Marsactu est pile à l'heure. DJ Djel, en avance. Lunettes noires, casquette vissée sur la tête, le célèbre DJ de la Fonky Family s'est posé face au soleil, avec un petit thé.
"Tu vas voir, c'est vraiment un gars sympa", avait prévenu un collègue. Djellali El Ouzeri a beau être "l'architecte" du mythique groupe de rap marseillais qui criait sa rage plus fort que les autres dans les années 1990, il est, en effet, "un gars sympa", accessible. Ces dernières années, les oiseaux de nuit de la deuxième ville de France se sont forcément retrouvés dans une soirée ambiancée par celui que l'on appelle aussi Diamond Cutter. Mais si la veille, Marsactu lui a passé un coup de bigo, c'est pour évoquer un événement bien spécifique.
Ce week-end, DJ Djel organise au Cabaret Aléatoire le Fonky Festival de Mars : le "seul et unique festival 100 % rap marseillais". Sur l'affiche, des vieux de la vieille — ne dites pas ça devant DJ Djel, il déteste l'expression — et des rappeurs nouvelle génération. Ainsi, Elams partagera la scène avec Bouga, père de Belsunce Breakdown, le prometteur Mehdi Miklo avec Def Bond du collectif Le Côté Obscur d'IAM, la jeune rappeuse Saaphyra avec un K-Rhyme Le Roi aujourd'hui âgé de 55 ans. Au programme également : des contests de danse et de DJ (forcément). Mais avant d'aller à la Friche pour voir tout ce beau monde réuni, revenons à ce . . .
Je ne comprends rien au rap… mais je m’intéresse ! Culture évidente pour mes enfants, raz de marée musical, mais comme le dit votre interlocuteur, pour nos institutions, ça n’existe pas. Avec les élus qu’on avait, et même avec ceux qu’on a, Marseille se prend toujours pour quelqu’un d’autre. En tout cas cet article a fait plaisir à la daronne que je suis.
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Oui, que le festival ne bénéficie d’aucune subvention municipale c’est un scandale. Un événement qui porte autant la culture hip-hop à Marseille mérite clairement un soutien public.
Par contre je trouve que la critique de Benoît Payan est caricaturale. Dire qu’il ne s’intéresse qu’aux personnes âgées et aux cyclistes bobos c’est un raccourci facile. Réduire toute son action culturelle à un mépris pour le rap ou les cultures populaires, c’est pas juste non plus.
On peut critiquer la réalité sans tomber dans la caricature
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DJ Djel, merci pour ce que tu fais 😉
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