JacobiBarras vous présente
Le nouveau piéton de Marseille

G comme GARAGES

Chronique
le 13 Mai 2017
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Felibres

Felibres

Michéa Jacobi est un artiste marcheur qui arpente la ville et, de temps en temps, en fait la chronique. Écrivain, graveur, dessinateur, il fait un inventaire à hauteur d’homme des curiosités qu’offrent la ville et ses paysages. Il trie ce qu’il voit en suivant les 26 lettres de l’alphabet. Il a décidé de s’associer à un autre marcheur, Luc Barras, photographe et dessinateur, qui expose des instants volés à Marseille et à sa propre vie mêlés dans de savantes compositions numériques. Cette semaine, ils parcourent à la lettre G les différentes formes de garage.

Marseille aime les autos. L’idéal de chacun de ses habitants semble d’en posséder une et de s’en servir aussi souvent que possible. Cela donne, matin et soir, un énorme déploiement. Débouchant de toutes les impasses, tous les coins, les interstices, les conducteurs s’en vont, avec l’entrain d’une armée en manœuvre, envahir les rues de la ville. Ça descend des hauteurs, ça débouche des venelles, ça afflue, ça se concentre. Ça s’entasse, ça se frôle, ça s’insinue, ça déhotte. Ça roule vaille que vaille puis, tout à coup, c’est fini, ça n’avance plus, c’est bouché. On sort le bras, on tapote sur les portières, on s’impatiente. On klaxonne. Puis tout à coup, ça se libère, on ne sait trop pourquoi. Alors on repart avec un enthousiasme renouvelé. On tâche de rattraper le temps perdu, on se tire la bourre, on jouit de rouler ensemble. On se frotte avec le même plaisir que dans une foule, les ailes pour les épaules, les pare-chocs pour les dos et les ventres, les portières pour les hanches.

Où se prépare ce ballet ? Quels spécialistes veillent sur les machines ?

Ce sont les mille et un garagistes de Marseille dans leurs mille et un garages, antres noirs, grands hangars décatis ou rutilants palais de la mécanique. En voici quelques-uns, dans l’ordre de l’alphabet. Et pour parfaire la présentation, en guise de supplément d’âme, les dernières voitures et les derniers mécaniciens dessinées sur les murs des plus anciens établissements.

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Luc Barras expose… ses dessins et non pas ses photos à partir du 9 juin 2017, à l’Atelier LeBel, 5 rue Lacépède, Métro 5 Avenues.

Lola ou La mémoire et la mer

“Je fabrique des images.
Je collecte des éléments appartenant au patrimoine ordinaire (emballages divers, frottages, scans d’objets…). Ces éléments constituent un point de départ. À partir d’un élément je vais tirer un fil qui va dévider une de mes mémoires.
Mon travail évoque les accidents de mon esprit qui se perd, signale aux autres les traces laissées par mes souvenirs et par là il réveille les leurs.”

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