De Villa Méditerranée à réplique de la grotte Cosquer, le sauvetage d’un éléphant blanc

Échappée
le 4 Juin 2022
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Avec l'ouverture de Cosquer Méditerranée, c'est un bâtiment coûteux et très décrié qui trouve une nouvelle vocation. Retour sur les neuf années tumultueuses qui ont mené "l'agrafeuse" du J4 à sa résurrection préhistorique.

De Villa Méditerranée à réplique de la grotte Cosquer, le sauvetage d’un éléphant blanc
De Villa Méditerranée à réplique de la grotte Cosquer, le sauvetage d’un éléphant blanc

De Villa Méditerranée à réplique de la grotte Cosquer, le sauvetage d’un éléphant blanc

Les visiteurs pénètrent dans un ascenseur devenu “caisson”. Un écran de contrôle suggère une pression qui augmente à mesure que descend la nacelle. De faux hublots montrent d’abord les vagues dans la calanque de la Triperie, à quelques encablures du cap Morgiou, puis la plongée vers le fond. Quelques poissons tournicotent. Le voyage se poursuit jusqu’à ce qu’une voix off annonce dans les écouteurs des passagers l’arrivée à “moins 37 mètres”, à l’entrée d’une grotte prête à nous dévoiler tous ses secrets.

Ainsi démarre la visite de la réplique de la grotte Cosquer inaugurée ce samedi. Magie du lieu, le visiteur évolue littéralement sous la mer. Avec sa darse insérée dans une structure en C, la Villa Méditerranée qui l’accueille donne l’impression d’avoir été conçue à cette fin. Et pourtant, elle est bien née il y a neuf ans de l’imagination de trois architectes – Stefano Boeri, Ivan Di Pol et Jean-Pierre Manfredi. Eux voyaient dans ce porte-à-faux un élan vers l’autre rive de la Méditerranée, une traduction architecturale de l’ambition d’un président de région, Michel Vauzelle, qui souhaitait installer Marseille en centralité euro-méditerranéenne. Ouverte en pleine année de capitale culturelle, en 2013, la Villa souffre très vite du voisinage du Mucem sur le J4 et d’un malentendu autour de sa vocation, entre culture et diplomatie.

Le porte-à-faux devenu “agrafeuse”

Les atermoiements de la politique internationale française sur la question méditerranéenne, la communication erratique, le peu d’entrain des autres collectivités auront tôt fait de transformer cette ambition en lubie. Le porte-à-faux, le geste architectural, devient bientôt “l’agrafeuse” à 62 millions d’euros qui menacerait du nez en cas de sur-fréquentation. La Villa Méditerranée devient un éléphant blanc.

Critiquée à bas bruit au sein de la majorité de gauche, elle se fait l’argument phare d’un procès en gestion dispendieuse pour la droite et l’extrême-droite aux régionales de 2015. “Quand ils arrivent aux affaires, Christian Estrosi et Renaud Muselier trouvent ce bâtiment qui n’avait aucune vocation, nous coûtent cher et ne rapporte rien”, brosse François de Canson, actuel vice-président de la région chargé du tourisme. En 2017, un rapport de la chambre régionale des comptes vient appuyer ce constat. Les deux élus de droite réaffirment leur volonté de vendre le bâtiment. Mais l’ambition sonne davantage comme un slogan que comme une possibilité concrète. Rares étaient les acheteurs potentiels. Juridiquement, de nombreuses embûches se présentaient. Il allait falloir se montrer astucieux.

Une foire aux idées

La suite est racontée avec force détails par Pierre Fiastre, dans son livre Quand la Villa Méditerranée sort de l’eau. L’homme est à la tête d’un cabinet de conseil mandaté par la région pour trouver l’idée neuve qui sortirait la collectivité de ce bourbier. C’est un petit collectif d’hommes en vue qui est chargé de phosphorer au printemps 2016. On y retrouve notamment le réalisateur aujourd’hui décédé Philippe Carrese, le président de la Fondation Vasarely Pierre Vasarely ou encore l’armateur féru de culture Raymond Vidil.

Au fil de plusieurs réunions et de dizaines de rencontres informelles, les idées fusent, des pas si mauvaises aux plus douteuses. La Villa Méditerranée navigue du sage lieu de colloques scientifiques au centre commercial de luxe “ambiance duty free” idéal pour dépouiller le premier croisiériste venu. On y imagine à la volée une cité du vin sur le modèle bordelais, un musée de l’aventure maritime, ou encore, petit chouchou de Pierre Fiastre, un musée des séries.

Tableau comparatif des différentes options étudiées pour la Villa Méditerranée. Image cabinet Tertio.

Problème : elles ont toutes contre elles d’avoir une colonne de “moins” bien remplie. La dernière idée brassée est à la fois la plus concrète, la plus rémunératrice et la plus polémique. Après avoir repoussé tout équipement prisé par les Carbone et Spirito, Jean-Claude Gaudin s’est ouvert à la possibilité d’un casino dans sa ville. La région pourrait lui refourguer le bâtiment et se rembourser sur les importantes taxes payées par un établissement de jeu. Mais les opposants sont nombreux et Jean-Claude Gaudin s’avère perméable aux critiques qui se lèvent. Il vire et re-vire sur le sujet avant de décréter que la Villa Méditerranée présente trop de contraintes dans son utilisation.

Une solution inattendue

Les discussions, bien avancées, cessent brutalement et c’est par une intervention extérieure que naît l’idée de la réplique de la grotte dans ces murs. C’est Bruno Monnier, le président et fondateur de Culturespaces qui la suggère comme une évidence. La filiale du groupe Engie est un mastodonte du secteur culturel privé. Rien que dans le département, elle préside aux destinées de l’hôtel de Caumont à Aix et des Carrières de lumière aux Baux-de-Provence. Depuis des mois, elle travaille en association avec le découvreur de la grotte, le plongeur professionnel Henri Cosquer et un architecte passionné par cette réminiscence de l’ère paléolithique. “Avec André Stern, on a travaillé pendant vingt ans ensemble. On a fait des projets qu’on a amenés dans les couloirs de la politique, on a étudié leur faisabilité, pour pouvoir la montrer à monsieur Tout-le-monde”, se souvient Cosquer.

Au mitan des années 2010, leur projet est bien enclenché. Au bout du Vieux-Port, le fort d’Entrecasteaux leur est promis par la municipalité Gaudin. “On y avait pensé dans notre brainstorming, mais j’avais vite appris ce projet de réplique du fort d’Entrecasteaux, je m’étais dit que c’était mort pour la Villa Méditerranée, se souvient Pierre Fiastre. Mais Bruno Monnier me dit que ça traîne avec la mairie et le J4 offre clairement une meilleure situation. J’intègre in extremis cette option dans le rapport final.”

Ancré sur le territoire, à dominante culturelle, promesse d’une fréquentation comparable aux fac-similés de Lascaux ou de Chauvet, le projet Cosquer s’impose à l’été 2016. Il semble réalisable dans le bâtiment. La réplique elle-même pourrait s’installer au deuxième sous-sol moyennant une légère réduction, au 9/10, et la modification de quelques perspectives. Le reste des espaces pourra accueillir des expositions permettant de contextualiser le lieu. L’amphithéâtre existant permettra quant à lui de diffuser des films sur la grotte.

Première esquisse de Cosquer Méditerranée dans l’étude rendue par Tertio, l’entreprise de conseil de Pierre Fiastre.

Malgré une dernière tentative de Michel Vauzelle pour conserver la dimension diplomatique du lieu, le feu vert est donné pour que les procédures légales de marché de délégation de service public s’enclenchent. La mise en concurrence débouche sur une surprise : Culturespaces et André Stern se font souffler leur bébé. L’autre offre, déposée par Kléber-Roussillon, est jugée mieux-disante. Seul Henri Cosquer, placé d’emblée au-dessus de la mêlée, bascule dans l’équipe gagnante : il sera pleinement associé au projet.

Un nouvel investissement pour la région

Pour conclure le contrat, la région devra encore mettre au pot pour sa villa : neuf millions d’euros sur les 23 millions nécessaires à la réalisation. “Mais c’est de l’investissement, pondère François de Canson. On passe de 800 000 euros de coût de fonctionnement à 200 000 euros de recettes prévisionnelles par mois.” Une inversion de la courbe qui mettra bien longtemps à compenser l’investissement initial de la collectivité.

Les travaux ont duré plus de deux ans pour arriver au nouveau lieu présenté ce samedi. Une nouvelle destination pour un bâtiment à l’histoire déjà chargée qui réjouit un de ses pères, Ivan Di Pol : “C’était une grande frustration de voir ce bâtiment tant décrié. Il n’y a rien de pire pour un architecte que d’entendre que son bâtiment ne sert à rien. Là, j’ai beaucoup d’espoir qu’il reprenne vie.”


Visite immersive dans une réplique préhistorique

Plus de 500 dessins, au moins 11 espèces différentes d’animaux représentées, 69 mains plaquées en pochoir, voilà une partie de ce qui attend le public de la réplique quasi grandeur nature de la grotte Cosquer, qui ouvre ce samedi 4 juin. La structure de la villa Méditerranée a permis la reconstitution sous la mer, comme la cavité originale, située dans le parc national des Calanques. Pour traverser les 220 mètres d’exploration, il faut grimper dans un wagonnet, similaire à celui d’une montagne russe. La visite est complète et très encadrée. Installé dans ce module automatisé, le visiteur n’a qu’à se laisser orienter par la voix de l’audioguide pour chercher les différents dessins sur les murs. Les plus discrets sont signalés par de fins rais de lumière éphémères.

En 1985, Henri Cosquer, accompagné de trois autres plongeurs, découvrait la cavité à laquelle il allait donner son nom. “Mes yeux permettent aussi de reconstituer l’intérieur fidèlement”, raconte-t-il, omettant le relevé laser réalisé dès les années 90. Le tout donne un résultat si réaliste que “si un homme de Cro-Magnon voyait ça, il dirait bravo”, salue-t-il. Les moindres détails sont représentés et expliqués, du crabe fossilisé aux traces de griffures sur les parois, en passant par les stalactites et les puits d’eau. Ne manquent que les odeurs et le toucher des parois humides pour se sentir comme dans la vraie grotte.

Les trente-cinq minutes de visite en module se concluent par une vidéo qui retrace la découverte et les travaux de recherche effectués par la suite. Un bar façon années 1980, une reproduction du bateau et du club d’Henri Cosquer et des répliques à l’échelle réelle des animaux représentés sur les murs complètent les 1700 m2 de la grotte. Comptez tout de même 16 euros l’entrée par adulte.

Louise Cassan

Plus d’informations sur la grotte Cosquer ici.

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Commentaires

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  1. Alceste. Alceste.

    Un rappel historique utile et très instructif sur le sort de ce caprice au coût exorbitant et dont le remboursement va prendre des décennies si bien sûr,
    les prévisions de fréquentation ne sont pas trop gonflées suivant la bonne habitude marseillaise.De toutes les façons cela va nous coûter un bras.
    La solution Cosquer est sans doute la meilleure,mais quel éclairage sur la gestion publique locale,le gaspillage de nos impôts,le manque de vision ,de décision et de courage de nos potentats locaux .
    Le projet initial était ,rappelons nous,de doter Marseille d’un outil dans l’ambition d’être capitale euro méditerranéenne, une farce de plus de la part de nos zédiles locaux et qui se termine dans un cimetière,pardon un musée.
    Souhaitons-nous que cette nouvelle orientation soit aussi réussie que Chauvet ou Lascaux en attendant qu’un musée de la Marine soit mis en route,enfin.

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  2. Tarama Tarama

    Et bien bravo à Bruno Monnier pour cette idée, qui sera, si la visite est belle, probablement une grande réussite.
    Je n’apprécie pas le modèle économique de Culturespaces, mais force est de constater qu’ils présentent des expositions et spectacles de grande qualité.
    Je me disais que quelque chose comme l’Hôtel de Caumont, et ses expositions prestigieuses, devrait se trouver (aussi) à Marseille.

    Il y a une Villa sur la Corniche, entourée d’un parc et appartenant à la Ville, qui n’a rien à envier au bel hôtel Aixois…

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  3. Happy Happy

    Commencée dans le grotesque et finie dans la grotte, une histoire mal embouchée qui finit bien ? Hâte de voir et savoir !

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  4. Tarama Tarama

    Pour info, Culturespaces est en train de quitter la maison mère Lyonnaise des eaux->Suez->Engie depuis janvier 2022, pour être racheté par deux fonds d’investissement Français : IDI et le Groupe Chevrillon (dont le nom n’est pas inconnu dans les secteurs de la presse et de l’art en France).

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/01/20/rachete-par-des-fonds-culturespaces-va-poursuivre-son-developpement-dans-l-art-immersif_6110267_3234.html

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  5. Mathieu Wagner Mathieu Wagner

    Article très éclairant, merci!
    Juste une remarque: pour une grotte on ne dit pas découvrir mais “inventer”, du coup Henri Cosquer est “l’inventeur” de la grotte.

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  6. Jerome Jerome

    Et la visite est superbe et vaut largement son prix.

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    • Alceste. Alceste.

      Visitée ?

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  7. Patafanari Patafanari

    Bon courage à la femme de ménage qui va faire la poussière, récurer les anfractuosités, changer l’eau des flaques.

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  8. Pascal L Pascal L

    Certes, tout le monde le dit, la construction de ce bâtiment se révèle être un échec. Quoique : échec pour les sociétés d’assurance qui régissent les règles de nos sociétés et qui n’ose pas l’agréer ou “pour de vrai” ? Une étude technique indépendante serait la bien venue.

    On peut pleurer sur les sommes dépensées, mais il y en a bien d’autres sur lesquelles on peut pleurer, et qui ne tente rien n’a rien. La tour Eiffel par exemple : sans intérêt socialement mais toujours là car symbole d(‘un savoir faire.

    Personnellement j’aime bien ce bâtiment et ce qu’il représente : un pari fou architectural. Donc tant pis si ça coûte un peu au contribuable qui a bien d’autres raisons de s’indigner.

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    • Alceste. Alceste.

      A ceci près qu’ Eiffel a financé a hauteur de 75% la tour éponyme sur ses fonds propres.
      Veauzelle a financé la fameuse villa avec notre pognon et pas le sien.
      Cela change pas mal de choses.

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    • Assedix Assedix

      @ Brallaisse: effectivement, c’est une différence de taille! 🙂

      @Pascal L: Le bâtiment est superbe. Personne ne peut le contester. Bravo à l’architecte! Mais cela n’enlève rien au naufrage du projet, qui était au départ d’accueillir un “parlement de la Méditerranée”.
      Et aujourd’hui, en dépit du “pari fou architectural” que représente cet immense porte-à-faux, l’essentiel se trouve au sous-sol.

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  9. Patafanari Patafanari

    Trop d’images: la grotte dans l’agrafeuse va sauver l’éléphant blanc.
    Traduction : La fabrication d’une copie d’ « art pariétal « dans la « « Villa geste architectural fort du maestro Stefano Boeri » » pourrait permettre de rentabiliser la « folie, fin de siècle, caprice de Michel Vauzelle, prince socialiste 77 ans, toujours la forme, soutien de la NUPES.
    Il paraît que le bar est sympa. On y mange dans des bocaux.

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  10. Fp Fp

    Culturespaces, condamné pour parasitisme au détriment de la Cathédrale d images aux Baux, se fait à son tour piqué son idée. Mince alors …

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  11. Nath Nath

    Très bon article merci.
    Le projet est réussi, j’y suis allée hier. Il fallait sauver la Villa Méditerranée. ….mais tout se concentre à mon goût ,un peu trop du côté du J4.

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  12. Eloguide Eloguide

    Il aurait été bien vu de mentionner l’architecte qui a récupéré le projet (et ses soucis techniques) et qui a réalisé la scénographie du lieu: Corinne Vezzoni.

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    • Vice-versa Vice-versa

      C’était effectivement la moindre des choses!!!!

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  13. Alceste. Alceste.

    Et bien voilà c’est fait , je me suis transformé en explorateur de cavernes sous marine .
    Commençons par le début : munis de mon billet , entré à l’heure avec l’aide d’un personnel tout à fait efficace et coutois. Cela change !
    “Descente” dans un ascenceur type minier , nous sommes placés à l’arrivée dans un espèce de “train fantôme”.
    La ballade dure 35 minute au milieu de la reconstitution de la grotte Cosquer. La reproduction est sans doute fidèle , mais les commentaires succins . Sans doute pour préserver la magie du lieu qui est loin d’être subjugante, je vous l’avoue.
    Un petit film de 8 minutes en suite, qui nous présente la découverte du lieu , franchement peut mieux faire.
    Puis une exposition de reconstitutions d’animaux de l’époque , vu la taille des Aurochs, il fallait un sacré courage. Enfin la boutique avec une librairie qui n’est pas mal et quelques souvenirs habituels. Tout ceci pour 16 euros, mais laissons l’aspect financier de côté.
    L’espace est là , la Villa Meditérranée que je décrouvais est immense et pourtant il manque tout l’aspect connaissance , études, recherches, explications de cette grotte Cosquer. Qui étaient t’ils, quel était l’envirronement, comment travaillaient t’ils , les outils, les pigments et quid de la symbolique ou de l’interprétation de ces magnifiques oeuvres ? .
    En un mot : Rien . Ce lieu manque d’intélligence.
    Un atelier créatif pour les “minots” aurait été pas mal , aussi.
    Alors , oui ,il fallait la faire cette grotte, un pour utiliser le caprice de Vauzelle qui a couté pendant des années un bras, deux, pour “sauvegarder ” ces magnifiques oeuvres. En passant , une question à Leforestier , serait t’il possible d’extraire les oeuvres qui ne sont pas immenses afin l’engloutissement définitif ?,
    Muselier et Estrosi ont pris la bonne décision , ne parlons pas ici de l’aspect financier il vaut mieux, mais ne sont pas allés jusqu’au bout, il manque toute la partie intelligente de ce projet autrement dit la connaissance.
    Certains diront que vu les personnages cela n’est pas étonnant , d’autes penseront que cela va être corrigé, la Grotte Cosquer venant d’ouvrir.
    Souhaitons que la deuxième option se réalise car c’est dommage d’avoir le materiau brut et de le laisser dans cet état.

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