Rue d’Aubagne : Gaudin demande à l’État la reconnaissance d’une catastrophe naturelle

Cata
Bref
Violette Artaud
20 Déc 2018 4

“Je demanderai bien entendu à l’État la reconnaissance de catastrophe naturelle”, a entamé Jean-Claude Gaudin lors du conseil municipal tenu ce lundi. Une annonce que le maire de Marseille a pris soin d’enrober de déclarations portant sur “la question de la responsabilité”. “Selon le procureur, les causes de l’effondrement ne sont à ce jour pas établies. […] La chronologie de l’action publique sur les immeubles de la rue d’Aubagne, les expropriations, les procédures de péril, de même que les données techniques relatives au mouvement de sol, aux précipitations pluvieuses ainsi que le rôle des propriétaires et des syndics, tout sera passé en revue”, a poursuivi Jean-Claude Gaudin.

Pour la sénatrice-maire Samia Ghali (PS), la reconnaissance de catastrophe naturelle “ce serait être dans le déni de la réalité de ce qui s’est passé à Marseille. Cela voudrait dire que c’est la pluie ?”, s’est-elle exprimée. Ce matin même, la mesure toutefois été demandée à plusieurs reprises lors de la prise de parole des manifestants rassemblés devant l’hôtel de Ville, notamment par le collectif de familles de victimes et délogés “5 novembre – Noailles en colère”. La reconnaissance de catastrophe naturelle permettrait en effet aux évacués de bénéficier de garanties et indemnisations.


A la une

Des dépôts sauvages de bauxite enveniment les relations entre Alteo et ses opposants
"Bonjour Monsieur Duchenne, on vous ramène la bauxite que l'on vous aurait volé". Ce mercredi 13 mars, Olivier Dubuquoy, militant de l’association écologiste ZEA,...
Portes ouvertes au Bastion social Marseille et manif pour les fermer
Il n'y aura peut-être pas beaucoup de bougies, mais la première est soufflée. Ce samedi, le Bastion social Marseille fête le premier anniversaire de...
L’usine de chocolaterie de Saint-Menet s’est arrêtée sans un bruit
Repérable pendant longtemps à l'odeur de chocolat qui s'en dégageait, l'ex-usine de Nestlé à Saint-Menet (11e) n'est désormais qu'une silhouette industrielle vidée de toute...
[Vidéos] “Ma prof m’a dit de ne pas dire que je viens de Félix-Pyat”
Ce jeudi, à 20 heures, Marsactu organise son septième débat au Théâtre de l'Oeuvre. Pour cette soirée, nous avons choisi de nous pencher sur...
L’horizon professionnel restreint d’une jeunesse défavorisée
Marsactu organise un nouveau débat de Marsactu ce jeudi soir, "Jeune, insère toi si tu peux". Pour réserver vos places, rendez-vous ici.Il a tout...
Le collectif Riverains de la plaine, avatar d’un quartier fracturé par la rénovation
Ils ont fait irruption dans le débat à l'automne, tandis que le chantier de rénovation de la Plaine s'installait sous les jets de pavés...

Commentaires

Vous devez être vous-même abonné pour écrire un commentaire sur un article réservé aux abonnés.

  1. Antoine de MeriaAntoine de Meria

    Oui bien entendu et surtout à titre personnel , car la catastrophe , c’est lui !

    Signaler
  2. Electeur du 8eElecteur du 8e

    L’état de catastrophe nullicipale, lui, est déclaré depuis longtemps. Mais ça n’a servi à rien puisque, outre la rue d’Aubagne, c’est toute la ville qui s’enfonce.

    Mais il faut aussi lire cette tribune d’Alain Fourest dans l’Agora : https://marsactu.fr/agora/habitat-indigne-ou-habitants-indignes/. En dehors de l’incompétence de nos zénuls, l’apartheid de fait entretenu, à l’encontre de Marseille, par les maires des communes périphériques et leurs électeurs n’aide pas. Tout le monde est d’accord pour entasser la misère à Marseille, puis pour lui tourner le dos. La catastrophe naturelle, c’est aussi ça : l’égoïsme d’une partie des habitants de la métropole qui dénient à une autre partie le droit d’exister.

    Signaler
  3. patrickpatrick

    on critique l’inaction de l’état mais on va demander le reconnaissance de catastrophe naturelle !
    pour quelle ? en quoi l’abandon de quartier entier est-elle une conséquence naturelle ?
    la mandat de trop, même pas dit que l’on donne son nom à une impasse.

    Signaler
  4. PromeneurIndignéPromeneurIndigné

    Plutôt que de taper au portefeuille notamment des ses amis élus et de ses agents électoraux propriétaires , dans l’habitat indigne Gaudin veut faire payer les compagnies d’assurance et donc l’ensemble des assurés ! Un immeuble dont les fondations ne sont pas drainées est fragilisé inéluctablement Or dans la partie de la rue d’Aubagne l’eau stagnait dans les caves ….les rares pluies d’automne ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase

    Signaler

Ajouter un commentaire

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire