Candidat à la mairie, Bruno Gilles taille sa route au milieu des poids lourds

Décryptage
le 14 Sep 2018
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En se lançant un an et demi avant dans la course à la mairie, Bruno Gilles tente de camper un héritier critique de Gaudin. Sans jouer la rupture, il fait entendre des divergences sur la gestion de proximité, les écoles ou encore le Vélodrome qu'il réfléchit à vendre. Suffisant pour mettre tous les ténors de droite d'accord ?

Le tintinophile Bruno Gilles, sénateur Les Républicains, a lancé son opération Objectif lune. Jeudi soir, dans une « lettre aux Marseillais », il a officialisé sa candidature à l’hôtel de ville. À dix-huit mois des municipales, il rêve d’être le premier maire de l’après Gaudin. Un grand saut pour celui qui, élu depuis 1995, était plutôt habitué à jouer les numéros 2, longtemps dans l’ombre de Renaud Muselier, aujourd’hui président de la région. Il a compté : 21 campagnes menées, le plus souvent comme directeur de campagne. Cela lui fait dire qu’il a « bien porté l’eau pour tout le monde ». En retour, il espère un peu de clémence de ces amis politiques dont il n’a pas apprécié qu’ils l’écartent un peu vite après ses soucis de santé à la fin de l’année 2017.

Se présenter si tôt est incontestablement une manière de couper l’herbe sous le pied à de potentiels concurrents mais la stratégie a aussi ses défauts : « Se déclarer maintenant, c’est à mon sens se mettre trop vite en position de cible », note ainsi le maire des 6e et 8e arrondissement Yves Moraine. Président du groupe de la majorité municipale, fidèle du maire qui « ne pense plus du tout » à une candidature à la tête de la mairie après avoir caressé cet espoir, il salue toutefois « une démarche légitime, positive et constructive ».

Gaudin « soutiendra cette démarche »

« Je ne me présenterais pas si je n’avais pas le soutien de Renaud Muselier, Martine Vassal et Jean-Claude Gaudin », assure Bruno Gilles. Interrogé ce jeudi par Marsactu, Renaud Muselier a été le premier des trois présidents d’exécutifs à confirmer cette intention : « Bien sûr que je soutiens sa démarche. C’est intéressant car il a de l’expérience, du savoir-faire et des compétences qui ont d’ailleurs été reconnus par le maire », a développé le président de région.

Jean-Claude Gaudin, qui répétait à l’envi qu’il attendait que son équipe se mette d’accord sur un nom, a réagi avec un communiqué enthousiaste saluant « une déclaration légitime » : « Je le soutiendrai dans cette démarche ».

Après avoir botté en touche sur le sujet la semaine dernière sur le plateau de France 3 Provence-Alpes, la présidente du département et très probable future cheffe de la métropole Martine Vassal s’est contentée de souligner qu’il a « toute la légitimité pour engager cette réflexion ». Le credo des élus qui lui sont proches est resté le même : c’est trop tôt. « Compte tenu de l’arrivée de Martine Vassal à la métropole, je pense que cela aurait pu se faire à un autre moment. Pour ce qui est de 2020, je crois qu’il faut savoir travailler en équipe à un projet », avance le vice-président au budget du département Didier Réault. Même son de cloche du côté de Sabine Bernasconi, vice-présidente chargée de la culture et maire des 1er et 7e arrondissements : « On a beaucoup de talents dans notre famille politique. Ce qui compte le plus, c’est le projet et le rassemblement qu’on pourra construire pour les Marseillais, le temps du choix viendra plus tard », nous a-t-elle déclaré.

D’autres comme les députés Guy Teissier et Valérie Boyer, cités comme candidats légitimes car parlementaires n’ont pas retourné nos demandes d’entretien. Ils ont attendu vendredi après-midi pour s’exprimer dans des communiqués plutôt frileux. « Je prends acte de la déclaration de candidature de Bruno Gilles à la Mairie de Marseille ! Je prendrai bien sûr toute ma place dans une équipe soudée pour écrire une nouvelle page pour l’avenir de Marseille et des Marseillais », a-t-il expliqué. Quant à son homologue des quartiers Est, elle a surtout tenu à rappeler qu’elle « mettrai[t] toute [sa] force et [son] énergie au sein d’une éuqipe rassemblée pour écrire l’avenir de Marseille ».

Camper un héritier critique de Gaudin

Satisfait de ne pas susciter d’hostilité majeure et immédiate, Bruno Gilles se pose en héritier critique de Jean-Claude Gaudin, loin d’égaler pour autant les sorties rudes de Renaud Muselier. « On a vraiment transformé Marseille. Avec Jean-Claude Gaudin, on a fait des choses magnifiques, explique-t-il. Mais en même temps l’environnement local – la propreté, la proximité, la voirie, la circulation, etc. – qui est loin d’être parfait et ce constat, je le fais sans complaisance. Penser le Marseille de 2050, c’est d’abord penser le quotidien des Marseillais. » Dit par celle qui lui a succédé à la mairie du 4/5, Marine Pustorino, « les gens quand ils sortent de chez eux le matin, ce n’est pas Euroméditerranée qu’ils voient mais le potelet descellé devant leur porte ».

Ce poids accordé à la proximité, Bruno Gilles en a fait sa marque de fabrique. Il n’est pas rare de le voir envoyer des photos aux services techniques pour signaler un trou dans la route ou un tag disgracieux. Ses assistants lui compilent dans d’imposants livrets les photos des groupes Facebook qui recensent les dysfonctionnements des services de ramassage des ordures ou les aberrations urbanistiques. Cela vaut aussi pour l’état des écoles sur lequel il accepte de détonner : « J’ai été effaré quand j’ai appris que des citoyens sont entrés dans une école pour la remettre en état [à la Viste, ndlr]. Bien sûr je ne peux pas cautionner que des gens rentrent dans une école mais d’un autre côté, je peux comprendre qu’ils soient tellement excédés en pensant que la mairie s’en fiche. Je veux comprendre comment on en est arrivé là. »

PPP des écoles, vente du Vélodome : le silence de l’élu, les doutes du candidat

Un des défis de sa candidature sera aussi de montrer qu’il n’est pas que cet homme du quotidien. D’ores et déjà, il fait entendre des différences sur des projets d’ampleur comme le partenariat public-privé pour reconstruire 34 groupes scolaires : « En tant qu’élu de la majorité, j’ai été solidaire de cette décision mais je pense qu’il aurait peut-être fallu étudier d’autres propositions. Je ne suis pas un hyper fervent défenseur du PPP. » Il fait aussi entendre sa différence sur le stade Vélodrome. A l’instar du candidat socialiste Patrick Mennucci en 2014, il veut « rouvrir le débat démocratique sur la vente du stade Vélodrome. Il y a quelques années, pour moi il n’y avait pas de débat, mais aujourd’hui, l’évolution de la gestion du Vélodrome fait qu’on n’a plus la main dessus entre l’OM qui y joue régulièrement, les matches de rugby et les concerts. Cela ne nous sert qu’une fois par an pour la grande fête des écoles. Ça mérite d’être débattu ! »

Pour décider, Bruno Gilles entend trancher par une méthode qui a pour avantage de ne pas l’obliger à dévoiler de suite un projet. Il imagine « un site Internet pour trancher sur les grands projets avec un genre de referendum pour une décision qui ne doit pas être forcément prise par les seuls conseillers municipaux ». De même il vise « une vraie campagne participative pour lancer un large mouvement qui puisse rassembler les Marseillaises et les Marseillais avec une méthode simple : aller voir les gens, les entendre sur les constats mais aussi sur les solutions. »

Si la méthode est martelée comme un credo du nouveau monde, elle n’occulte pas la candidature de réseaux que constitue celle de Bruno Gilles. Président du comité d’action sociale de la Ville de Marseille, sa proximité avec Force ouvrière est connue à la Ville de Marseille comme à l’AP-HM dont il est un très influent vice-président du conseil de surveillance. Cette proximité avait notamment été affirmée aux municipales de 2008. Le syndicat majoritaire l’avait soutenu lors d’un entre-deux tours décisif lors duquel il avait écarté du chemin vers la mairie Jean-Noël Guérini, venu le défier dans son secteur.

Cette proximité avec FO va de pair avec une réputation de « plus grand clientéliste de Marseille » dont il s’amuse pour mieux la balayer : « Honnêtement, c’est une tempête dans un dé à coudre. C’est me donner bien plus de pouvoir que j’en ai de penser que j’ai fait la carrière des uns et des autres en les faisant embaucher. Je fais des interventions, comme les autres. Que le premier élu qui n’a jamais fait d’interventions pour un emploi ou un logement lève le doigt. Il n’y en aura pas beaucoup. » Aujourd’hui, c’est à sa propre carrière que Bruno Gilles veut donner un coup de pouce.

Le candidat qui lance la course

Bruno Gilles est le deuxième candidat officiel à la mairie de Marseille parmi les principales familles politiques. Avant lui, seul Stéphane Ravier, sénateur Rassemblement national et ex-maire des 13e et 14e arrondissements s’est déclaré, en mars dernier.

Du côté de la République en marche, la piste Christophe Castaner s’est refroidie. Le secrétaire d’État est revenu sur la question la semaine dernière encore en précisant qu’il n’était « pour l’heure » pas candidat à la mairie de Marseille.

Point de candidat non plus pour La France Insoumise, dont le leader et député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon entretient toujours le doute. « Si je vous dis non, on va dire ‘ah ben c’est bon, on est tranquille, il n’est pas là’. Si je vous dis oui, on dira ‘il est fou, il veut tout' », déclarait-il par exemple sur RMC/BFMTV en février dernier.

Enfin, la sénatrice socialiste Samia Ghali a déclaré ne « pas du tout » exclure de se présenter alors que son parti est loin d’avoir fixé sa stratégie pour ce scrutin.

Correction : Ajout de la réaction de Martine Vassal sur Facebook qui nous avait échappé puis actualisation avec la mention des réactions des parlementaires Guy Teissier et Valérie Boyer.

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Commentaires

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  1. mrmiolito mrmiolito

    Pffff… Depuis 1995 que les marseillais se farcissent Gaudin, on peut oser espérer qu’ils voudront respirer un peu d’air frais et pas juste réélire un clientéliste, qui plus est dauphin de second choix… et à qui quelqu’un va bien couper l’herbe sous le pied d’ici là de toutes façons.
    Marseille pourrait être tellement mieux gérée…

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  2. Brallaisse Brallaisse

    Le changement dans la continuité en terme de clientélisme , de la plus que proximité avec FO et son grand ami Rué. Son argument massue, je suis des Chutes Lavie, nous allons aller loin avec cela.

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  3. Dark Vador Dark Vador

    « Sa proximité avec Force ouvrière est connue à la Ville de Marseille »… Au delà de toute autre considération, Gilles est d’ores et déjà disqualifié avec ce boulet à chaque pied.

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  4. Electeur du 8e Electeur du 8e

    La démarche de Monsieur Gilles est tout de même curieuse. On connaît la propension des vieux hommes politiques à se présenter comme hommes « neufs ». Mais dans son cas, il ne s’y prend peut-être pas de la manière la plus adroite.

    Dans le cas de la vétusté des écoles, « je veux comprendre comment on en est arrivé là », dit-il. C’est à croire que ces deux dernières décennies, il n’a pas mis les pieds à Marseille ni voté ses budgets. La réponse tient en deux opérations arithmétiques : si l ‘on divise par 23 ans le montant impressionnant que Gaudin dit avoir investi dans les écoles depuis 1995, 635 millions d’euros, on obtient un résultat nettement moins sexy : 27,6 millions d’euros par an en moyenne. Et si l’on divise ce résultat par le nombre d’écoles, 444, chacune de celles-ci a eu droit en moyenne à 62 000 euros d’investissement par an : des clopinettes. Ce n’est qu’une extrapolation, mais la réponse à la question de Monsieur Gilles n’est pas très compliquée à trouver : sous-investissement.

    Du côté de la méthode, Monsieur Gilles veut élaborer un projet « participatif ». Fort bien. Quand on connaît le mépris qu’opposent les grands élus municipaux aux critiques, qu’ils ramènent systématiquement à des « opérations politiques » ou à du « Marseilleu bashing », qui peut croire une seule seconde à la sincérité d’une telle proposition ? A moins qu’il s’agisse simplement de faire « participer » FO et quelques CIQ triés sur le volet… La municipalité à laquelle Monsieur Gilles appartient n’a jamais envisagé de mettre en place une démarche de budget participatif. Mieux, en 2013-2014, l’opération « Marseille Carticipe » avait fait remonter des dizaines de propositions émanant de citoyens : la municipalité Gaudin n’en a pas retenu une seule…

    Bref, vouloir faire du neuf avec du vieux, ce n’est pas crédible quand les actes démentent les intentions.

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  5. LaPlaine _ LaPlaine _

    Cet homme n’a aucune crédibilité compte tenu de son passé passif. La légitimité qu’il revendique c’est plus du « c’est mon tour maintenant d’aller sur le manège ».

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      Et pour Marseille, ce sera le ponpon…

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  6. Jean Pierre RAMONDOU Jean Pierre RAMONDOU

    « Marine Pustorino, “les gens quand ils sortent de chez eux le matin, ce n’est pas Euroméditerranée qu’ils voient mais le potelet descellé devant leur porte”.  »
    Faut-il rappeler à Marine Pustorino qu’Euroméditerranée est une création de Vigouroux !

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    • Electeur du 8e Electeur du 8e

      Marine Pustorino, parfois surnommée « l’adjointe aux lumières qui n’en est pas une », a sans doute du mal à faire la part des choses, mais on ne lui en voudra pas. Les gens, quand ils sortent de chez eux le matin, ils voient sans doute le potelet descellé ; mais le Marseille de 2050, c’est un peu plus que cela tout de même, et se projeter dans l’avenir suppose de lever un peu le nez du bitume.

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  7. Jean Pierre RAMONDOU Jean Pierre RAMONDOU

    Suite
    La seule grande oeuvre de Gaudin c’est un tram au-dessus d’un métro.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      En attendant un téléphérique au dessus du tram…

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  8. Brallaisse Brallaisse

    Quand je vois l’offre politique qui s’offre à nous ou du moins qui se profile dans le cadre des futures élections municipales marseillaises , j’ai deux possibilités: pleurer de rire ou pleurer de désolation.
    Entre les GILLES, BOYER, TEYSSIER, MELENCHON et VASSAL pour la première fournée , le niveau est très, très , très bas.
    Parcours politiques , formation , compétences , résultats me font craindre le pire.
    En revanche question clientélisme, arrangements, intérêts personnels complicité avec FO , alors là nous sommes au top.
    MELENCHON ne fait pas partie de la bande bien sûr sur le plan local, mais pour le reste …
    Ce nivellement par le bas de cette ville est franchement décourageant, surtout si vous êtes contribuable face à cette gabegie perpétuelle.
    F.WEYGAND parlait il y a peu d’une « classe marseillaise inventive », on doit sûrement la trouver quelque part , dans quelques salons sûrement, mais sur le terrain en dur ,je ne vois pas grand chose . Et ce ne sont pas quelques articles ou communications qui font le vrai engagement.
    Symptôme éclairant ,toute cette clique nie , réfute, oublie l’existence du meilleur maire de Marseille RP VIGOUROUX ( à mon sens) qui lui a remis un peu d’ordre et qui a lancé un certain nombre de grands projets (petit rappel à l’attention des CARADEC et PUSTURINO). Au lieu de reconnaître les mérites du professeur de Médecine (qui lui était un vrai prof !) et qui nous a administré avec un certain succès , les médiocres se cachent la vue pour ne pas l’accepter.
    Alors je ne sais ce que nous réserve l’avenir, mais l’optimisme n’est pas évident et ne coule pas de source.

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    • Félix WEYGAND Félix WEYGAND

      Il s’agit de la « classe créative » Antoine, une idée présenté par le géographe et prof de sociologie urbaine Richard Florida (https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Florida). En gros, les villes qui se développent harmonieusement sont celles dont la population se compose en bonne partie de personnes qualifiées et créatives (intellectuels, artistes, chercheurs, innovateurs, etc.) et qu’il est donc important d’essayer de les attirer et de les retenir en favorisant leur créativité sur le territoire.
      Il est sûr que le développement de Marseille ne peut pas procéder que de cela (http://www.laviedesidees.fr/La-classe-creative-au-secours-des.html) et que c’est d’abord avec et par la population marseillaise telle qu’elle est réellement que les problèmes de Marseille seront résolus.
      Mais il est certain la « classe créative » est une composante de la population marseillaise et qu’elle a des intérêts tout à fait convergents avec les couches populaires ; que ces intérêts convergents peuvent faire un programme politique et que ce programme peut avoir une majorité dans les urnes pour être mis en oeuvre. Or pour leur, il n’y a aucune offre politique qui représente les intérêt des uns et des autres, et encore moins leurs intérêts communs….

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    • CAT13 CAT13

      Effectivement rétrospectivement le meilleur maire de Marseille était RP VIGOUROUX qui a beaucoup été critiqué en son temps mais qui était nettement moins clientéliste que toute cette clique et qui a été à l’initiative de projets audacieux pour Marseille, en particulier Euroméditerranée en lien avec le gouvernement de l’époque qui n’était pourtant pas de son bord politique.
      Grosse nuance avec les guignols que nous avons, il n’était pas politique de métier.
      Quand je vois l’état de la ville, le laxisme dans l’entretien des parcs, espaces, verts, des trottoirs, de la voirie, entre la mairie et la métropole, une bande d’incapables.

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    • one live one live

      Non , l’age condamne guy 75 ans, et jean luc 69 en 2020 et la madone des subventions sera touchée par le cumul. laure agnes est une pointure mais marine devrait retourner vendre des fleurs.

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  9. LaPlaine _ LaPlaine _

    La clique politique locale fonctionne sur deux principes, l’oubli et le déni.

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    • Laurent Malfettes_ Laurent Malfettes_

      … Et le mépris…

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    • LaPlaine _ LaPlaine _

      J’ai omis ce principe « de base » de ces usurpateurs, merci d’avoir complété…

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  10. Brallaisse Brallaisse

    Ce qui est plus grave c’est que les électeurs du moins beaucoup font de même

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    • LaPlaine _ LaPlaine _

      Une majorité d’électeurs marseillais ignore ou se satisfait de la médiocrité ambiante pour de multiples raisons qui vont du « aquoibon » au « c’est Marseille »…

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  11. Brallaisse Brallaisse

    F. Weygand merci pour cette indication bibliographique mais malheureusement elle confirme l état de délabrement avancé de notre ville. Quand nos nullités ont passé il y a quelques années des vacances à Boston sur notre compte je confirme qu elles

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  12. Brallaisse Brallaisse

    La suite: « N’ont rien compris. Ils pensaient que les deux villes avaient des points communs.
    Mais il faut avouer qu ‘à leur décharge le niveau intellectuel des édiles bostoniennes n’ est pas le même qu ici.
    De fait, et je peux en temoigner car ayant passé quelques temps là bas , la création est bien présente contrairement au désert marseillais

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  13. CriblédeFraise CriblédeFraise

    Je n’ai aucune once de sympathie pour tous ces héritiers putatifs de not’bon maire et je suis convaincu que les Gilles, Tessier, Vassal et consorts portent une lourde responsabilité dans l’état d’indigence dans lequel se trouve la Ville.
    En revanche où se trouve le projet municipal susceptible d’incarner un véritable changement, salutaire pour Marseille ? Je crains aux prochaines échéances électorales d’être condamné à choisir toujours entre les mêmes listes. je ne vois pas émerger une dynamique porteuse d’un projet ambitieux et capable d’entreprendre tout ce qui n’a pas été entrepris en matière de transport, d’équipement sportifs, d’écoles … je lis avec intérêt et parfois avec sympathie nombre de commentaires mais je m’étonne de l’impatience que certains des contributeurs mettent dans l’arrivée des prochaines échéances qui selon eux sembleraient le bout du tunnel. Mais je crains que ce ne soit qu’une illusion sauf à ce qu’on me démontre qu’une force politique digne de ce nom soit à même de faire changer la donne dans notre ville.

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    • one live one live

      Pourquoi inscrire notre cher guy ds les héritiers? il a le même age et l’ancien clerc de notaire a fait son temps.

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    • LaPlaine _ LaPlaine _

      « Lou ravi » Tessier ne doit pas être compté dans les éventuels successeurs, de grâce. Son « grand œuvre » lors de son éphémère passage à la Métropole étant la magnifique requalification de la rue Davso et l’âpre « négociation » de la « fin » du fini-parti chez les éboueurs… Sans commentaire….

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    • CriblédeFraise CriblédeFraise

      Dont acte pour Tessier, j’aurais du écrire Boyer, ce qui au fond ne change pas grand chose. En revanche ma question sur une véritable alternance locale à l’indigence de plus de 2 décennies reste entière.

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    • LaPlaine _ LaPlaine _

      Mon commentaire étant sur fond de boutade, caustique certes, je suis bien d’accord sur votre commentaire. Pour Boyer il est vrai que c’est la même problématique avec en plus un problème psychologique chez cette femme qui s’est vue quasiment ministre au moment de le candidature Fillon avortée. Un « duo » Gilles+Boyer et là, nous repartons en « croisades » chrétiennes.

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  14. Brallaisse Brallaisse

    Laure Agnès est surtout calibrée pour régulariser les permis de construire des copains

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