Construction de logements : Marseille veut rattraper son retard mais ne dit pas comment
La Ville a mis à l'ordre du jour du conseil municipal plusieurs dossiers liés à l'habitat. Une façon d'afficher son volontarisme alors que le risque d'une carence due au non-respect de la loi SRU s'éloigne. Mais, pour l'heure, nul ne sait où seront construits les 4500 logements inscrits dans le plan local de l'habitat.
Attention, séquence logement. Ce vendredi, au conseil municipal, la Ville de Marseille pose en ouverture une série de délibérations touchant à la question de l'habitat dans toutes ses dimensions. Les neuf rapports "très techniques" selon les mots de Patrick Amico, sont censés traduire "l'engagement fort de la municipalité à mi-mandat", de la politique foncière à la régulation des locations touristiques de courte durée, en passant par le financement du logement social et la lutte contre l'insalubrité.
Derrière les éléments de langage et l'affichage politique, une oreille attentive percevra un "ouf" de soulagement. La séquence politique - les délibérations placées en début de conseil, une conférence de presse en début de semaine - est censée tourner la page moins glorieuse du printemps. Ce que le nouveau conseiller délégué à l'urbanisme, Éric Méry, appelle pudiquement "les difficultés de mai".
Le risque de constat de carence s'éloigne
L'adjointe à l'urbanisme, Mathilde Chaboche, était alors poussée à la démission dans la foulée de la révélation par La Marseillaise d'un courrier du préfet, menaçant la Ville d'un "constat de carence". Faisant le bilan des objectifs fixés en logements sociaux sur les trois dernières années . . .
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