Après une crise interne, les Restos du cœur perdent leurs maraudeurs

Enquête
le 20 Août 2018
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Les Restos du cœur des Bouches-du-Rhône ont connu une crise interne silencieuse mais pas sans conséquences, avec la fermeture de l'accueil de jour de la Belle de mai. L'ancien président a quitté l'association pour en monter une nouvelle, avec, revendique-t-il une centaine d'ex bénévoles. Créée en juin, l'association Vendredi 13 est déjà active et dispose du soutien des collectivités.

Après une crise interne, les Restos du cœur perdent leurs maraudeurs
Après une crise interne, les Restos du cœur perdent leurs maraudeurs

Après une crise interne, les Restos du cœur perdent leurs maraudeurs

Place de la Joliette, jeudi soir, un point de distribution alimentaire attire du monde. En quelques minutes, des individus, hommes, femmes, défilent pour récupérer leurs paniers auprès d'une bonne vingtaine de bénévoles enthousiastes. La distribution est organisée de façon précise, avec trois camions et des cordelettes pour diriger le flux de personnes. S'agirait-il des Restos du cœur ? Pas vraiment. Ou plutôt, plus vraiment.

Les bénévoles présents ce soir là portent sur leurs gilets jaunes un badge où il est écrit à la main "V13" pour "Vendredi 13", le nom d'une association fondée en juin dernier. Auparavant, affirme son président Bernard Nos, tous appartenaient aux Restos du cœur des Bouches-du-Rhône, association qu'ils ont quitté au terme d'une crise interne mouvementée, dont l'écho était jusqu'ici resté confidentiel.

Tout semble s'être joué au printemps dernier. Bernard Nos était président et administrateur de l'association départementale des Restos du cœur jusqu'en septembre 2017. Après 4 ans de mandat, il n'a pas reçu l'agrément des instances nationales pour se représenter comme c'est l'usage. L'association n'a pas donné suite à nos demandes pour comprendre les raisons de ce choix.

Il est donc resté avec Monique Blanc, sa binôme sur le terrain, en tant que simple bénévole responsable des activités de maraude auprès des sans-abri quelques mois. Avant que les tensions avec la nouvelle direction ne deviennent trop fortes.

Entre mai et juin 2018, la crise éclate, Bernard Nos quitte le navire avec à ses côtés une centaine de bénévoles, assure-t-il. "Depuis le 1er juin, j'ai quitté les Restos avec la quasi totalité des bénévoles qui étaient avec moi sur les maraudes auprès des gens de la rue et sur l'accueil de jour", explique-t-il. Les maraudes, réalisées plusieurs fois par semaine dans Marseille, constituent une des activités majeures des Restos du cœur, qui compte près de 1600 bénévoles dans le département. Sans s'étendre sur . . .

Lisa Castelly
Journaliste

Commentaires

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9 commentaires


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  1. ANGIE13

    juste 3 petites précisions :
    – Monique BLANC et moi même avons été administrateurs jusqu’à la date de notre démission « forcée » au 1/06/18 et moi même membre du bureau
    – les clés de l’ADJ de Boues ont été remises au département à la demande expresse de ses propres services, la convention d’occupation étant signée par moi et non transmissible à un tiers (article du code civil)
    – concernant les 2 actions procédurières : huissiers, serruriers, service de gardiennage, elles étaient illégales (pas d’ordonnance du TGI) et convention d’occupation à mon nom, donc refusées par les bénévoles qui étaient encore Restos

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  2. Electeur du 8e ©

    Quel beau mélange des genres : une association à but humanitaire qui relaie un « appel à participer au rassemblement des amis de Martine Vassal »… Extrêmement douteux. Mais la proximité des élections municipales doit lever certaines inhibitions…

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  3. ANGIE13

    quand on est en association on reçoit des subventions. .il est normal de renvoyer l’ascenseur sans avoir besoin d’être encarté politique. et on est reconnu pour les résultats de nos actions justement humanitaires et inconditionnelles.CQFD

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    • LN

      Et voilà comment un dysfonctionnement total (local mais pas que !) et un mélange des genres devient une mise aux normes d’ascenseur véreux

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    • Assedix

      Merci Angie13, l’article était un peu ambigu mais à la lecture de vos commentaires, on comprend mieux pourquoi les restos ont jugé bon de vous dégager…
      Et au fait, ce sont les collectivités territoriales qui vous versent les subventions, pas vos amis politiques.

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    • Electeur du 8e ©

      C’est intéressant d’assumer et justifier ouvertement ce qui n’est autre que du clientélisme.

      @Assedix met à juste titre les points sur les « i » dans un autre commentaire. L’argent distribué par le Conseil Départemental ne vient pas de la fortune de sa présidente, contrairement à ce qu’elle (et avant elle le célèbre Jean-Nono) voudrait faire croire aux gogos. C’est de l’argent public prélevé chez le contribuable : c’est celui-ci qu’il faut remercier.

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  4. Tarama

    Gratinés les commentaires. Puis tu vois le truc, aucune honte, rien. (CQFD).

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  5. Jean-Pierre

    Et pendant ce temps là, l’ADJ Marceau est toujours menacé de fermeture… Il faut dire qu’un accueil de jour en centre ville, ça fait tâche. Alors que dans les quartiers Nord, c’est plus logique, n’est ce pas, les pauvres avec les pauvres ? Le vieux Dingo appréciera…
    Merci Bernard ! (et Monique, ben sur ^^)

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  6. ANGIE13

    Et pendant ce temps là les ADJ Marceau et Consolat, structures méritantes s’il en est vont être relocalisées dans le 3ème à Boues dans 1500m2 de locaux qui n’étaient plus ou mal utilisés par les nouveaux repreneurs, et c’est une belle nouvelle..il y a aussi de la place dans le 15ème, car les plus démunis ne sont pas concentrés dans le centre ville et les quartiers sud, les maraudes en rencontrent aussi dans les quartiers nord..il suffit d’y aller pour s’en rendre compte.

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