Pascal Messaoudi vous présente
Bruits d'ici

[Bruits d’ici] Le golfe de Fos depuis le vieux village

Chronique
le 30 Avr 2022
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Lorsque Pascal Messaoudi va quelque part, il pose son micro et puis il écoute. Pour cette série de chroniques sonores, il s'en va traquer l'histoire qui se cache dans chaque lieu et se révèle avec les sons et la parole des hommes et des femmes qui l’habitent.

Sur le rocher de l’Hauture à Fos-sur-Mer, nous sommes au point culminant de ce territoire. C’est le cœur du village avec son église, son cimetière, son château en ruine et un peu de verdure pour se promener et choisir son point de vue.

Au choix : d’un côté à l’est, les anciens marais salants, une réserve naturelle, une forêt encore préservée, des étangs peuplés d’oiseaux… Comme il est écrit à l’entrée de la ville, l’écrin de vie de Fos-sur-Mer.

De l’autre côté, à l’ouest, on tousse un peu en contemplant le paysage. C’est un autre panorama, les reliefs sont faits d’acier et de béton, les fumées changent de couleur selon les heures, les odeurs s’épaississent selon les cours de la bourse et réagissent aux aléas géopolitiques des échanges commerciaux du gaz, du pétrole, de l’acier et autres chimies.
Travailler d’un côté, respirer de l’autre.

À Fos-sur-Mer, de ce rocher grignoté par le vent, le soir au soleil couchant, le président de l’association de dépense et de protection du golfe de Fos et infatigable militant, Daniel Moutet pense cette terrible équation pas toujours compréhensible par tout le monde : mener la lutte contre les pollutions parfois mortelles tout en préservant les emplois…
Pour l’instant nous avons le choix : le travail ou la santé ?

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Commentaires

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  1. julijo julijo

    très intéressant à entendre. ce mr moutet aime fos, et ç’est bien. mais il parle du “hic”: la pollution et cela éclaire le reportage d’une tristesse absolue.
    cette concentration d’usines polluantes à cet endroit est une aberration. il est évident que les choix faits dans les années 60-70 n’ont pas pris en compte du tout la présence de la population. ce sont des choix assassins.
    et c’est encore plus assassin quand on remarque que rien n’est fait aujourd’hui pour diminuer ou supprimer cette pollution alors que techniquement c’est possible.
    une infinie tristesse, une énorme colère.

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