Dépollution du littoral sud marseillais : l’État lance un chantier à haut risque
Depuis le 1er septembre, l'État s'est lancé dans les lourds travaux de dépollution le long de la route des Goudes. Un chantier complexe qui risque de remuer une terre chargée en métaux lourds, et ce, pendant plusieurs mois consécutifs.
Circulation alternée en amont du parking Napoléon, base de vie principale du chantier. (Photo : V.A.)
C'est le calme absolu dans la calanque de Saména, en ce mardi 2 septembre, jour de rentrée des classes décalée par la pluie. Les touristes ont quitté Marseille et les habitués des rochers surchauffés attendent des jours moins venteux et plus ensoleillés. Face à la mer déchainée, le crassier, cet immense amas de résidus issus de l'ancienne activité industrielle du lieu, se fond dans le paysage. Dans la calanque déserte, la couleur ocre, peu naturelle, de cette terre humide et chargée en métaux lourds, ressort plus que d'ordinaire entre la végétation. Dans quelques mois, le crassier aura disparu.
Après des années d'errance sur le sujet et une décision de justice contraignante, l'État s'apprête enfin à solder les années de plomb qui ont vu le littoral sud de Marseille ponctué d'usines, dont les fermetures n'ont pas emmené avec elles la pollution résiduelle. Plomb, arsenic... Les travaux de dépollution vont débuter en ce mois de septembre. Ils concerneront une vaste zone, qui s'étend le long de la route des Goudes, de Saména à Callelongue. Pour l'heure, à Saména, seules quelques barrières pour empêcher le stationnement ont été installées. Mais ce qui se profile risque d'être beaucoup plus imposant. Et de durer.
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Deux à trois ans de travaux
"En fait, le crassier, il est partout. Quand je suis dans mon jardin, je suis dessus", réajuste Stéphanie, habitante de Saména. La jeune femme est une habituée des questions de pollution. Il faut dire qu'il y a quelques années, elle a accepté que des prélèvements soient faits dans son jardin. Résultat : des taux en métaux lourds "cinq à sept fois supérieurs à la moyenne", précise celle qui est aussi maman d . . .
Les chinois auraient fait ça en quinze jours avec déplacement provisoire des habitants et basta cosi comme ils disent là-bas.
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mais oui bien sûr… et ils font des bébés en 1 mois en mettant 9 femmes sur le coup, aussi
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Extraordinaire ! …dix-sept entreprises se seraient présentées devant les services de l’État. “Mais peu ont déposé des offres, compte tenu de la complexité du projet sur le plan technique et réglementaire”,
Qui paye ? Toutes ces entreprises sont absentes… Qui paye?
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Cela veut dire que dans les premières étapes de l’appel d’offres, 17 entreprises se sont dites intéressées, mais au final après lecture du dossier une grande partie des entreprises n’a pas déposé d’offre. Celles qui n’ont pas déposé d’offre n’ont pas obtenu de marché, et reçoivent donc zéro euros.
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Oui, qui paie (les conséquences de cette pollution due à des activités privées qui ont certes fourni des emplois mais aussi généré du profit pendant tellement d’années…) ?
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Ces entreprises ayant disparu de puis tant de dizaines d’années, comment faire des recours?
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