Des agriculteurs d’Entressen jugés pour une immense décharge sauvage sur leurs terres
À Entressen, sur des terrains à cheval sur les communes d'Istres et de Saint-Martin-de-Crau, une gigantesque décharge sauvage du BTP et de déchets ménagers prospère depuis plus de six ans. Un procès s'est tenu au tribunal d'Aix-en-Provence ce 9 septembre. Le parquet demande la réquisition des parcelles.
C'est le procès d'une décharge sauvage hors norme à Entressen qui s'est ouvert ce mardi 9 septembre au tribunal d'Aix-en-Provence. Elle en impose par sa taille : cinq hectares de centaines de monticules, parfois de plusieurs dizaines de mètres de haut, de bordilles du BTP y ont été entassés, mais pas seulement. Des déchets ménagers y sont aussi enfouis, quand ils ne sont pas brûlés, comme l'a constaté sur place le média L'Arlésienne en novembre 2024.
Les brûlages, particulièrement récurrents durant l'hiver 2024-2025, ont occasionné des fumées aux odeurs de plastiques qui ont alerté le voisinage. Sur place, les tas de déchets débordent jusqu'aux petits étangs alentours, qui communiquent avec le plus important étang d'Entressen. Des trous ont été creusés dans la nappe de la Crau, rendant directement possible le ruissellement d'éventuelles pollutions.
Deux hommes sont convoqués devant la justice, messieurs Girard père et fils. Jean-Luc, 60 ans, chemise cintrée et cheveux bouclés grisonnants, est propriétaire des trois parcelles agricoles impactées. Il est aussi le gérant actuel de la société Le Vallon d'Entressen, également poursuivie comme personne morale. Florian, 33 ans, visage juvénile, coupe courte . . .
la FNsea ne vient pas aider cet agriculteur ?
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Consternant. Ces gens sont cons•ternants. Les difficultés de l’agriculture ne justifient en rien leurs activités criminelles.
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La remise en état des terrains coûtera une fortune. Dommage de ne pas retrouver sur le banc des prévenus quelques patrons de BTP qui larguent ces déchets contre quelques billets. Une caméra bien placée suffirait à identifier les entreprises malhonnêtes.
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Comme trop souvent un arrière goût de clémence bien clémente ! Quelle honte. Merci aux courageux et courageuses parties civiles. Honte une fois de plus aux services de l’état… bien incapables d’arrêter le désastre à temps…
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