Coup de chaud pour la Cité de la musique

Actualité
Lisa Castelly
28 Nov 2017 7

Trombone, n'goni, cornemuse, guitare ou mandoline... 2200 élèves bénéficient à Marseille des cours de musiques dispensés par la Cité de la musique. En plus de sa salle principale, sise à quelques pas de la porte d'Aix, celle-ci se déploie à travers huit centres d'enseignements. Autant dire que lorsqu'une lettre de la Ville est parvenue en fin de semaine dernière dans les bureaux de la direction, pour lui signifier la fin définitive de la délégation de service public en cours, les sueurs froides furent réelles.Une angoisse qui transparaît dans un tweet publié vendredi par le chef de file des conseillers municipaux socialistes Benoît Payan, annonçant carrément la "fermeture" de la structure.https://twitter.com/BenoitPayan/status/934128589049618433Interrogé, il convient que sa réaction est arrivée "un peu tôt" vis-à-vis des discussions toujours en cours, mais confirme que "la mairie cherche bien à mettre fin à la délégation facultative de service public".

Un problème d'interprétation

Renseignements pris du côté de la Cité de la musique, si cette information n'est pas erronée, elle n'est pas complète. Jean Mangion, président de la structure, reconnaît avoir pris peur à la lecture de la missive mais assure avoir depuis dissipé le malentendu. "C'est un problème de rédaction d'un courrier, qui présentait les choses de façon assez incompréhensible. Depuis j'ai pu avoir le maire au téléphone, ainsi que le directeur général des services, et cela n'a rien à voir avec ce que l'on a pu interpréter dans un premier temps". L'ancien directeur des affaires culturelles de la Ville, proche de Jean-Claude Gaudin, explique qu'il ne s'agit en fait que d'un "changement de forme juridique" du partenariat qui lie la municipalité à la Cité de la musique."Par le passé, il y avait eu une convention, puis, on est passé à un délégation facultative de service public (DSP), et la Ville souhaite que l'on revienne à une convention, ce qui est plus souple, et permet d'ajuster le budget quand c'est nécessaire", détaille Jean Mangion, qui partage ce raisonnement. "Quelle que soit la forme, tout me va, du moment que les emplois sont préservés. Les moyens sont ce qu'ils sont, mais nous allons bien rester dans les mêmes configurations". L'actuelle délégation, qui aurait dû s'achever il y a plusieurs mois, va donc être prolongée jusqu'à la fin de l'année scolaire afin de mettre en place les détails juridiques du nouvel accord. Et les financements – environ 3 millions d'euros – devraient rester équivalents pour cette période."Il n'est pas question de fermer la Cité de la musique, confirme à son tour Anne-Marie d'Estienne d'Orves, adjointe à la culture. Tout simplement, on arrête la DSP et on va travailler sur un autre projet, un autre façon de porter la Cité. Le budget est là, on passe juste d'un système à un autre, pour être plus efficace". Les discussions sur la nouvelle forme de convention devraient donc s'étaler sur plusieurs mois. D'ici là, Jean Mangion, qui doit rencontrer le maire cette semaine, espère avoir des éléments rassurants à présenter lors de l'assemblée générale extraordinaire de la structure, qui se tiendra le 7 décembre prochain.

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